Fairy Tail RPG

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 Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)

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Gallia Nova
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MessageSujet: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mar 28 Mar - 23:17

La calèche bringuebalait à mesure de son avancée sur le chemin de la colline. Depuis Magnolia, la route pour parvenir à Fairy Hills comportaient plusieurs bosses et tournants sur un chemin de terre qui ne rendaient pas le trajet des plus confortables. Le cocher faisait trotter doucement ses bêtes, pourtant. Qu'est-ce que cela aurait été s’il les avait lancés à bride abattue !
Assise à l'arrière bien capitonné, jambes croisées, la blonde inquisitrice du Conseil Magique prenait son mal en patience, moins dérangée par les secousses de la voiture décapotée que par son impatience de procéder à son premier interrogatoire parmi les membres de Fairy Tail.

Gallia Nova n'avait pas spécialement une mauvaise image de ces turbulents magiciens. De son avis, ils en faisaient juste trop et trop peu discrètement, en plus. Leurs frasques portaient atteinte à l'autorité du Conseil Magique et, par de là, à l'image de la communauté magique de Fiore. Certes, ils avaient récemment rendu un grand service en débarrassant le royaume de la guilde clandestine Eisenwald puis, avec l'aide d'autres guildes légales, d'Oracion Seis, un des piliers de l'Alliance Baram. Mais, en agissant de leur propre initiative, hors de tout mandat du Conseil. Ce qui les mettait en délicatesse avec celui-ci.
Ayant besoin de réaffirmer son rôle pour être crédible après le scandale de la Tour du Paradis, responsable à la chute des précédents conseillers ; le nouveau Conseil avait saisi au vol la première occasion pour réprimander Fairy Tail et leur faire comprendre que la guilde ne bénéficiait en rien d'un régime de faveur avec lui. Ce tour de vis se traduisait par l'audition de ses membres à problèmes les plus notoires.

La magicienne enquêtrice avait été choisie pour cette mission. Son nom était spontanément venu à l'esprit des membres du Conseil. Ceux-ci n'ignoraient en rien ou presque rien les pratiques abusives de celle qu'on surnommait « la chipie runique » ou encore « la peste du Conseil Magique ». Plusieurs guildes s'en étaient plainte - A bon escient, d'ailleurs ! -. Bien que peu portée à la mansuétude, sa hiérarchie ne l'avait blâmé qu'a minima. Ses bons états de services valaient bien qu'on regarda ailleurs pour quelques égarements, furent-ils un peu poussés. Et on ne parlait même pas d'autres choses plus discrètes… Le cénacle du Conseil savourait par avance l'ironie qu'il y avait à envoyer une inquisitrice versée dans l'abus de fonction à une guilde qui abusait bien de sa patience. La confrontation de ces deux tempéraments promettait de grands moments.

La calèche arriva enfin à le dortoir pour femmes de Fairy Tail. Elle s'arrêta devant le grand bâtiment légèrement défraîchi de deux étages. Gallia en descendit, sûre d'elle et le sourire malicieux. Elle tira de son manteau la liste des personnes à auditionner lors de son séjour. Le nom de Cana Alberona était le premier de la liste. D'après ses informations, la magicienne cartomancienne vivait ici, chambre cinq, au premier étage. La sorcière blonde, mit bon ordre dans sa tenue blanche, noire et or, la lissant pour paraître toujours impeccable, dignité de son rang oblige. Puis, elle s'engagea dans l'entrée de la pension apparemment déserte et monta à l'étage comme si elle était familière des lieux. L'inquisitrice n'eut aucune difficulté à trouver ce qu'elle cherchait, les relents d'alcool aidant même à la tâche.

Devant la porte estampillée numéro cinq, Gallia toqua trois coups de ses doigts pliés contre le panneau de bois. Une voix féminine se fit entendre. Le clic-clac d'un verrou qu'on tourne retentit. La porte s'ouvrit enfin sur une jeune femme empestant l'alcool à la tenue accorte et exotique.

« Cana Alberona ? Je suis l'inquisitrice Gallia Nova, envoyée par le Conseil de la Magie pour vous auditionner à propos de vos derniers exploits. Exploits qui ne font pas que des heureux, cela dit ! » Déclara d'une voix froide la blonde avant même que son interlocutrice, surprise de voir une inconnue sur le seuil de son domicile, ne put dire quoique ce soit.

Son regard sévère fixa la femme devant elle. Intérieurement, la magicienne jubilait. Elle allait bien s'amuser à la mettre mal à l'aise...

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Dernière édition par Gallia Nova le Mar 28 Mar - 23:30, édité 1 fois
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Ephaez Alberona-Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mar 28 Mar - 23:26

Durant l'absence de sa maîtresse, Ephaez la domestique à la peau mâte poursuivait sa routine quotidienne légèrement morne. Elle savait qu'elle n'était pas celle qui apportait l'argent sur la table alors elle n'avait pas vraiment son mot à dire quant aux choix des missions que sa chérie prenait. Cette fois-ci, elle devait s'absenter pour une durée indéterminée, une question de mission dangereuse. Un soupire échappe de ses lèvres pulpeuses, elle marmonne. Vêtue de sa tenue traditionnelle dans un geste symbolique, elle s'affairait à rendre la maison propre, poursuivant ses petits rituels coquins pour parfumer leur petit nid douillet de son amour et de son alcool. Elle voulait être prête si Cana rentrait de manière précoce.

La domestique avait les courses la matinée même, il ne lui fallait plus qu'à s'occuper du salon et elle aurait son après-midi rien que pour elle. Elle avait prévu de se rendre en ville, victime d'une envie de coquetterie elle voulait s'essayer à différents parfums, désirant sentir autre chose que l'alcool. Pas qu'elle sente mauvais, loin de là. Le mélange des effluves entre sa transpiration et l'alcool était épicé mais agréable malgré tout. Elle ne pourrait décemment pas sortir et se faire la domestique en ayant u état qui repousserait quiconque et causerait une gêne pour sa douce compagne.

Malgré le fait qu'elle s'était installée ici depuis à présent un moment prolongé, elle ne s'y était pas vraiment faite d'amie, se donnant corps et âme à Miss Alberona. Elle avait sacrifié de son temps et un peu de sa personnalité dans ce nouveau rôle. Dans cette relation très symbiotique, peut être trop, Ephaez se devait de retrouver la femme qu'elle était. Cette femme qu'elle avait fuit. Abandonnée. Repensant à son passé elle rumine en donnant des derniers coups de plumeau sur une table. Elle avait pris l'habitude de se déhancher à chaque fois qu'elle faisait le ménage. Elle savait que cela plaisait. Elle le faisait donc plus par mécanisme que par réelles intentions. Finissant son labeur pour la journée, elle s'essuie le front d'un mouvement de coude avant de filer se doucher rapidement, détestant sortir dans cet état.

Se débarrassant de toute cette sueur, elle se presse à l'idée de pouvoir sortir prendre du temps pour elle. Le périple de Cana avait du bon au final pour la sulfureuse Ephaez. Il ne lui faut qu'une demie-heure pour en finir avec sa longue chevelure, elle adorait celle-ci qui lui donnait un air unique, pas autant que sa tenue ceci dit, mais il s'agissait d'une plaie à prendre soin. Remettant ses habits et son alcool par réflexe, elle entend trois gonds venant de la porte. Surprise, elle ne pensait pas attendre qui que ce soit et l'alcoolique nymphomane qui lui servait de maîtresse non plus. Elle crie en réponse qu'elle arrive avant d'ouvrir la porte, se retrouvant nez à nez avec une plantureuse femme blonde avec une peau d'une teinte similaire à la sienne.

« Cana Alberona ? Je suis l'inquisitrice Gallia Nova, envoyée par le Conseil de la Magie pour vous auditionner à propos de vos derniers exploits. Exploits qui ne font pas que des heureux, cela dit ! »

Surprise, elle la regarde de haut en bas. De quoi parlait donc cette femme. La confondait-elle avec sa maîtresse ? Elles ne se ressemblaient pas du tout pourtant. La seule chose qui était sûre pour Ephaez était qu'une inquisitrice n'était pas une bonne nouvelle. Elle était intimidée, après tout sa position de simple domestique rendait d'autant plus impressionnable cette Gallia. Pourtant, elle n'expliqua pas tout de suite le quiproquo. Une idée vicieuse, une mauvaise idée avait germé dans son esprit. Si elle arrangeait l'histoire dès maintenant, cela serait préférable pour Cana qui n'aurait rien à faire. Elle se refroidit intérieurement avant d'éclaircir sa voix.

«Bonjour mademoiselle Nova. Je vous en prie, entrez. Je suis certaine qu'il s'agit d'un malentendu et si j'ose me tromper, je suis certaine que nous pouvons arranger les choses.»

Elle faisait une Cana peu crédible pour quiconque la connaissait, en dehors de leur différence physique. Mais cette femme semblait complètement aveugle à cela. D'un geste ample elle l'invite donc dans sa demeure. Elle devait faire en sorte de ne pas empirer les choses et dans le pire des cas, avouer la vérité. Son seule crime était de ne pas nier qu'elle n'était pas la personne pour qui on la prenait. Elle devrait pouvoir s'en sortir.

Se tenant droite, affichant un sourire trompeur, cachant sa crainte d'être découverte dès le début. Patiente, elle referme la porte après son entrée et la conduit vers la table du salon. L'odeur pouvait en perturber plus d'une, elle espérait que cela ne joue pas en sa défaveur.

«Que puis-je donc faire pour le Conseil de la Magie ? Ils ne me semblent pas que nous ayons fait quelques exploits récemment. Aurions-nous causé du tord à la réputation des mages de Fiore ?»

Une question simple, sans ambiguïté. Elle se devait d'entrer rapidement dans les bonnes grâces de l'inquisitrice rapidement. Ne sachant pas trop si cela fonctionnerait. Elle avait toujours ce regard sévère qui lui donnait des frissons.


Dernière édition par Ephaez Bindytz le Dim 9 Avr - 11:13, édité 1 fois
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Gallia Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Jeu 30 Mar - 14:19

Équanime, masquant de son mieux ses premières impressions derrière un visage égal, Gallia continua d'observer la femme aux longs cheveux violets qui venait de lui ouvrir la porte. À en juger par ses yeux ronds et la figure qu'elle faisait en la détailla de la tête aux pieds, celle-ci était bien surprise de cette inspection sur place, à son propre domicile. Son air hébété était un régal pour l'inquisitrice. Sa proie du moment était a priori déstabilisée par sa visite non annoncée. Une chose chagrinait rétrospectivement la blonde. C'était de ne pas avoir attendu le lendemain mâtin pour cueillir cette « Cana » au saut du lit pour le seul plaisir mesquin de la déranger à un moment si peu propice. Surtout si elle était en bonne compagnie…

Le regard de la magicienne scanna à son tour rapidement cette femme bien bronzée. Un juste retour des choses. La silhouette était plaisante pour les yeux avec ses belles courbes féminines. L'habit révélateur qu'elle portait mettaient bien celles-ci en valeur en moulant un peu les zones du corps qu'il cachait. Plaisant à voir ! Gallia se demanda si cette jeune femme d'à peu près son âge ne portait une telle tenue que dans l'intimité. Elle l'imaginait un peu trop osée pour aller travailler. Sauf pour certains métiers de charme comme danseuse exotique ou hôtesse de certains établissements olé olé ! Son imagination lui donna même une vision de la belle accomplissant quelques mouvements acrobatiques autour d'une barre de pole-danse. Sur le point d'éclater de rire, la sorcière dut se mordiller la langue pour garder un aspect un minimum digne et sérieux face à son interlocutrice. Ses lèvres fermées en ligne droite se déformèrent légèrement malgré la résistance de sa volonté aux réflexes des muscles de la mâchoire, lui donnant un petit sourire mauvais évoquant celui d'une hyène. Belle image pour la chipie runique… Le raclement de gorge de l'auditionnée la tira de ses pensées pas très décentes ni très honnêtes.

« Bonjour, mademoiselle Nova. Je vous en prie, entrez… » Déclara la femme présente, se reprenant enfin devant l'enquêtrice en l'invitant à entrer chez elle d'une geste ample de la main.

La peste du Conseil Magique pénétra dans la pièce avec un air pincé, exhibant juste pour la forme son insigne de fonction avant de le ranger. Restant dans son rôle de « mauvais flic » pour l'instant, pas un mot de remerciement pour l'accueil ne sortit de sa bouche fermée. D'autant plus que son hôtesse continua de parler.

« ...Je suis certaine qu'il s'agit d'un malentendu et, si j'ose me tromper, je suis certaine que nous pouvons arranger les choses. »

« Nous verrons bien ! » Répliqua la blonde d'un ton vaguement sarcastique qui devait bien prêter à confusion sur ses véritables intentions.

À la vérité, il n'y avait rien à défendre. La décision avait déjà été prise mais son interlocutrice,elle, l'ignorait. Gallia ne venait pas pour arrêter ou sanctionner. Juste intimider et mettre une nouvelle fois en garde Fairy Tail en ciblant ses membres les plus emblématiques. Cana Alberona n'était pas le pire cas à gérer. Certes, ses histoires d'ivrognerie et les notes de frais envoyées au Conseil à ce sujet en avaient échaudés plus d'un. Toutefois, elle restait très raisonnable comparée aux dégâts de la team Natsu ou même de la fratrie Strauss. L'inquisitrice venait à son égard finalement plus pour une « visite de courtoisie » qu'autre chose. Bien entendu, elle se garderait de le dire jusqu'à ce que l'audition soit terminée, ne fusse que pour voir ce que l'autre femme tenterait pour sortir de ce guêpier plus ou moins illusoire.

La magicienne ne connaissait pas personnellement Cana Alberona. Le nom lui était vaguement familier pour l'avoir ouï ou lu dans les rapports envoyés au Conseil Magique mais elle n'avait aucune idée de ce à quoi cette dernière pouvait ressembler. Le seul fait notoire la concernant qui aidait à l'identifier était son alcoolisme prononcé avec lequel la cartomagicienne faisait bon ménage. Elle était réputée avoir la meilleure descente de Fairy Tail. L'odeur d'alcool collant à la demoiselle faisant face à la chipie runique confirmait qu'elle était bien face à la maîtresse des lieux, malgré l'apparente sobriété de celle-ci. La peste du Conseil Magique l'avait imaginé bien différemment avant la rencontre. La demoiselle referma la porte et conduisit sa visiteuse au salon.

« Que puis-je donc faire pour le Conseil de la Magie ? Il ne me semble pas que nous ayons fait quelques exploits récemment. Aurions-nous causé du tort à la réputation des mages de Fiore ? » Demanda avec une simplicité toute candide la jeune femme en tenue exotique.

Gallia ne répondit pas de suite, fixant intensément sa proie d'un air grave, comme si celle-ci avait tué père et mère. Son œil exercé remarqua d'emblée divers petits détails qui indiquaient de la nervosité chez cette « Cana ». Par exemple, l'inquisitrice releva la crispation de la commissure des lèvres, symptomatique des sourires forcés. Celui-ci, qui se voulait agréable, avait quelque chose de faux et, par extension, la blonde en déduisit que son hôtesse avait quelque chose à cacher. De légers tremblements confirmaient que la demoiselle n'était pas aussi à l'aise qu'elle eut aimée paraître. Un sourire joueur illumina le visage de la sorcière. Lui faire avouer quelques peccadilles supplémentaires allait donner un peu de sel à l'interrogatoire, même si l'issue n'en changerait pas le moins du monde. Après tout, personne ne s'en était plaint jusque-là. Comme tout délit non déclaré n'existait pas, on n'allait quand même pas faire exploser les statistiques de la criminalité des mages pour si peu. Juste titiller un peu une magicienne de guilde en délicatesse avec le Conseil.

Laissant sciemment mariner sa proie, Gallia écarta les pans de sa cape sombre avant de défaire la fibule de celle-ci pour ôter la collerette supportant ses épaulières. Elle posa son manteau sans cérémonie sur un coin de la table. Libérée de la pièce rigide, la magicienne étira son cou et bougea ses bras et épaules pour les assouplir avec grâce. Prenant ses aises, elle renifla ostensiblement puis, un peu écœurée, se dirigea ensuite vers la fenêtre qu'elle ouvrit en grand.

« Vous ne m'en voudrez pas préalablement d'aérer cette pièce des vapeurs de boissons s'y trouvant. » Dit-elle d'un ton neutre.

Ce n'était pas une question ni même une demande d'autorisation a posteriori. Consciente d'être en position de force, l'inquisitrice se montrait volontairement sans gêne pour mieux déstabiliser son hôtesse. Le message subliminal qu'elle entendait envoyer était le suivant : « Même si nous sommes chez toi, c'est moi qui aie la maîtrise du jeu ! »

Revenant vers « Cana », bien culottée, la sorcière blonde tira une chaise qu'elle désigna à la jeune femme de la main, l'invitant implicitement à y prendre place.

« Asseyez-vous, je vous prie. Et prenez de quoi vous désaltérer si vous le souhaitez. » Ordonna-t-elle. « N'y voyez aucun manquement à votre hospitalité, mademoiselle Alberona, mais, pour ma part, je préfère rester debout. Et, également, que vous m'appeliez madame ! »

Ce dernier élément n'était là que pour conforter la position d'autorité de la chipie runique et ne reflétait nullement un quelconque statut marital. Se mettant à faire les cent pas sans se donner la peine de vérifier l'exécution de ses directives « courtoises », Gallia Nova fit avancer ses pions dans la partie qui se jouait maintenant avec la femme aux yeux et cheveux violets.

« Commençons donc ! » Déclara-t-elle, laissant entendre ainsi être sur le point d'entrer dans le vif du sujet… pour finalement jouer avec les nerfs de la demoiselle à la fragrance alcoolisée en frustrant de nouveau sa curiosité sur les faits à l'origine de sa visite.  « Tout d'abord, parlez-moi de vous. Je suis curieuse d'en connaître plus sur votre vécu personnel et votre quotidien de membre de Fairy Tail. »

L'inquisitrice comptait bien y trouver quelques éléments croustillants pour asticoter par la suite « Cana » en les retournant contre elle ou en l'obligeant à détailler longuement les passages intéressants. Cette tergiversation devait bien arranger cette dernière, lui permettant de gagner du temps pour dissimuler son imposture. Dos à son hôtesse, elle ajouta en se retournant de nouveau vers celle-ci d'une voix envoûtante, presque caressante :

« Dites-moi tout ! »

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Ephaez Alberona-Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Sam 1 Avr - 17:14


Désagréable. Hautaine. Vulgaire. Voilà les premières pensées qui venait à l'esprit d'Ephaez en voyant l'inquisitrice se faire reine de son domicile. De la demeure dont elle s'occupait avec soin. Un grincement de dent dissimulé sous un sourire courtois, un regard imprégné d'une certaine crainte mais également de respect. L'apparence très jeune mais également très belle de la jeune femme qui venait lui remonter les bretelles l'avait surprise. Elle ne doutait pas que si ses airs de chienne enragée et d'accusatrice perfide tombait, elle ressemblerait bien plus à une femme d'une extrême prestance. Pour le moment, la domestique pensait plutôt avoir à faire à un pitbull.

Une main dans ses cheveux encore humide, elle se dit que la guilde de sa maîtresse était bien plus turbulente qu'elle ne l'avait conçu, subissant pour la première fois depuis son arrivée une intervention à domicile. Elle pensait cependant pouvoir duper la blonde aux yeux d'azur. Malgré le manque de pratique, l'expérience était toujours en elle, son corps ne laissait trahir que de faibles détails, bien trop pour qu'on les remarque se disait-elle. Sous-estimant la plantureuse donzelle, Ephaez la voit se mettre à l'aise, allant même jusqu'à ouvrir les fenêtres pour échapper à l'odeur ambiante. Un bon point pour l'hôte, elle avait craint qu'elle ne détecte le parfum de fluide plus intime que celui d'alcool. Et bien qu'elle en soit imprégnée, il s'agissait d'un « camouflage» parfait au vue des circonstances. Elle ne fait pas fi de son attitude, prenant sur elle. Si l'honneur de Cana n'était pas en jeu, elle lui aurait apprit la politesse mais pour le moment, elle ne pouvait que se contenir, ne pas trahir son « mensonge» et espérer pour se débarrasser de l'intruse au plus vite.

Elle connaissait bien ce genre de personne. Les maniaques du contrôle. Les abuseurs d'autorité. Ils étaient les pires représentants de l'ordre. Elle répond à sa question rhétorique d'un simple signe de tête, de toute façon ce n'est pas comme si elle allait faire quelque chose qui ne lui plaisait pas. Quelque chose qui ne renforce pas sa position. Patiente, observant les tours que lui jouaient déjà cette Gallia, les deux métissent se retrouvent à se faire face, mais pas pour longtemps.

« Asseyez-vous, je vous prie. Et prenez de quoi vous désaltérer si vous le souhaitez. N'y voyez aucun manquement à votre hospitalité, mademoiselle Alberona, mais, pour ma part, je préfère rester debout. Et, également, que vous m'appeliez madame ! »

Très bien madame Nova, si tel est ainsi que vous désirez jouer, faisons cela. Elle s'exécute, se dirigeant dans la cuisine pour sortir une bouteille alcoolisée, si elle devait mimer Cana, elle devrait bien le faire, tout en étant respectueuse. Drôle de mélange et d'interprétation qu'elle allait faire. Se posant en face, approchant la bouteille de ses lèvres elle prend une première grande gorgée. Elle devrait faire attention à ne pas finir par avoir la langue qui lui échappe.

« Commençons donc !  Tout d'abord, parlez-moi de vous. Je suis curieuse d'en connaître plus sur votre vécu personnel et votre quotidien de membre de Fairy Tail. »

Surprise. elle arque son sourcil. Pensant être tout de suite accusée, sermonner. Apprendre plus sur sa venue, elle ne pensait pas qu'elle était venue pour taper la causette. Réfléchissant rapidement, elle se sert une nouvelle gorgée, voulant avoir l'air détendue devant une question qui devrait être banale et sans importance. Tergiverser ne serait pas difficile, mélanger le faux dans le vrai non plus. Le véritable soucis était de comprendre le but derrière tout ceci. Prenant une grande respiration, elle se prépare à faire son discours, non sans ajouter une pointe de sarcasme, démontrant par la même occasion qu'elle ne comptait pas complètement se laisser faire puisqu'apparemment, aucune charge suffisamment lourde pesait sur elle. Autrement comment expliquer ce détour dans le sujet.

«Vous voulez connaitre ma vie, madame Nova ? N'avez-vous donc pas de dossier sur moi ? Suis-je trop sage en comparaison de mes compatriotes de Fairy Tail ?»

Marquant un petit silence, la jeune femme observe son interlocutrice, jouant avec sa bouteille, affichant cette fois-ci un sourire sincère, prenant son temps et jouant avec elle. Imitant sa chère maîtresse, elle se prend au jeu et explore les différentes facettes de sa personnalité, sans tomber dans la débauche, elle restait après tout une femme fidèle.

« Dites-moi tout ! »

Un étirement, un regard scrutateur, cherchant à dépouiller la Nova de son position, elle profite de sa tenue, bien choisie pour le coup également, il aurait été bien moins aisé de lui faire croire qu'elle était Cana en tenue de soubrette. Elle se lèche un doigt, aguicheuse avant de reprendre la parole, non sans oser un regard taquin envers la seconde métisse de la pièce.

«Très bien, je vais parler !» Les mains en l'air, en signe de rédemption, d'abandon, elle pousse la bouteille jusqu'à la justicière. Mais il va vous falloir partager la boisson avec moi ma chère Madame Nova.»

Connaissant uniquement Cana depuis quelques mois, elle n'avait pas pu remonter assez loin dans ses souvenirs pour reproduire un récit cohérent remontant à avant l'ouverture du portail magique, c'est pourquoi elle opte pour une approche plus directe et actuelle.

«Tout ce dont vous avez besoin de savoir sur moi est sous vos yeux. Alcool. Sexy. Résistante. Comme vous le savez surement en lisant vos rapports, je ne suis pas la plus bruyante de la guilde. Ni même celle qui fait le plus de bêtise. J'ai quelques casseroles par-ci, par-là, ainsi que des dettes envers le Conseil, mais ils sont assez généreux pour laisser cela passer. Peut être car ils savent que ma voix peut leur être utile à l'intérieur de la guilde ?»

Tapotant des doigts sur la table, Ephaez prend une pause calculée, glissant son regard sur le corps de l'inquisitrice intéressée. Une morsure de lèvre et elle enchaîne, baissant légèrement la voix pour la forcer à se rapprocher.

«Ma réputation me précède, la preuve en est ma chère maison. Aussi odorante que l'alcool que j'aime. Enivrant n'est-ce pas ? J'aurais espéré que vous ayez gardé les fenêtres fermées, peut-être que les effluves d'alcool vous aurait détendu ? Mais cessons de digresser madame Nova ! Laissez-moi vous dire que la guilde se comporte de manière impeccable, pour nos critères. Nous n'avons cassé la guilde que deux fois cette semaine après deux trois petits bagarres internes et il me semble qu'une seule ville a été rasé à cause d'une des missions de rang S que nous avons prise. Vous savez aussi bien que moi à combien ce genre de mission comporte des risques. »

Une nouvelle pause. Elle reprend son souffle. Tout ceci elle l'avait apprit de sa chérie directement. Pour le moment, fière de sa performance de comédienne, elle sent l'assurance remplacer le doute et la crainte d'être démasqué. Soit elle avait retrouvé ses instincts, soit l'alcool jouait un rôle dans sa désinhibition. Ephaez réfléchit. Comment devait-elle approcher la suite ? Cana était actuellement dehors, en pleine mission. Et si elle rencontrait l'inquisitrice ? Et si un rapport lui parvenait disant que l'alcoolique Alberona était actuellement ailleurs que chez elle ? Elle observe une nouvelle fois le visage de miss Nova, ses contours. Elle devait clore la conversation et la faire rentrer le plus tôt possible. Si elle devait venir une prochaine fois, en présence de la véritable Cana, elle devrait en subir les conséquences.

«Et quant à mon quotidien personnel, j'essaie de protéger les bouteilles et de me faire de l'argent. Et votre quotidien madame Nova, est-il aussi rayonnant que le mien ? N'est-ce pas fatigant de toujours avoir à faire la police ?»

Elle conclut sa tirade par un soupire, ouvrant grand les bras. Que lui réservait cette femme au mordant assuré ? Cette incertitude de maîtriser la suite des événements l'irritait au plus haut point, être une domestique et la compagne de Cana avait été un tel soulagement. Un moyen pour elle d'oublier. Mais vivre pour autrui était tout aussi épuisant que d'être égoïste, si ce n'était plus.


Dernière édition par Ephaez Bindytz le Dim 9 Avr - 11:13, édité 1 fois
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Gallia Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mar 4 Avr - 16:44


Suite à la dernière injonction, « Cana » s'étira comme une chatte sous le regard scrutateur de l'inquisitrice. Le côté sensuel et tentateur de ses gestes, notamment le lécher qu'elle fit à son doigt, n'échappa pas à cette dernière. L'alcoolique s'essayait-elle à la circonvenir en mettant en avant cette plastique de rêve afin d'obtenir sa clémence sur quelque fait illicite ? Trop fine mouche, Gallia n'y croyait pas un instant. C'était plutôt par provocation. Mais, elle profita néanmoins de ce qu'elle pouvait voir avec cette exhibition, ses yeux détaillant les courbes de son hôtesse sans vraiment s'en cacher.

* Jouer ainsi de ses charmes... Une belle garce ! * Concéda-t-elle dans le secret de ses pensées. * Et, en plus, elle en est consciente ! *

Titillée de la sorte, son attention se reporta de plus belle sur sa proie.

« Très bien, je vais parler !» Déclara « Cana », feignant la soumission pour mieux surprendre son interlocutrice lorsqu'elle poussa la bouteille de pur malt vers la chipie runique. « Mais, il va vous falloir partager la boisson avec moi, ma chère Madame Nova. »

La confrontation des ego prit une tournure intéressante. Un jeu de séduction était maintenant entamé entre les deux femmes à la peau mate, un duel de volonté à fleurets mouchetés qui visait subjuguer et dominer l'autre. Par orgueil autant que par désir, la blonde entendait bien l'emporter et mettre sous sa coupe l'autre femme pour la faire plier à ses caprices. Sa victoire serait mémorable.

Ses lèvres exprimèrent un sourire narquois. Ses yeux azurs se posèrent sur la bouteille non loin de sa position. Gallia prit le contenant en main, le soupesant d'un air évasif alors que son hôtesse déroulait sa diatribe en s'enflammant. Affectant d'être distraite par le liquide brun à l'intérieur qu'elle faisait tourner d'un geste souple du poignet, sa sérénité laissait l'impression que son interlocutrice s'époumonait dans le vide. Pourtant, la peste du Conseil Magique ne perdit pas un mot de ce que « Cana » débitait. Non sans satisfaction, elle sentit le regard de la femme aux cheveux violets sur son corps en train de lorgner plaisamment ses formes agréables à l’œil. Un court silence s'installa durant ce temps entre elles.

« Poursuivez, je vous prie. » Demanda l'inquisitrice d'une voix indifférente, certaine que sa proie avait encore du souffle à épuiser. Sans compter le plaisir mesquin d'interrompre sa contemplation intéressée….

Toutefois, la vicieuse blonde entendait encourager les élans tentateurs de son obligée, ne serait-ce que pour voir jusqu'où irait cette dernière pour l'attirer dans ses rets. Aussi, lorsque la coquine se mit à parler plus bas dans l'espoir d'attirer plus près d'elle, Gallia se pencha légèrement en tendant l'oreille, lui accordant un bref contact visuel pour l’appâter par ce défaut dans sa cuirasse de froideur affichée. Cela parut fonctionner. Visiblement, « Cana » s'emportait maintenant sur sa lancée par la brèche offerte. Une pique à l'attention de la chipie runique sur les effluves d'alcool pour la détendre firent froncer ses sourcils de celle-ci. On était pas bien loin de l'outrage à agent du Conseil dans l'exercice de ses fonctions. Ce faux-pas pourrait sans doute être exploité par la suite pour mater cette chatte provocante. Quant à ce qui détendait l'inquisitrice, si la femme aux cheveux violets savait, elle ne serait pas déçue de la découverte. Jouer avec les nerfs des autres et en faire ses jouets avaient pour une personne aussi amorale une saveur des plus exquises !

L'hôtesse en vint aux dommages matériels causés par les membres de sa guilde, minimisant les faits en se réfugiant derrière l'idée qu'on ne fait pas de missions de rang S sans casser des œufs, les œufs en question étant tout de même une ville ! Gallia tiqua à cette mention. Les rapports qu'elle avait lu faisait mention de bien d'autres dommages collatéraux en divers endroits à travers Fiore et pas tous liés à cette fameuse mission de rang S. Cette « Cana » se payait sa tête à ce sujet. Elle en était certaine. Mais, pour l'instant, l'inquisitrice opta pour la laisser s'enfoncer. Une nouvelle fois, la femme assise s'interrompit et dévisagea sa visiteuse. Celle-ci lui fit un sourire narquois, cherchant à la provoquer et la pousser à l'erreur d'autant plus que la femme aux cheveux violets reprenait confiance en elle.

« Allons ! Ce n'est pas déjà fini par rapport à ma demande. Quid de votre quotidien ? » Persista la chipie runique en s'éloignant vers un buffet, bouteille à la main, pour saisir un verre propre.

L'hôtesse se montra bien évasive, se réfugiant derrière son amour de la boisson et son besoin d'argent sans en dire plus avant de tenter une diversion. Voici maintenant qu'elle tentait d'inverser les rôles en questionnant la blonde sur le sien. Cette dernière gloussa, visiblement amusée par la performance.

« C'est moi qui pose les questions, pas vous, mademoiselle Alberona ! Merci de vos réponses... » Affirma la magicienne avant de poursuivre après une seconde de pause, condescendante : « ...Pour ce qu'elles valent ! »

Revenant auprès de la présumée maîtresse des lieux, elle posa sur la table le verre pris et servit une bonne rasade d'alcool, remplissant le récipient presque à ras bord. Son interlocutrice dut croire sur le moment que l'odieuse enquêtrice devait avoir une sacrée descente elle aussi. Avec un demi-sourire, Gallia poussa le verre devant son hôtesse d'un geste lent et incitateur.

« Vous devez avoir bien soif après en avoir tant dit à l'instant. Vous m'envoyez navrée mais je ne bois pas en service. Je dois décliner votre proposition. De plus, mes plaisirs sont... tout autre ! » Déclara l'inquisitrice, rêveuse, les doigts de sa main caressant machinalement sa peau exposée en descendant de son cou jusqu'au-dessus de son sein, avant de se reprendre. « J'en suis consciente. Ma présence trouble votre routine. Mais, ne changez pas pour autant vos habitudes et servez-vous tout à votre saoul. » Conclut-elle en posant la bouteille à côté du verre. Un véritable pousse au crime !

Puis, se penchant en avant, la peste du Conseil Magique posa un coude sur la table pour servir d'appui lorsqu'elle posa son menton sur son poing fermé, son visage tellement proche de « Cana » que le bout de leur nez se touchaient presque. Il suffisait d'ailleurs à cette dernière de baisser les yeux sur son verre pour avoir au passage une superbe vue plongeante dans le décolleté de l'importune visiteuse. Un beau paysage que celui-ci pour qui savait apprécier la beauté des formes féminines à leur juste valeur !

« J'aurai besoin de plus de détails, mademoiselle Alberona. Hélas, les dossiers du Conseil ne sont pas aussi complets que nous le souhaiterions. » Affirma Gallia, son sourire évoquant un carnassier devant sa proie. « Parlez-moi de vos dernières missions, je vous prie. Il me faut vérifier la concordance de votre récit avec les rapports adressés au Conseil à votre encontre par divers plaignants. »

Se relevant, privant accessoirement la femme aux cheveux violets de la vision de ses seins bien bronzées et si désirables, la blonde balaya la pièce du regard. Posant ses mains sur ses hanches, une réflexion lui vint aussitôt.

« Vous ne vivez pas seule ici, n'est-ce pas ? C'est trop propre et bien rangé pour la chambre d'une accro à la dive bouteille comme vous. Vous n'avez pas mentionné être en couple lorsque je vous ai demandé de parler de votre quotidien. Parlez-moi donc de ce conjoint qui s'occupe si bien de votre domicile. »

Un sentiment d'exaltation montait intérieurement en Gallia. Cela se voyait à son air sarcastique. Avec cette demande, elle ne doutait pas de toucher quelque chose de sensible. Soit « Cana » était célibataire et cela la renvoyer à sa condition d'ivrogne esseulée. Soit elle avait bien quelqu'un et serait bien irritée de devoir en parler à l'inquisitrice dans le cadre de son audition. Dans tous les cas, la femme à la tenue exotique aurait bien du mal à garder son calme alors qu'une inconnue se montrait bien curieuse à l'endroit de sa moitié. Les choses s'envenimeraient peut-être suite à cela. L'inquisitrice s'en fichait comme d'une guigne. C'était implicitement compris dans les buts de sa mission. Plus le souvenir de son passage serait mauvais, plus on ferait attention à ne rien faire qui puisse la faire de nouveau venir… Et, après cela, Gallia comptait bien que « Cana » souhaite ne plus jamais avoir affaire à elle au terme de leur entretien.

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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Ven 7 Avr - 17:56

Les deux métisses étaient des femmes de grandes beautés. Là où Ephaez était sensuelle, douce Gallia était une femme plantureuse, désirable et sexuellement plaisant avec une plastique à en faire déglutir la domestique. Elle avait beau avoir une poitrine débordante, son air de chien féroce n'en restait pas moins impressionnant et intimidant, l'effet recherché quand on venait chercher les problèmes. Le regard améthyste de la jeune femme exotique ne pouvait réprimer ni repousser la tension presque palpable qui s'échappait de son «invitée». L'étirement de cette dernière était une invitation qu'elle acceptait, admirant les reflets de sa peau qui devait être d'une grande douceur et de ses formes bien dosées.

Sa propre gestuelle, l'air que se donnait Ephaez n'était pas tendancieux pour rien. Il était plus aisé pour elle d'incarner une Cana érotique et alcoolique, de dissimuler son vraie visage sous des traits qu'elle connaissait bien. Et puis, cela rendait la comédie moins risquée à trahir, il lui suffirait de mentir sur ses intentions. Elle s'était montrée très coopérative, elle n'avait pas été interrompu, l'inquisitrice semblait curieuse, ou attendait peut être simplement le moment où elle se trahirait toute seule. Par une erreur d'information. Néanmoins, il semblerait qu'il était temps pour la blonde de lui répondre.

« C'est moi qui pose les questions, pas vous, mademoiselle Alberona ! Merci de vos réponses... Pour ce qu'elles valent ! »

Elle cache sa réaction sous les sous-entendus. Les questions n'avaient de but que de servir d'appât. C'était raté. Elle hoche de la tête compréhensive, la fin de sa phrase l'embêtait. S'était-elle trompée ? Aurait-elle omis quelque chose lors de son récit ? Pourtant certaine de ses informations, l'usurpatrice dissimulait son regard sous une main, comme si elle tentait de les frotter pour passer un léger mal de tête. Le temps qu'elle les ouvre, voilà que son verre offert lui était rendu, et plein de surcroît ! Elle fait la moue en la voyant lui rendre son hospitalité.

« Vous devez avoir bien soif après en avoir tant dit à l'instant. Vous m'envoyez navrée mais je ne bois pas en service. Je dois décliner votre proposition. De plus, mes plaisirs sont... tout autre ! »

Elle hausse des épaules, au moins elle aurait essayé. Elle prend le verre et joue avec, l'écoutant sagement un coude sur la table, un petit rictus sur les lèvres. Ses derniers mots sonnaient presque comme une menace. Se retrouvait-elle sous le joug d'une sadique ? Qu'elle abuse de son pouvoir était une chose, mais la douleur, une autre. Et malgré les idées reçues sur sa relation avec Cana, elles ne pratiquaient pas ce genre de déviance. Son regard suit les mouvements de sa main, une certaine lueur se dévoile dans ses prunelles alors que son geste possède une certaine sensualité mécanique, froide.

« J'en suis consciente. Ma présence trouble votre routine. Mais, ne changez pas pour autant vos habitudes et servez-vous tout à votre saoul. »

Elle sourit et hoche de la tête, lâchant une réponse affirmative entre deux gorgées. Elle avait provoqué cela, bien évidemment. Finissant le verre en quelques gorgés, le nez au fond du verre elle repose celui-ci en soupirant sous l'alcool. Son sourire était plus détendu, peut être plus sincère également. Elle ne bouge pas quand madame Nova se met face à elle. Proche, très proche d'elle. Était-ce encore une provocation ? Une invitation ? Un piège ? Quoiqu'il en soit, elle colle son nez au sien en plongeant le regard sur la vue des rocheuses de la donzelle. Les siens, bien plus petits, étaient couvert du haut, mais la manière dont la dessous était montrée restait appétissant pour quiconque avait bon goût. Glissant son verre entre ses deux petites collines, elle lâche un petit son sous la fraîcheur agréable. Plus utile que cela en avait l'air, elle pouvait utiliser ce froid pour se focaliser, se remettre en état.

« J'aurai besoin de plus de détails, mademoiselle Alberona. Hélas, les dossiers du Conseil ne sont pas aussi complets que nous le souhaiterions. Parlez-moi de vos dernières missions, je vous prie. Il me faut vérifier la concordance de votre récit avec les rapports adressés au Conseil à votre encontre par divers plaignants. »

Elle soupire. Elle avait l'air d'avoir fait erreur quelque part et voici le piège qui allait probablement la trahir. Légèrement pessimiste pour le coup, la femme aux oreilles de lapine relève les yeux, affrontant la vue des hanches de la beauté justicière. Elle allait répliquer, répondre qu'elle n'était pas au courant de toutes les péripéties de la Guilde quand elle réalisa que la chienne blonde n'en avait pas finit.

« Vous ne vivez pas seule ici, n'est-ce pas ? C'est trop propre et bien rangé pour la chambre d'une accro à la dive bouteille comme vous. Vous n'avez pas mentionné être en couple lorsque je vous ai demandé de parler de votre quotidien. Parlez-moi donc de ce conjoint qui s'occupe si bien de votre domicile. »

Déglutissant, serrant le poing, elle se retrouve dans une drôle de situation à devoir parler d'elle-même. Mais la manière dont elle venait de résumer sa chérie, aussi vraie soit-elle, avait piqué la mouche pour Ephaez. Prenant un autre verre rapidement, pour se calmer, elle soupire le regard moins agréable, le corps tendu.

«Vous avez l’œil. Pas étonnant vu votre position. Je ne vis effectivement pas seule. Ma compagne est actuellement en voyage, c'est pour cela que le logis est plus en désordre qu'en sa présence. Je n'ai touché à rien, j'évite la maison pour ne pas qu'elle rentre et me fasse la morale. Vous êtes arrivée au bon moment, encore quelques minutes et la maison était vide. »

Un mélange de vérité et de mensonge, ce qu'il y avait de mieux pour faire avaler ce qu'on désirait. N'était-ce pas ainsi qu'on aromatisait certaines boissons ? Néanmoins, elle ne comprenait pas l'utilité de sa remarque. D'un ton légèrement plus agressif que voulu, elle ajoute.

«Est-ce que cette information sera dans votre rapport ? Je n'en vois pas bien grande utilité. Mes relations personnelles sont, justement, personnelles. Ma moitié n'est en rien concernée par les affaires de la guilde. Seriez-vous en train de me poser la question car je vous intéresse ? Si tel est le cas, navré, je ne fais pas dans les relations multiples.»

Elle venait d'annoncer quelque chose de vraiment dangereux. De contradictoires avec qui elle était censée être. Elle ne pouvait néanmoins pas risquer de lui tendre une perche aussi grosse que l'imagination des dépravés se permettaient. Il fallait simplement que sa chérie ne possède pas une réputation de femme aux mœurs aisés qui apparaissent dans les rapports du Conseil. La bouteille vide, elle se lève pour la jeter, négligeant l'inquisitrice à la peau aussi exquise et colorée que la sienne pour prendre un panier. Le posant sur la table, elle jette un regard explicite à Miss Nova.

-Je suppose que vous avez encore des questions ou des informations pour moi, puisque vous en venez au personnel. Alors asseyez vous et manger avec moi des fraises. Elles viennent justement de ma dulcinée.

Soupirant, elle en prend une poignée qu'elle mange lentement, se demandant vraiment pourquoi elle avait dû être à la maison à ce moment précis pour vivre cette situation désagréable. Ayant ingurgité une bouteille entière et aussi entraînée et habituée qu'elle était, la domestique métisse n'en restait pas moins une humaine avec un corps «normal». Les effets de l'alcool se faisait ressentir, ses émotions étaient moins contrôlables. Il s'agissait d'un état dangereux pour elle qui préférait rester maîtresse à tout instant. Surtout quand on se frottait à une inquisitrice.

«Madame Nova, suis-je puis, en toute honnêteté, me permettre de vous dire que votre présence est déplaisante, je ne doute pas que vous avez une bonne raison d'être ici, mais j'attends toujours de la connaître. Est-ce dans les habitudes du conseil d'interroger de respectable citoyens sans même leur dire de quoi il s'agissait ?»

Malgré la dangerosité de ses paroles, n'importe quel individu censé aurait soit jouer la docilité totale, une soumission sans vergogne, soit aurait tenté de résister. Le conseil éveillait des réactions bien différentes envers les mages et bien qu'elle n'en soit pas une, elle savait qu'ils étaient des membres importants du système et qu'elle ne pouvait pas les négliger. C'est pour cela qu'elle tentait de s'occuper d'eux dès le départ. C'est pour cela qu'elle tentait une approche mixte. C'est peut être pour cela qu'elle se mettait en danger. Était-ce un peu de tout, ou se mentait-elle car honteuse de manquer son ancienne vie fuit ?

Le marché de parfum était une sortie qu'on venait de lui retirer. Maudissant le conseil, maudissant sa représentante, elle croque dans une fraise avant d'en prendre une seconde et de le faire rouler sur certaines parties de son corps, avant d'y appliquer un peu d'alcool. La savourant de manière extravagante, l'alcool la rendait moins perspicace. Elle la rendait plus franche et surtout, elle la rendait plus tendancieuse.

«Vous savez, madame Nova, pour une femme qui veut des informations, vous êtes peu loquace. Ne devriez-vous pas tenter de soutirer vos informations d'une manière moins directes ? N'est-ce pas une approche trop agressif ?»

Alors qu'elle remettait en doute ses capacités et ses méthodes, Ephaez continuait de piquer dans le panier et de faire rouler les fruits sur son corps, se retrouvant à affronter la belle blonde aux yeux saphirs dans ce jeu où elle était désavantagée, elle avait toujours eu un penchant pour les causes perdues. Elle espérait néanmoins réussir cette bataille, ne serait-ce que par orgueil. Même les domestiques en avait.
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Gallia Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Lun 10 Avr - 18:45

Première victoire significative. À l'indiscrète interrogation sur la personne avec qui « Cana » vivait, celle-ci commença à sortir de ses gonds. L'alcool ingurgité jusque-là devait également y jouer un rôle. Cela effleura vaguement l'esprit de l'inquisitrice qui trouva sur le moment que son hôtesse n'était pas aussi chevronnée du comptoir que ce qui se disait, finalement. Un sourire narquois s'afficha brièvement sur ses lèvres. Fière de son coup mesquin. Ayant le dos tourné par rapport à la présumée buveuse, celle-ci ne pouvait voir la satisfaction malsaine de la peste du Conseil Magique.

La femme aux cheveux violets répondit froidement. Néanmoins, sa tension était perceptible au débit de ses paroles, marquées par un courroux retenu. Elle eut certainement aimé giflé l'impertinente blonde qui empiétait de la sorte sur sa vie privée et venait à mots couverts de la traiter d'ivrogne. Comme bien d'autres avant elle ! Mais, Gallia était expérimentée en la matière. Invariablement, son statut de mage au service du Conseil Magique la mettait à l'abri. Les victimes de ses taquineries perfides se plaignaient parfois de ses frasques à ses supérieurs mais aucune n'avait été jusqu'à l'agression physique. Et cette « Cana » ne ferait pas exception. Elle avait bien trop à y perdre. Aussi, elle se contenta d'en dire le moins possible en affirmant que sa moitié, une femme également, était absente et qu'elle-même veillait à ne pas accentuer le « désordre » présent. Cela semblait paradoxal. Le ménage semblait avoir été fait récemment, la veille tout au plus, et la pièce était rangée là où la visiteuse s'attendait à trouver un peu partout des cadavres de bouteilles.

« J'aimerai trouver plus souvent des maisons aussi en désordre que la vôtre lors de mes missions. » Déclara-elle, avec assez d'ambiguïté pour ce soit une moquerie autant qu'un éloge avant d'éclaircir ses propos par, pour une fois, un authentique compliment.« Vous avez une véritable fée du logis ! »

La réplique se fit du tac-au-tac. Son interlocutrice était bien remontée.

« Est-ce que cette information sera dans votre rapport ? Je n'en vois pas bien grande utilité. Mes relations personnelles sont, justement, personnelles. Ma moitié n'est en rien concernée par les affaires de la guilde. »

Se retournant vers la femme aux oreilles de lapin, l'inquisitrice la fixa avec un visage fermé, semblant chercher les bons mots pour formuler sa réponse.

« J'en déduis que votre petite amie n'est pas membre de Fairy Tail. Elle n'est donc pas concernée. Mon rapport en fera part, toutefois. »

La demoiselle Nova se garda de préciser qu'elle n'aurait pas de toute façon autorité sur l'autre femme si celle-ci n'était pas magicienne également. Dommage. Attendre son retour et la mettre sous pression elle aussi aurait pu faire partie du jeu. Pressentant la possibilité d'une telle sournoiserie ou bien désinhibée par l'alcool et poussée trop loin dans ses retranchements, la fusillant du regard, « Cana » poursuivit en se faisant plus offensive avec une pique très directe.

« Seriez-vous en train de me poser la question car je vous intéresse ? Si tel est le cas, navré, je ne fais pas dans les relations multiples. »

Gallia haussa un sourcil à cette saillie verbale qu'elle n'avait pas vu venir. Au point de se tenir coi quand la belle hôtesse se leva de son siège pour jeter la bouteille de liqueur à présent vide. Ses mouvements étaient encore gracieux et fluides, respirant naturellement la sensualité à chaque pas malgré tout ce qu'elle avait bu. Peu désireuse de perdre du terrain face à cette femme si sûre de ses charmes, la chipie runique voulut prendre la parole. Mais, sa gorge lui parut sèche et son esprit, toujours troublée par ces dires, avaient du mal à trouver la bonne répartie. Le temps jouait contre elle, chaque seconde de silence passant effritant son autorité sur sa proie par ce qu'elle pourrait prendre pour une confirmation tacite. La femme aux cheveux violets était certes désirable aux yeux de l'inquisitrice. Même ce mauvais caractère entre elles ne lui déplaisait pas, sachant que la blonde l'avait largement provoquée dès son arrivée. Et le fait que la métisse soit ouverte aux relations entre femmes n'en était que mieux. Toutefois, la peste du Conseil Runique n'entendait pas faire une telle confession pour une personne jusque-là inconnue à qui elle rendait une première visite professionnelle. Toute garce et cynique qu'elle était, sa mission passerait avant les éventuels intérêts romantiques ou coquins.

« Qu-qu'est-ce qui peut bien vous faire croire cela ? » Parvint-elle à articuler, de légers trémolos dans sa voix, alors que « Cana » revenait à la place qu'elle avait quittée avec un panier de fraises. L'inquisitrice s'était plutôt attendue à une nouvelle bouteille... « Que vous m'intéressez de la sorte, je veux dire. »

Pour toute réponse, son hôtesse se déclara prête à poursuivre l'entretien et l'invita à partager les fruits devant elle, précisant juste que ceux-ci avaient été apportés par sa compagne. L'enquêtrice du Conseil tiqua à cette mention. Les fraises étaient toutes fraîches, cueillies récemment. Le départ devait être bien récent. Il était même possible que les deux femmes se soient croisées sur le chemin de Fairy Hills. Soupirant, Gallia se rapprocha de la belle aux oreilles de lapine. Ce détail de son costume lui plaisait bien d'ailleurs de par sa connotation ludique pour les enfants et érotiques pour les adultes.

« Merci de votre invitation à partager ces fraises offertes par votre petite amie. À défaut de sa compagnie, vous aurez la mienne. » Remercia-t-telle, à la fois sincère et un brin moqueuse, avant de poser son postérieur sur le coin de la table tout proche de son interlocutrice plutôt sur l'une des nombreuses chaises libres.

À nouveau, échaudée par son commentaire cynique ou par son attitude désinvolte, « Cana » réagit au quart de tour.

« Madame Nova, suis-je puis, en toute honnêteté, me permettre de vous dire que votre présence est déplaisante, je ne doute pas que vous avez une bonne raison d'être ici, mais j'attends toujours de la connaître. Est-ce dans les habitudes du conseil d'interroger de respectables citoyens sans même leur dire de quoi il s'agissait ? »

Prenant une fraise de belle taille dans le panier, la chipie runique plongea son regard bleu ciel dans les yeux d'améthyste de la femme assise un peu plus bas qu'elle, essayant de garder son visage aussi équanime que possible. Une face digne d'une joueuse de poker.

« Je vous l'ai dit en arrivant, mademoiselle Alberona. Je suis venue vous auditionner suite aux derniers exploits de votre guilde. Comme d'autres membres de votre guilde si bagarreuse et tonitruante, d'ailleurs. Ni plus ni moins ! »

Réprimant l'envie d'éclater de rire, Gallia laissa la présumée magicienne en tirer d'elle-même les conclusions de ses propos : Elle ne venait pas pour une quelconque infraction et rien ou presque rien n'était reprochée à Cana Alberona, en fait. Sa présence était un rappel plus ou moins subtil que le Conseil Magique gardait un œil sur Fairy Tail et saurait leur mener la vie dure en cas de nouveaux excès, histoire de les inciter à faire profil bas pour quelque temps.

« Vous savez, madame Nova, pour une femme qui veut des informations, vous êtes peu loquace. Ne devriez-vous pas tenter de soutirer vos informations d'une manière moins directe ? N'est-ce pas une approche trop agressive ? » Demanda en toute simplicité l'hôtesse du lieu, paraissant déjà un peu calmée, plus curieuse que furieuse.

Sans doute n'avait-elle pas l'habitude des manœuvres sournoises. Sa personnalité était plus celle d'une femme pratique que d'une intrigante sulfureuse comme l'inquisitrice. À ce moment-là, Gallia envisagea de changer d'approche avec celle-ci. Elle-même était une belle hypocrite, s'autorisant des choses à la limite de ce que la loi permettrait voire plus si les apparences étaient sauves. Cela ne la choquait pas ni ne la surprenait guère que d'autres soient ainsi, prête à tout pour sauver la face. Mais, ici, devant son interlocutrice atypique, la blonde se demanda si la franchise ne serait pas plus fructueuse. Autant essayer. Si besoin, elle reviendrait à ses méthodes de départ, soufflant le chaud et le froid.

Se reprenant, la chipie runique observa avec une curiosité détachée comment la belle métisse faire rouler les fruits qu'elle avait pris à même sa peau. Ignorant que cette dernière les parfumait et alcoolisait ainsi, elle soupçonna aussitôt une tentative de l'aguicher. Gallia fit en réponse un sourire provocant à « Cana », faisant tourner entre ses doigts fins et habiles la fraise qu'elle avait prise.

« J'ai l'habitude de ne pas en dire plus que nécessaire lors de mes missions, mademoiselle Alberona. Mais, puisque vous aimez la franchise, hé bien, allons-y ! Vous me trouvez trop peu subtile à votre égard ? Trop agressive ? Vous pensez même que je suis attirée par vous ! Pour ma part, quand vous dîtes tout cela, j'ai l'impression que vous projetez sur moi ce que vous êtes, ce que vous pensez. » Avoua l'inquisitrice avec une honnêteté dont elle était assez peu coutumière.

Laissant à la femme aux cheveux violets le temps d'accuser le coup, elle croqua dans sa fraise, prélevant une moitié de celle-ci. Un goût un peu acidulé mais pas si désagréable, à l'image de l'entretien en cours, lui envahit la bouche. Fixant la belle assise tout près d'elle de sa hauteur, la blonde passa un rapide coup de langue à l'intérieur de la fraise croquée, comme pour se régaler de cet avant-goût avant de mettre en bouche le morceau restant qu'elle téta et suçota brièvement pour absorber ses jus avant de le croquer à nouveau. Mâchant lentement et calmement, il ne resta plus entre ses doigts que la queue plantée dans un petit morceau blanchâtre résiduel du corps charnu.

« Un peu acide et pourtant délicieuse ! » Commenta Gallia d'une façon pleine d'ambiguïté.

Parlait-elle de la fraise ou de son hôtesse ? Possiblement un peu des deux à la fois.

« Je ne voulais pas vous vexer, surtout après avoir profité de votre convivialité à mon égard alors même que vous trouvez ma présence déplaisante – et elle l'est bien -, mademoiselle Alberona, mais, vous semblez du genre à ne pas faire dans les entrechats. Autant être sans détour sur nos impressions respectives. »

Reprenant une fraise, l’inquisitrice fit de nouveau un court silence. Mais, lorsque « Cana » entra dans son champ de vision avec sa manière tentatrice d’accommoder ses fraises sur certaines parties de son corps, son imagination se mit à vagabonder...

Dans ce rêve éveillé, véritable fantasme spontané où le reste du monde s’effaça d'un seul coup dans un univers tout blanc et lumineux, Gallia se vit tendre son bras armé de la baie rougeâtre vers la beauté exotique. Le fruit entra en contact avec la peau nue de l'hôtesse juste sous ses seins, cette dernière ne paraissant guère s'offusquer de l'audace. Avec une douceur toute calculée, se penchant plus avant au fur et à mesure, la coquine blonde faisait descendre en roulant sur elle-même sa fraise sur ce torse exposé, dessinant une arabesque, jusqu'à atteindre le nombril où elle enchâssa le fruit frais. La table, devenue gênante, disparut spontanément, la femme en blanc étant assise dessus se retrouvant à genoux devant la chaise occupée par son hôtesse dont elle saisissait les accoudoirs de ses poignes conquérantes. Un regard concupiscent à la beauté métisse assise sur le siège et l'inquisitrice rapprocha son visage de l'objet de ses désirs. Son nez frotta le ventre si doux et chaud. Sa bouche se referma sur la fraise, ses lèvres touchant la chair tremblante de la belle alanguie devant elle en soupirant de désir à ce contact…

En un sursaut de lucidité, la chipie runique revint vivement à la réalité, une légère pâleur sur le visage et le regard fiévreux. Le fantasme en lui-même ne la gênait guère mais la magicienne entendait garder cela pour elle seule. Son interlocutrice avait-elle remarqué son absence d'attention à l'instant ? Qu'en avait-elle pu penser ? Cette dernière seule le savait !
Gallia goba rapidement la fraise, manquant de s'étouffer, en essayant de garder sa dignité devant l'autre femme. Puis, se levant pour faire quelque pas, décrisper quelques articulations de son corps et surtout recomposer une face présentable, une idée sulfureuse lui vint.

« Vous semblez être curieuse sur moi, mademoiselle Alberona, et vous avez raison de penser que j'ai encore bien des questions sur vous. Chacune veut quelque chose qu'elle n'a pas. Que diriez-vous, plutôt que de nous affronter verbalement pour espérer le découvrir, de faire un marché gagnant-gagnant ? » Offrit-elle d'un air plus conciliant.

Allant jusqu'au canapé, la peste du Conseil Magique prit ses aises en s'asseyant dans un coin de celui-ci, invitant d'un geste de la main « Cana » à la rejoindre. Une première concession de sa part : Cette fois-ci, les deux femmes seraient placées à hauteur égale.

« Voyez donc cela comme un jeu entre nous deux, le jeu de la vérité. Nous allons poser chacune à tour de rôle une question à l'autre qui devra y répondre sans mentir ni rien cacher. Des questions de tous types. Banales, courantes, indiscrètes et même intimes ! Et ainsi jusqu'à ce l'une d'entre nous n'en ait plus à poser. Cela vous convient-il ? » Proposa-t-elle, réprimant un sourire narquois pour ne pas effaroucher l'autre joueuse.

Désireuse de convaincre pleinement son hôtesse de participer, la blonde pimenta toutefois la chose avec un bonus pour la maîtresse des lieux.

« Puisque nous sommes chez vous, je vous laisse poser la question de votre choix en premier. » Dit-elle, faisant très sport dans son attitude. « Et si à un moment ou un autre, vous me trouvez trop désagréable en cours de jeu, vous pourrez me donner la fessée ! Hu hu hu ! » Conclut Gallia, pouffant de sa dernière provocation.

Derrière son apparente décontraction, l'inquisitrice n'en menait pourtant pas si large. D'une part, elle perdait la main sur le jeu maintenant et, d'autre part, la chipie runique redoutait une réponse négative de la femme aux cheveux violets, ce qui rendrait stériles ses efforts pour en savoir plus.

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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mer 12 Avr - 22:28

Premier échec cuisant. Premiers faux pas. Elle ne s'attendait pas à se montrer prise d'émotion de la sorte. La métisse n'était qu'une simple domestique. Une ancienne résistante. Une perdante. Se retrouver face à face avec une représentante de l'ordre, avec une mage capable de faire d'elle ce dont elle désirait sans pouvoir résister la frustrait. Ses paroles séditieuses à l'égard de sa dulcinée la blessait, la faisait bouillir. L'alcool désinhibait lentement ses sens et sa langue bien pendue ne devenait point pâteuse mais prête à s’animer dans un torrent verbal. Le masque ne tombait pas, il était même renforcé par cet état malgré les différentes gaffes émises, dites ici et là. Elle ne pensait pas être découverte. Ne pensait pas être sujette à une sentence ou une accusation tant qu'elle retrouvait son calme. Malgré la désagréable sensation de chaleur, de la présence presque écrasante de la plantureuse aux yeux de saphirs, Ephaez n'en perdait ni son mordant, ni se laissait aller à un quelconque désir. Fidèle comme une bonne canidé. Amoureuse comme une Juliette, elle ferait l’impossible pour le bien-être de son couple. Accepter les mésaventures sexuelles, les absences, mentir et se faire passer pour Cana. Tant que cela préservait son couple, tout ceci avait un sens.

Elle se moquait bien des compliments de la blonde. Elle se savait compétente et elle n'était pas pour autant imbibée de fierté. Pas en ce moment. Pas par elle. En revanche, savoir qu'elle existerait officiellement l'enquiquinait. Il s'agissait d'une intrusion dans la vie privée d'une mage et d'une non mage. Mais elle se gardait bien de le préciser. Pour quelle raison ? Elle ne voulait pas lui offrir plus d'information qu'elle ne devait. On ne lui avait toujours pas donné de raison de ne pas se montrer récalcitrante, réticente à coopérer vu la manière dont on l'interrogeait.

Un silence. Perceptible. Presque lourd alors que sa réplique venait de faire mouche. Cachant son sourire, elle vu l’interrogatrice se mettre à lâcher d'une manière branlante sa réponse, une voix qui avait l'habitude de se faire écouter. D'être hautaine venait de lâcher un son qui ne lui allait pas. Elle se savait belle. Elle se savait désirable. Elle n'avait après tout pas été capable de fixer sa chère Cana dans un seul lit sans savoir être charmante et envoûtante. Et ses gestes, aussi naturelles étaient-ils pour elles pouvaient être interprété de cent façons différentes. Elle se doutait que si la blondasse était à moitié aussi méticuleuse qu'elle la soupçonnait, certaines actions avaient été vu et ressenti comme aguicheur. Peut-être même une tentative de montrer une forme plus...expressive de coopération.

A présent que la tension était légèrement dissipée par son sacrifice à la représentante de l'ordre, l'hôtesse aux oreilles longues se retrouvait avec une partenaire qui n'hésitait pas à briser les espaces personnelles. Une femme qui ne faisait fi de l'envahir, de lui offrir une vue agréable ni même une position facilement renversable. Si elle avait été la réelle Cana, elle ne doutait pas que la situation serait devenue bien plus torride et beaucoup moins subtile. Sa chérie était plutôt du genre à se faire rentrer dedans, dans son extrême générosité elle soulageait chaque bourse disponible de ses écueils.

Ses réponses restaient vagues. Toujours le même refrain. Fairy Tail a fait des dégâts. Les membres sont des faiseurs de trouble. Certes tout cela pouvait être bien vrai mais Cana restait une membre mineure à ce sujet. Elle avait un rôle plus conséquent à l'interne mais au niveau des causalités, elle était presque impeccable. Dans ce petit crâne sous la longue chevelure violette, elle réfléchissait. S'il s'agissait d'une autre mise en garde, le maître de guilde allait encore s'en prendre une et l'ignorer. C'était ainsi que la guilde fonctionnait. Elle était véritablement terrifiante pour le Conseil des Mages. Elle n'écoutait qu'eux-mêmes. Leurs émotions. Elle était déraisonnable.

Changeant le sujet, elle tenta une manière plus diplomate. Une méthode de trouver une entente afin d'écourter sa présence mais également de rendre cela moins pénible. Cet interrogatoire dont ni elle ni sa Cana méritait de subir. Voyant l'opulente dame Nova se servir et jouer de la fraise, elle sentait que d'autres réponses suivaient. Son regard posé sur le fruit, suivant les gestes et la manière aisée de l'inquisitrice de montrer son habilité manuelle. Magicienne et douée des mains. Cette information s'inscrivit dans un coin de sa mémoire, savait-on jamais quand cela serait utile.

« J'ai l'habitude de ne pas en dire plus que nécessaire lors de mes missions, mademoiselle Alberona. Mais, puisque vous aimez la franchise, hé bien, allons-y ! Vous me trouvez trop peu subtile à votre égard ? Trop agressive ? Vous pensez même que je suis attirée par vous ! Pour ma part, quand vous dîtes tout cela, j'ai l'impression que vous projetez sur moi ce que vous êtes, ce que vous pensez. »

Choquée, outrée, troublée, ses yeux se firent presque globuleux. Exorbité son regard exprimait l’incompréhension et un léger dégoût, elle ne restait aucunement stoïque à cette réplique. Venait-elle de se faire pseudo réprimandée ? Analysée ? Alors que ses idées et émotions se mélangeaient en elle dans un tourbillon, sa cervelle devait ajouter à cela ce que ses sens lui montraient. Sous ses yeux, aguicheuse, séductrice, c'était du moins de cette manière qu'elle le percevait, elle regardait. Non, elle admirait Gallia croquer la fraise, puis jouer avec d'une manière qui ne pouvait être que l'incarnation de l'érotisme. Elle se sentit déglutir d'une manière qu’elle n’espérait pas trop évidente. Une bouffée de chaleur venait de l'envahir alors qu'elle s'accrochait à la table et à la chaise, enfonçant légèrement ses ongles dessus, se collant dessus en retenant de lâcher ce soupire caractéristique et si proche d'un gémissement. Elle ne pouvait pas avoir trouvé cela excitait. Non elle ne se le permettait pas. Elle n'avait pas ressenti cela pour une femme autre que Cana depuis...Avant son arrivée à Magnolia ! Contradiction, non-sens que toutes ces émotions qui brouillait son esprit d’une manière plus perfide que l’alcool.

« Je ne voulais pas vous vexer, surtout après avoir profité de votre convivialité à mon égard alors même que vous trouvez ma présence déplaisante – et elle l'est bien -, mademoiselle Alberona, mais, vous semblez du genre à ne pas faire dans les entrechats. Autant être sans détour sur nos impressions respectives. »

Sa remarque s'ajoutait à ce qu'elle devait s’imprégner. Elle était donc acide mais délicieuse. Non attendez, c'était la fraise qui l'était. Elle n'avait pas permis cette femme de la goutter. Pas que cela lui....Non, si ! Cela lui déplairait...Probablement. Confuse, perdue dans ses pensées, l'usurpatrice venait de se prendre une attaque perfide, traîtresse ! Digne de la vicieuse femme qui s'était invitée chez elle. Oui, voilà, elle était vicieuse et se jouait d'elle uniquement pour prendre du terrain. Elle n'était pas vexée, du moins pas vraiment. Elle venait d'obtenir quelque chose de l’encombrante curieuse. Il s'agissait d'une petite victoire qui rendrait les choses plus simple. Peut-être.

Elle reprit une fraise et la fit couler sur son corps. Elle l'embrassait tout d'abord, pour ensuite le faire glisser le long de sa nuque, avant de descendre le long de sa poitrine avant de la ramener en bouche. Ses gestes n'étaient pas aussi subtile, ni même aussi délicieux que celle de son interlocutrice, ils n'étaient qu'une manière personnelle de manger. Alors qu'elle faisait cela, elle remarqua que la sublime, malgré elle, enquiquineuse l'observait d'une manière absente. Comme si elle pensait à quelque chose. Elle fronça des sourcils sans comprendre mais cette brève absence fût interrompue par un sursaut ainsi que d'une Gallia légèrement différente de celle assurée d'auparavant. Le visage presque livide, le regard transperçant, reluisant, elle avait l'impression de devenir un bout de viande. Quelque chose d'appétissant. Ressentant un frisson le long de son échine dorsale, ses poils se dressèrent et elle ne sut dire si elle aimait cela ou non.

Elle n'eut pas le temps de lui demander si sa gêneuse allait bien qu'elle quitta la table presque trop rapidement, s'éloignant d'elle et du panier.

« Vous semblez être curieuse sur moi, mademoiselle Alberona, et vous avez raison de penser que j'ai encore bien des questions sur vous. Chacune veut quelque chose qu'elle n'a pas. Que diriez-vous, plutôt que de nous affronter verbalement pour espérer le découvrir, de faire un marché gagnant-gagnant ? »

La voilà encore s'écarter, rejoindre son canapé confortable. Elle l'y invitait même. Elle ne bougeait pas tout de suite, attendant de connaître ses intentions. Ce genre de geste pouvait être implicitement déplacée et vu ce qu'il venait de se produire, peut-être avait-elle une excuse pour la chasser de sa demeure. Elle était intriquée, intéressée par ce fameux marché. Mais elle se doutait qu'elle y perdrait des plumes également. Qui pouvait savoir ce qu'elle avait en tête exactement.

« Puisque nous sommes chez vous, je vous laisse poser la question de votre choix en premier. Et si à un moment ou un autre, vous me trouvez trop désagréable en cours de jeu, vous pourrez me donner la fessée ! Hu hu hu ! »

Alors que Gallia pouffait, Ephaez toussait de surprise. Elle venait d'avaler une fraise qui se retrouvait coincée dans son œsophage. Toussa à plusieurs reprise de manière non gracieuse, elle finit par retrouver son calme et sa respiration, bien que ses yeux se retrouvent rougies et légèrement humides. Elle prend son temps pour répondre et peser le pour et le contre. Se levant, elle réfléchit, se rapprochant de la décision et de sa conséquence.

D'un pas chaloupé, discret, elle se dit qu'elle venait de recevoir une chance en or. Elle avait à la fois la première question et également la possibilité de calmer les ardeurs et les désagréments de la donzelle, mais à quel prix ! S'imaginant la correction, elle rosit de manière évidente. D'ordinaire c’était elle qui les recevait et elle n'en donnait à sa chérie que très rarement. Elle voyait cela comme un signe d'adultère. Evidemment, vu la nature de leur couple et surtout les ébats de Cana, Ephaez était comparable à une sainte à ce niveau. Pouvait-elle se permettre un écart ? Ne risquait-elle pas d'aggraver la situation si elle lui rossait le postérieur, aussi garnit et convexe était-il ? Serait-ce utilisable pour une sanction juridique ? Frappe légère à une représentante de la justice ? Elle finit par s'asseoir, encore indécise. Les deux mains sur ses genoux, se tournant vers la vicieuse diplomate, elle prend une bouffée d'air.

«J-J'accepte...Votre offre. Vos deux offres.»

Elle accentuait le mot sur le deux, souriante, tentant de cacher son malaise. Elle ne savait pas trop jusqu'où ça allait la mener, mais elle possédait une arme. Un outil pour la dissuader de trop en faire. Pour la calmer. Cela pourrait suffire à rendre la tournure des événements bien moins désagréable. Cela pourrait même lui être utile, si elle trouvait les bonnes questions à lui poser. S'étirant légèrement, elle se rapprochait un chouia de la joueuse. Ne produisant pas trop de contact physique tout de même, le visuel en revanche se confrontait directement au sien. Elle n'arrivait pas à déceler le moindre doute ou réticence de sa part. Était-ce si normale pour elle d'offrir une punition physique aux personnes qu'elle interrogeait ? Il s'agissait là d'une drôle de méthode mais elle ne s'en plaindrait pas si on lui offrait un avantage dans un duel. La vie est injuste en temps de paix comme en temps de guerre alors pourquoi se priver pour des raisons morales ?

«Je vous remercie tout d'abord, pour votre franchise mais également votre capacité à écouter et à vous adapter. Il s'agit là d'une qualité dont je craignais, très sincèrement, que vous laquiez. Joyeusement et fort heureusement pour moi, j'ai tort. Ma première question ne sera donc ni intrusive, ni déplacée, afin de vous rendre votre honneur. Dites-moi donc, noble dame Nova. Qui donc que moi-même se trouve dans votre liste des têtes à sermonner ? Je me doute que vous n'allez pas parler à tous les membres mais juste les plus pertinents. Je suis curieuse de savoir où je me trouve dans votre classement.

Elle se recule un peu, souriante. Il s'agissait d'une question simple, qu'elle pourrait révéler sans soucis selon ses estimations. Ne s'agissant que d'une mise en bouche, elle se redressa n'en ayant pas terminé avec les fraises. Elle devait après tout grignoter à cause de la faim et de son état sous la boisson. Revenant vite avec le panier sur ses genoux, elle glisse son bras sur le dossier, afin de faire face à la partenaire, à la loi qui se mettait dans de beaux draps.

La situation prenait du lest. L'interrogatoire devenait jeu. Les femmes ne se retrouvaient plus dans une position conflictuelle ni rivale mais égalitaire. De l'extérieur, on pourrait certainement croire apercevoir deux amies qui faisaient un petit jeu d'action et de vérité. Hélas, dans celui-ci il ne s'agissait que d'offrir la vérité, avec pour seule conséquence pour une des deux joueuses une petite claque méritée sur la croupe. Elle espérait ne pas avoir à en venir jusque-là.

«Ô, si je puis me permettre également une remarque. Vous n'acceptez ni ma boisson, ni ma nourriture. Vous ne prenez presque rien si ce n'est ma demeure. Cela me procurerait un certain plaisir et un peu de réconfort de savoir que ma compagne n'ait pas, en vain, trouvé ces petits rubis. Puisque j'ai une occasion, aussi étrange soit-elle, de les partager avec quelqu'un.»

Son ton était beaucoup plus doux, familier que jusqu'alors. Cela la gênait et elle n'en baissait pas sa garde pour autant. Du moins pas entièrement. Elle se retrouvait toujours dans une position délicate mais ses instincts de domestique revenaient au galop. Elle lui fit un signe explicite, en lui indiquant le fameux panier sur ses genoux, elle y avait accès avec facilité, bien que la scène et la position rendait ses potentielles approches dans cette direction légèrement gênante. Elle avait l'impression de flirter et de tromper sa chérie. Cela lui causait une petite douleur au niveau de son estomac.

Elle laissait son regard se perdre. La situation et la position s'y prêtait. Reluquant la blondinette, elle se doutait qu'en face, elle recevait le même traitement. Sa propre plastique et sa tenue offrait peu à l'imagination, sauf pour les régions les plus intimes. Fort heureusement pour les deux jeunes femmes, la tension sexuelle qui pouvait existait n'était pas si palpable que cela. On pourrait croire le contraire de par les regards et les gestes échanger d'un côté comme de l'autre. Là tout de suite, elle pourrait effleurer son bras, se pencher en avant en cueillant un fruit. Elle pourrait tout aussi bien glisser les fruits directement contre sa poitrine et servir de coupe personnelle.

Elle ne se doutait aucunement des pensées, lubriques ou sérieuses de cette femme à la peau similaire. Elle s'était demandée si elle venait de la même région d'elle. Cela serait probablement sa première question personnelle. De métisse à «métisse», peut-être y avait-il un terrain d'entente.

«Egalement, je rajouterais que vous me semblez déjà bien plus appréciable et raisonnable maintenant, qu'il y a quelques minutes.»

Compliment dangereux. Remarque à double tranchant. L'améthyste sur patte se caresse doucement la joue, là où une de ses marques rouges se trouvent. En glissant, elle se rendait compte que son collier n'était pas présent. Comment pouvait-elle l'avoir oublié et le remarque que maintenant ? Sottise, l'alcool, fatigue. Quoiqu'il en soit, elle avait encore eu de la chance mais se demandait si on pouvait y voir une marque. Elle ne prêtait que rarement occasion à cela et elle la caressa longuement sous les yeux azurées et perçant. Lui souriant de manière nonchalante, elle rangea la main sur une cuisse. La vrille s'était mise de côté, les genoux recroquevillée derrière elle. Fesses sur talons, l'angle était plaisant dans les deux sens. Elle restait une femme dont le corps voisin l’attirait et elle se faisait plaisir à regarder. Ceci n’était nulle tromperie, même selon ses critères.

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Gallia Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Ven 14 Avr - 18:34

Gallia plaqua une main sur sa bouche pour ne pas éclater de rire lorsque, suite à sa dernière boutade, « Cana » manqua de s'étouffer en avalant de travers une de ses fraises. Toussant bruyamment pour rejeter le fruit coincé, elle parut un petit moment déboussolé par son offre aux allures de pacte avec le Diable. Se levant, la maîtresse des lieux fit quelques pas, visiblement pensive. Cachant de son mieux sa propre nervosité sous un vernis de paisible indifférence, l'inquisitrice la laissa réfléchir. Chaque seconde lui paraissait une éternité quand, enfin, la femme aux oreilles de lapin se rassit et souffla. La blonde, interprétant ce tic nerveux naturel, recommença à sourire en anticipant la réponse.

« J-J'accepte...Votre offre. Vos deux offres. »

La peste du Conseil Magique haussa un sourcil suite à la précision avant de hocher de la tête en signe d'acquiescement.

« Bien, bien, bien ! » Répliqua-t-elle, un sourire amusé par cette acceptation ne manquant pas de piquant.

La chipie runique avait provoqué sans se soucier des implications, persuadée que la femme aux cheveux violets ne la prendrait pas au sérieux. Voilà que celle-ci lui rétorquait à ce sujet avec audace. Gallia ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même d'avoir tendu la perche pour mettre son postérieur en danger d'être rougi… Si la présumée buveuse était elle aussi sérieuse sur ce point. La blonde en doutait quelque peu. Mais, si elle se trompait ? Dans ce cas improbable mais pas impossible, il lui faudrait tenir son engagement, toute mauvaise perdante que la jeune femme était au naturel. Au moins, ce risque rendait cette mission bien moins routinière. Et le jeu n'en était que plus grisant.

C'est avec un regard plein d'assurance que la blonde détailla de nouveau « Cana » alors que celle-ci se rapprochait en faisant visiblement de même. À croire qu'elle songeait déjà à comment infliger la correction à la femme en blanc qui l'importunait en ce moment même ! Heureusement, ou malheureusement selon un tout autre point de vue, ce n'était pas le cas. La beauté exotique la remercia tout d'abord de son revirement dans le sens de la franchise. Il est vrai que les questions et réponses évasives de Gallia, même sans être toutes indiscrètes, avaient dû être perturbantes au départ. La femme aux oreilles de lapin ne manqua pas de souligner sa flexibilité, son adaptabilité au cas d'espèce. Comme si son dossier avait quoi que ce soit d'exceptionnel par rapport aux autres. À la réflexion, si. Son hôtesse avait du répondant en plus de ses charmes. Son sale caractère lui donnait même une saveur à la fois amère et exquise, chose peu fréquente dans le milieu de la magie. En tant cas, face à l'autorité légale que la magicienne incarnait.

La première question arriva. Assez prévisible, d'ailleurs. Au préalable, la magnifique métisse fit mention de son intention de ne pas être indiscrète sur ce qu'elle allait demander. Inutile mais charmant de sa part tout de même ! Préoccupée par ce qui pouvait être reproché à sa chère guilde au-de-là de sa seule personne, « Cana » demanda à savoir la liste des membres de la guilde visés par son intervention. Une information qui n'avait en soi rien de secret, d'autant plus l'effet de surprise ne fonctionnait que lors des premières visites de membres d'une guilde. Il était vraisemblable que, sitôt la visiteuse partie, la maîtresse des lieux contacterait ses amis parmi les intéressés pour les prévenir. Aucun souci que sa présence à Magnolia soit éventée. Le fait de savoir qu'une inquisitrice du Conseil Magique allait les auditionner travaillerait en sa faveur. Certains l’accueilleraient dans leurs petits souliers en espérant faire bonne figure de cette fâcheuse instruction sur leurs actions. D'autres prendraient sur le champ la tangente pour échapper au passage de savon. In fine, tous comprendraient que le Conseil Magique ne leur laisserait plus rien passer jusqu'à ce qu'ils se soient fait oublier suffisamment longtemps. C'était le but de cette mission. La révélation allait donc quelque part faciliter le résultat attendu.

« Je me doutais que vous poseriez cette question. » Commenta Gallia, jambes croisés et bras étalés entre d'un côté l'accoudoir et l'autre sur l'un des coussins de la banquette.

Elle observait l'autre femme qui retourna à la table pour récupérer le panier de fraises et attendit que celle-ci se soit assise confortablement sur le canapé pour poursuivre. À sa surprise, la femme aux oreilles de lapin s’installa à côté de la chipie runique, plaçant le panier de fruits sur ses propres genoux plutôt qu'entre elle. Le bras qu'elle posa sur le dossier de la banquette lui laissa l'impression que son hôtesse allait lui saisir son épaule nue. Cette soudaine et inattendue proximité troublait de nouveau la blonde qui s'était attendue au contraire, suite à ses remarques de tantôt que la femme aux cheveux violets s'enfonce et se recroqueville à l'autre bout du divan, le panier de baies rouges faisant office de frontière entre elles. Était-ce calculé de la part de la maîtresse de maison afin de poursuivre le jeu de séduction entre elles en parallèle de celui de la vérité ? La réponse viendrait en temps utiles, sans doute. En attendant, c'était la réponse à une autre question qui était attendue.

« Oh ! Si je puis me permettre également une remarque, vous n'acceptez ni ma boisson ni ma nourriture. Vous ne prenez presque rien si ce n'est ma demeure. Cela me procurerait un certain plaisir et un peu de réconfort de savoir que ma compagne n'ait pas en vain trouvé ces petits rubis puisque j'ai une occasion, aussi étrange soit-elle, de les partager avec quelqu'un. » Fit remarquer « Cana », devançant de peu Gallia, d'une voix agréable, presque amicale, en l'invitant d'un geste à se servir dans le panier.

La peste du Conseil Magique était légèrement déstabilisée par ce dégel si rapide entre elles mais sut vite se reprendre. Respirant un bon coup, restant toujours alerte cependant, elle se pencha un peu en avant pour se servir, offrant fugacement une nouvelle fois une vue plongeante sur son décolleté. La magicienne passa sa main dans le petit panier, le faisant légèrement trembler sur les cuisses de la conviviale hôtesse, et s'empara délicatement d'une belle fraise par la queue entre ses longs doigts fins avant de se redresser.

« Merci. Je suppose qu'un verre en votre compagnie ne me tuera pas non plus. Quelque chose de doux et fruité de préférence. Je dois… hum… garder les idées claires ! » Ajouta la blonde en décroisant ses jambes, hésitant sur les derniers mots par crainte de vexer son interlocutrice.

Elle se cala au fond de son coin de banquette, apparemment plus détendue. Jetant un regard à la beauté métisse tout près d'elle, la chipie runique ne put s'empêcher une nouvelle fois de l'admirer dans cette tenue suggestive plus typique de Desierto ou peut-être de Minstrel que de Fiore. Cette dernière faisait de même, visiblement. Ni l'une ni l'autre ne s'en cachaient, rendant la situation assez ambiguë entre elles. Le moment ne dura guère. La voix de « Cana » rompit ce bref silence équivoque qui s'installait tout à coup.

« Également, je rajouterais que vous me semblez déjà bien plus appréciable et raisonnable maintenant qu'il y a quelques minutes. » Déclara la beauté exotique, appréciant le réchauffement relatif entre elle et sa visiteuse suite aux concessions de celle-ci.

« Vile flatteuse ! » Plaisanta Gallia. « Disons que vos efforts de convivialité paient et que… votre remarque s'appliquent également à vous aussi ! »

Troublée par son aveu et un peu inquiète d'en avoir dit trop, la blonde bronzée détourna son regard quelques secondes. Prise dans ses pensées, elle porta sa fraise juste devant ses lèvres en la laissant pendre. Au lieu de la prendre en bouche de suite, elle se mit machinalement à passer sa langue dessus durant un bref instant, sa manière de faire suggérant des choses plus intimes, avant qu'elle ne fasse disparaître le fruit derrière ses dents blanches en croquant tout entier son corps charnu. L'inquisitrice trouva cette fraise-là plus juteuse que la précédente. Sa mastication libérait un jus plus sucré qui venait adoucir sa bouche assoiffée. Cela l'apaisait quelque peu.

Son émoi à nouveau sous contrôle, croisant à nouveau ses jambes pour prendre une pose plus assurée, la chipie runique posa de nouveau ses yeux sur la jolie femme aux oreilles de lapin assise tout près. Juste à temps pour voir celle-ci passait une main caressante sur sa joue et la faire descendre lentement sur son cou exposé. Le passage sensuel des doigts de « Cana » le rendait terriblement attirant. Si tentant, si appétissant,… Stupéfaite, l'inquisitrice ouvrit plus grand ses yeux par réflexe, comme pour mieux capter l'image de la femme aux cheveux violets à cet instant. Cette dernière prit son temps pour masser son cou sans se soucier du regard fasciné par sa gestuelle de la blonde. Elle conclut finalement en reposant sa main le long de sa cuisse après s'être mise de côté, sa croupe reposant sur ses talons. Avec un sourire paisible, elle rendait son regard à son invitée, se plaisant à son tour à la détailler ouvertement.

La gorge de Gallia palpita en se sachant examinée, déshabillée même, par les belles améthystes luisantes de son hôtesse qui attisaient ses désirs en balayant ses courbes. Ses joues rosirent assez vite avant de se farder d'un léger rouge significatif. La femme en blanc n'était pourtant pas timide. Mais, à son corps défendant, la situation l'émoustillait quelque peu. Plus bas, son sous-vêtement commençait à percevoir le contact de ses premières moiteurs intimes. Il lui fallut faire un effort de volonté pour ne pas frémir alors que son cœur battait plus fort chaque fois que son regard croisait celui tout aussi intéressé de l'autre femme.

À nouveau son imagination coquine se mit à l’œuvre. Dans cette nouvelle vision fantasmée, de retour dans l'univers blanc et lumineux, les deux femmes étaient aux mêmes place sur le canapé, tout aussi proches. Le panier de fraises avait disparu. « Cana », se tenant genoux sur le coussin et dressée de toute sa taille, s'appuyait de ses deux mains sur le dossier de la banquette lui faisant face, son profil offert à la spectatrice. Captant son attention d'un sourire aguicheur, la beauté exotique se mit à onduler lentement son corps en une danse érotique sur une musique muette. Du bout de ses doigts, elle se mit à effleurer son corps, partant des marques rouge de sa joue pour descendre voluptueusement jusqu'à sa cuisse au-dessus du genou. On eut dit un appel à la caresser. Cambrant, arquant, courbant sa silhouette, la métisse lançait des regards éloquents d'invitation à la blonde hypnotisée. Comme par enchantement, sa vêture pittoresque disparut, dévoilant en toute nudité le corps magnifique de la muse aux cheveux violets, laquelle poursuivit ses mouvements lascifs devant la magicienne en train de s'extasier de cette démonstration de ses charmes.
Un clignement des paupières et, de spectatrice passive, Gallia devint à son tour actrice de la scène. Encore habillée, elle se voyait collée contre le dos de « Cana » qui cessa alors ses mouvements torrides pour se serrer contre elle et pencha sa tête en arrière, la bouche en O et les yeux fermés. D'une main fébrile, l'inquisitrice flatta les formes de la femme nue, glissant sur ses chairs chaleureuses suivant le même trajet que celui que cette dernière avait montré quelques secondes plus tôt. Ses lèvres douces vinrent déposer un baiser sur le cou tendre et exposé de la tentatrice avant de se mettre à y donner des lapements expressifs d'envies libidineuses. La belle danseuse, courtisée charnellement, se mordit la lèvre inférieure en laissant échapper un couinement d'excitation…

C'est à ce moment-là que la peste du Conseil Magique sortit brusquement de sa rêverie éveillée. Le couinement étouffé était bien réel. Mais, il venait d'elle-même ! Rougissant de ce bruit déplacé dans le contexte de sa venue et, d'autant plus devant la femme qui la recevait, la chipie runique balbutia une piètre excuse…

« Hum… Désolée ! J-je … Je m'étais perdue dans mes pensées !… Une autre affaire qui m'est venue à l'esprit… Oui… Oui, c'est ça ! » Dit-elle, empourprée de gêne et maintenant mal à l'aise, se sentant à l'étroit dans son bustier devenu d'un coup trop serré. Ses hésitations et trémolos rendaient ses dires peu crédibles...

Se reprenant, la blonde s'éclaircit la voix, une main couvrant sa bouche, et donna le change pour faire oublier l'incident coquin.

« Hum… Je n'ai toujours pas répondu à votre question quand j'y pense. » Fit-elle remarquer, trop heureuse de ce fait. « Hé bien, puisque cela vous intéresse, j'ai commencé par vous uniquement parce que vous êtes la première de ma liste dans l'ordre alphabétique. Je n'ai pas de classement prioritaire concernant les membres problématiques de votre guilde. Les autres heureux élus à devoir être auditionnés sont…  »

Silencieuse, Gallia leva les yeux pour s'assura avoir toute l'attention de cette diablesse de « Cana » qui commençait à faire travailler ses fantasmes.

« Elfman Strauss pour l'agression dans des circonstances mal établies d'un homme d’État alors qu'il était missionné pour le protéger… Grey Fullbuster pour ses multiples récidives d'exhibitionnisme mais aussi des accusations de vandalisme au cours de ses missions récentes et le vol d'une voiture magique à la gare d'Oshibana… Erza Scarlet pour son implication dans le vol suscité et l'agression d'un chef de gare à Oshibana et ses liens avec le dénommé Jellal Fernandez… Natsu Dragneel pour sa sempiternelle mauvaise habitude de dévaster les lieux qu'il traverse, entre autres le port d'Hargeon et la cathédrale Kaldia… Lucy Heartfilia, entendue à titre de témoin si ce n'est complice du précédent concernant Hargeon… Gajeel Redfox, vieil habitué du vandalisme qui lui aussi a trouvé sa place à Fairy Tail… Laki Olietta, suite au tabassage et à la torture de citoyens qu'elle a accusé, pas forcément à tort, d'être des pervers… Micky Chickentiger et les partenaires de son groupe de musique, pour tapage nocturne et même diurne avec leur musique insipide et trop bruyante… Wakaba Mine et Macao Combolt pour harcèlement sexuel envers divers jeunes filles sur la voie publique… J'avais aussi Loki et Luxus Dreyar à qui demander des comptes mais ils ont été rayés à la dernière minute. J'ai cru comprendre qu'ils ne faisaient plus partie de votre guilde. »

L'inquisitrice soupira suite à l'énoncé de tête de cette longue liste. Son regard braqué sur le panier de fraises, elle se resservit une nouvelle fois et engloutit délicatement le fruit rouge, laissant le temps à son interlocutrice de digérer ses informations.

« A mon tour de vous interroger, Cana. C'est le jeu, après tout... Non, je ne compte pas vous demander des choses sur votre vie amoureuse si cela vous inquiète. Pas tout de suite en tout cas ! » Gloussa la chipie runique avant d'entrer dans le vif du sujet. « Je suis bien plus intéressée par savoir comment vous en êtes arrivée ici. Parlez-moi de votre passé depuis votre intégration à Fairy Tail jusqu'à aujourd'hui. Ce doit sûrement être captivant à écouter ! » Demanda Gallia.

Son regard se promena dans la pièce avant de revenir à sa délicieuse hôtesse. Peut-être apprendrait-elle des choses croustillantes sur la guilde ou la beauté exotique dans ce récit.

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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Sam 15 Avr - 23:00

Evidemment, la question n'était point une surprise pour la moins désagréable intruse. Il s'agissait là d'un moyen pour Ephaez de commencer les choses d'un point précis. Suffisamment «inintéressant» ou tout du moins un sujet qui ne la braque pas pour lui faciliter les choses. Ses paroles comme ses gestes étaient calculés. C'était du moins l'option qu'elle préférait croire. Se leurrer pour leurrer l'ennemi, une stratégie d'une femme légèrement adoucie par l'alcool. Les échanges non verbaux entre les deux séduisantes demoiselles étaient tendancieux. Aucune des deux ne voulait s'avouer l'attirance mutuelle et palpable que leur corps dégageait.  

Il ne fallut pas longtemps pour que ce jeu dangereux se poursuive. La tête à niveau de sa poitrine, la domestique ne se priva pas de jeter un œil vers les monts de la plantureuse blonde, deux globes charnels qui ridiculisaient ceux de l’hôtesse. Le moment fut bref, mais plaisant et presque explicite. Comme si chacune invitait l'autre à fauter, chacune poursuivant le fantasme d'avoir l'autre à sa merci. De posséder la partenaire de jeu pour soi. Combat d’ego, combat érotique, les motivations étaient flous pour chacune. La tenue très légère de la métisse invitait effectivement les gens à l'admirer, presque typique d'une tenue de danseuse du ventre. En comparaison, l’inquisitrice était vêtue d'une tenue qui épousait ses formes mais qui n'en révélait que les avantages les plus conséquents. Source de distractions peut-être ?  Outil de torture.

Quoiqu'il en soit, une fois que sa convive se fit plaisir en prenant une première fraise, un sourire rassuré s'afficha sur le faciès d'Ephaez. Il s'agissait après tout des fraises qu'elle avait cueillit elle même pour sa partenaire, la voilà qu'elle les partageait avec une inconnue, si elle pouvait encore appeler la mordante interlocutrice de cette manière. La sensuelle femme aux corps couverts d'alcool ne lui en voulait pas vraiment, son rôle était simplement la source de mauvais souvenir et la raison de sa présence un soucis pour sa maîtresse.

« Merci. Je suppose qu'un verre en votre compagnie ne me tuera pas non plus. Quelque chose de doux et fruité de préférence. Je dois… hum… garder les idées claires ! »

Elle avait exactement ce qu'il lui fallait. Elle possédait une bouteille de son fruit préféré caché dans la cuisine mais elle n'irait pas la chercher tout de suite. Tout comme elle avait la menace de la fessée pour la punir, elle devait avoir de quoi la récompenser de temps en temps. Néanmoins, sa raison pour en pas consommer d'alcool était amusant. Evidemment qu'une représentante de la justice ne boirait pas en service, encore moins avec la femme qu'elle interroge. Cela rendrait les choses étranges, compliquées. C'était pour l'avantage des deux qu'elle se contente d'un jus de fruit.

« Vile flatteuse ! Disons que vos efforts de convivialité paient et que… votre remarque s'appliquent également à vous aussi ! »

Elle ne pu réprimer un petit rictur, sous le terme employé. Flatteuse elle l'était rarement. Encore moins avec une personne qui venait chercher la mouise dans sa maison. Elle pu cependant repérer le ton qui se voulait plus comique que sérieux et se laissa aller à souffler du nez. Elle avait effectivement réussi à rendre la situation moins tendue et moins pesante. Alors qu'elle n'avait toujours pas répondu à sa première question, la femme aux yeux d'améthyste la surpris à savourer sa fraise d'une manière étrange. Contrairement à ce qu'il venait de se produire quelques minutes plus tôt, là voilà qu'elle se mis à tendre le fruit d'une manière étrangement suggestive, avant de dévoiler sa langue et de la faire courir dessus, avant d'être avalée. Quelque peu surprise, et ne le cachons pas, émoustillée du geste, elle n'avait pas manqué d'une miette de ce geste.

Le silence se passait bien, jusqu'à ce que Gallia se remette à partir dans un autre monde. Surprise, la maîtresse de maison fronça des sourcils. Elle se demandait si cela lui arrivait souvent d'avoir des blancs de cette manière. Tout comme avant, elle reprit ses esprits mais celle fois ele pu entendre un son équivoque. Perturbée, son regard affichait clairement sa surprise et un certain intérêt. Elle ne dit rien, voyant une petite couleur cramoisie apparaître sur ses joues, ce qui au vu de la situation et de la personne qui en était victime, était probablement la chose la plus surprenante qu'Ephaez vit de la journée.

« Hum… Désolée ! J-je … Je m'étais perdue dans mes pensées !… Une autre affaire qui m'est venue à l'esprit… Oui… Oui, c'est ça ! »

Elle dissimula du moins qu'elle pouvait son incrédulité. Elle ne voulait pas lui manquer de respect, plus maintenant ou du moins pas encore. Elle se voulait diplomate et lancer des piques au tout début de ce jeu de question-réponse serait contre-productif. Lui offrant un simple hochement de tête pour lui faire comprendre qu'elle la croyait, son interlocutrice reprit un peu contenance.

« Hum… Je n'ai toujours pas répondu à votre question quand j'y pense.  Hé bien, puisque cela vous intéresse, j'ai commencé par vous uniquement parce que vous êtes la première de ma liste dans l'ordre alphabétique. Je n'ai pas de classement prioritaire concernant les membres problématiques de votre guilde. Les autres heureux élus à devoir être auditionnés sont…  »

Elle comprend effectivement le raisonnement, pragmatique de l'enquiquineuse. Si elle devait agir par ordre de priorité stratégique, Cana ne viendrait pas en premier lieu, mais pas le maître de guilde non plus. Bien trop têtu pour cela.  Alors qu'elle se mit à compter la liste des membres à interrogés, elle lui offrit toute son attention, tentant d'associer chaque nom au crime dont ils étaient accusés. Elle s'attendait à moins de nom mais touts avaient un sens pour elle. Une fois que la liste fut conté, la femme que la métisse prenait pour une comparse pu reprendre son souffle. Elle avait les yeux clos, tentant de ne rien oublier.

« A mon tour de vous interroger, Cana. C'est le jeu, après tout... Non, je ne compte pas vous demander des choses sur votre vie amoureuse si cela vous inquiète. Pas tout de suite en tout cas ! Je suis bien plus intéressée par savoir comment vous en êtes arrivée ici. Parlez-moi de votre passé depuis votre intégration à Fairy Tail jusqu'à aujourd'hui. Ce doit sûrement être captivant à écouter ! »

Crotte. Encore une question sur sa vie personnelle. Tout du moins pas la sienne mais celle de sa chère moitié. Maudissant cette curiosité étrange et l'intérêt qu'elle pouvait avoir envers Cana, Ephaez se levai, posant le panier sur l'espace inoccupé des deux jeunes femmes sans piper mot. Elle prépara rapidement les deux jus de fruits, celui à la mangue dont elle était folle et les ramena avec elle, tendant celui de Gallia à cette dernière.

«Je vous en prie, voici votre boisson non alcoolisée et fruitée. Et pour répondre à votre question, il va me falloir remonter jusqu'à ma naissance. Je ne ferait que raconter les détails importants, sinon nous en aurions pour toute la soirée et je doute que vous ayez la possibilité d'offrir autant de temps à vos interrogatoire.»

Elle prit une grande inspiration avant de lancer à plein régime sa mémoire. Toutes les conversations avec Cana, toutes les histoires dont elle a entendu parlé elle tentait d'en faire un conte réaliste, crédible où les espaces manquants ne seraient pas trop visible. Elle parlait de son enfance à Fairy Tail, le fait qu'elle en fut une des membres les plus anciennes de la génération de Natsu. Comment elle avait survécu en tant que jeune fille à la mort de sa mère et au fait que son père n'était jamais présent et qui ne connaissait pas son existence.

Elle prit une pause, imitant la gêne que cela devrait lui causer. Elle sourit un peu, s'imaginant à la place de celle qu'elle incarnait et se voile d'un air nostalgique, presque mélancolique. Elle récupère une nouvelle fraise, sans la faire passer sur son corps, la goûtant au naturel. Elle en profite pour jeter des regards vers la curieuse qui semblait l'écouter toute ouïe. Elle raconte ensuite, lors de l'arrivée de Lucy, Makarov, leur père et maitre de guilde citait justement leur tord et problème causé par eux aux conseils magiques, dont justement elle-même qui leur avait renvoyé la facture pour quinze barils d'alcool.

Un rire s'échappe de ses lèvres, mauvaise idée à coté de mademoiselle Nova qui venait justement lui rappeler cela mais elle ne pouvait s'en empêcher. Ephaez trouvait ce manque de respect et de sérieux de la part de sa petite-amie très amusant. Elle tousse malgré tout, afin de ne pas envenimer les choses. Elle narre ensuite les nouveaux membres sont arrivés, au final Ephaez raconte l'histoire de Cana au travers des autres membres, n'utilisant que des souvenirs précis pour la mettre en avant de temps en temps.

«Et enfin, nous avons enfin pu sortir d'Edolas, et à notre retour...Les choses étaient différentes pour tout le monde.»

Elle se souvenait effectivement du monde avant que la perversion ne devienne loi. L'étrange magie affectait les gens différemment et Ephaez n'en faisait pas exception. Se penchant de nouveau face à l'inquisitrice, la domestique soupira, passant une main sur son front. Elle avait omis de narrer son histoire depuis le retour de Cana jusqu'à maintenant, à savoir leur rencontre et les quelques petites broutilles du genre. Elle se presse de les ajouter, prenant une gorgée de son jus de mangue.

«Ensuite, vous vous en doutez. J'ai rencontré ma petite-amie, j'ai eu quelques aventures à droites et gauche et j'essaie de ne pas saccager ce petit nid douillet que je possède.»

Elle avait fait un long monologue qui lui avait donné des sueurs froides. Elle espérait sincèrement que ce genre de question ne reviendrait pas et qu'elle pourrait se débrouiller mieux aux prochaines. Elle avait eu le sentiment de se confier à une amie plutôt que de faire un rapport à une représentante du Conseil et cela l'avait perturbé. Elle ne pouvait pas la voir de la sorte, baisser sa garde signifiait se mettre en danger. Elle était néanmoins étonnée de ne pas avoir été découverte jusqu'à présent et s'en félicitait. Son amour pour Cana payait.

Si sa réponse était satisfaisante, elle ne le savait pas encore, mais dans le doute, c'était à son tour de poser une nouvelle question. Elle se demandait si elle pouvait déjà passer à des questions personnelles. Après tout ce n'était pas le but premier de cette discussion mais l'impérieuse blonde ne s'en était pas privée. Hésitante, elle finit par céder à sa curiosité. Elle se rapproche de celle-ci avec un petit sourire et prend sa main, pour la comparer à la sienne...

«Puisque c'est mon tour et que vous êtes directement partie sur ma vie privée, je ne me gênerais pas. Êtes vous métisse, Gallia ? Votre couleur de peau ressemble étrangement à la mienne et cela me perturbe énormément. Vous n'en avez ni l'accent, ni l'attitude. Et je ne pensais pas que les étrangers étaient acceptés au conseil magique.»

Elle finit par lâcher son bras, qu'elle n'avait pas prise avec force. Elle savait que cette question ne mènerait pas large, cela lui faisait perdre un peu de son avantage mais elle ne pouvait attendre plus longtemps avant de satisfaire ce qui était devenu un besoin de savoir. Elle se recule un peu sur le canapé, regardant les réactions de sa convives et partenaire de jeu. Étrangement sage, elle dégageait une aura entièrement différente de celle qu'elle possédait au début de leur entretient. Beaucoup moins menaçante, elle faisait presque docile et agréable.

Se pourléchant la commissure des lèvres, elle s'assurait de n'avoir aucune trace de jus ou de fraise. Le calme ambiant était propice aux confessions, elle se décide de rajouter une nuance à sa question.

«Vous avez toujours rêvé de représenter l'ordre et la justice, mademoiselle Nova ?»

Cette dernière interrogation avait été dite d'une voix plus douce qu'elle ne l'avait voulu, presque séductrice, elle en rougit légèrement mal à l'aise et se gratta à hauteur de sa marque rouge sur sa joue. Son corps ne trahissait plus les légères tendances à la tromperie qu'elle aurait pu avoir si elle avait véritablement été Cana.
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Gallia Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mer 19 Avr - 18:49

Avalant quelques fraises tout du long et sirotant le jus de mangue offert par son hôtesse, Gallia écouta attentivement le récit autobiographique de cette dernière. La magicienne apprit ainsi que, comme elle, Cana Alberona avait été orpheline à un jeune age et avait rejoint Fairy Tail très jeune pour essayer de compenser son père inconnu et absent, mage sans doute lui aussi. Un moment d'émotion eut lieu sans surprise avec un sujet aussi délicat. L'inquisitrice pouvait ressentir un peu de sympathie pour celle-ci mais n'en fit guère montre. Elle était venue en mission auprès de la cartomagicienne au nom du Conseil Magique et non à titre personnel. Il lui fallait tenir son rang même en ces circonstances. Le récit avait des zones d'ombre, bien sûr, mais cela n'avait pas d'importance jusque-là. Rien ne laissait transpirer un quelconque secret honteux de la maîtresse des lieux.

Avec un air morne après avoir remué ces mauvais souvenirs, la femme aux cheveux violets fit une première pause pour se restaurer et échanger quelques regards admiratifs ambigus avec la blonde, leur façon de croquer et savourer les fraises ne l'étant pas moins. Avec une indolence chargée de sensualité, la chipie runique aimait à ouvrir le fruit de ses dents et passer sa langue à l'intérieur sur la chair rouge pour se repaître du goût acidulé des fruits. En face, la métisse ne manquait de ce spectacle allusif à tout autre chose. Elle-même continuait à passer de façon suggestive ses fraises sur son corps pour les parfumer même après avoir repris le cours de son récit. La femme aux oreilles de lapin en arriva enfin à l'un des motifs de la visite de Gallia, cette fameuse facture jugée abusive pour quinze tonneaux de bière transmise au Conseil Magique et qui avait attiré sur Cana Alberona les foudres des conseillers. Circonstance aggravante, les réprimandes adressées à maître Makarov Dreyar pour discipliner les membres de sa guilde à ce propos étaient restées sans réponses. Si ce n'était la connivence débonnaire de Jycrain puis les événements de la Tour du Paradis qui les avait pris de cours, les anciens conseillers se seraient attaqués au problème bien plus tôt. Les nouveaux, eux, s'en étaient emparés à bras-le-corps d'entrée et avait agi en conséquence. Sans plaisanter ni tergiverser. Aussi, le rire de « Cana » à l'évocation de ses méfaits fit froncer les sourcils de la peste du Conseil Magique. Il ne fallait pas tout de même abuser en sa présence.

« Mes supérieurs n'en rient pas eux ! » Lui fit-elle remarquer d'un air neutre, chercher plus à modérer son enthousiasme qu'à la blâmer de crainte de gâcher le climat propice aux confidences que l'inquisitrice s'était donné tant de mal à établir.

Le message passa bien à qui de droit. La beauté exotique toussa pour calmer son fou-rire et reprit avec sérieux la suite du récit. Elle conta notamment les événements d'Edolas, mal connus du Conseil mais aussi et surtout du grand public, qui avait eu un grand impact sur ce monde en faisant monter le niveau de libido de tout le monde sur Earthland. Se désaltérant, « Cana » en vint aux choses les plus récentes dans sa vie.

« Ensuite, vous vous en doutez. J'ai rencontré ma petite-amie, j'ai eu quelques aventures à droite et gauche et j'essaie de ne pas saccager ce petit nid douillet que je possède. »

Gallia haussa les sourcils sur la mention d'aventures, qu'elle interpréta spontanément dans le contexte comme extra-conjugales plutôt que liées à son activité de magicienne de guilde, avant de reprendre une façade plus austère, ne voulant pas paraître juger la vie sentimentale de la belle femme qui les lui confiait de son plein gré sur la base d'un possible quiproquo. Ses propres envies libidineuses cherchaient à lui jouer des tours pendables, décidément.

« J'imaginais votre relation de couple plus ancienne. Rapport à l'influence positive que votre moitié a sur vous à voir cet intérieur si propre et bien rangé. Ça ne se fait pas si vite de changer les mauvaises habitudes de...hum…  fêtarde. » Affirma-t-elle pour associer son instant de stupeur à autre chose que le détail croustillant brièvement fantasmé.

Le récit autobiographique terminé, l'hôtesse fût pensive, cherchant sans doute quoi demander à la blonde devant elle. Cette dernière craignit un bref instant que celle-ci n'ait plus de questions, mettant ainsi fin à leur petit jeu de séduction si amusant. Gallia but une dernière gorgée de son jus de mangue, reposa son verre vide et cligna les yeux. Un soupir lui échappa. Elle eut un petit sursaut lorsque la maîtresse des lieux s'approcha un peu et lui saisit la main en l'accolant à la sienne. La femme en blanc crut même, lorsque la femme aux oreilles de lapin examina de plus près sa peau, qu'elle allait lui faire un baise-main. Un frisson d'excitation la parcourut alors que ce geste entretenait la douce chaleur que l'inquisitrice ressentait plus bas dans son corps depuis quelques instants.

« Puisque c'est mon tour et que vous êtes directement partie sur ma vie privée, je ne me gênerais pas. Êtes vous métisse, Gallia ? Votre couleur de peau ressemble étrangement à la mienne et cela me perturbe énormément. Vous n'en avez ni l'accent, ni l'attitude. Et je ne pensais pas que les étrangers étaient acceptés au Conseil Magique. »

La présumée buveuse relâcha sa main en douceur, sans la moindre contrainte, et s'enfonça plus loin sur le divan, refluant sagement après son approche osée. Éprouvait-elle des regrets ? Pour sa part, l'inquisitrice n'aurait pas été hostile à ce que ce premier contact physique entre les deux femmes dure plus longtemps. Encore troublée, elle ne pipa mot sur le fait que la métisse l'avait appelé par son prénom, réduisant un peu plus la distance entre elles.

Une nouvelle fois, la rêverie libidineuse de la peste du Conseil Magique aller venir la tourmenter. Elle n'avait jamais manqué d'imagination ni même de fantasmes auparavant mais, depuis l'ouverture du fameux portail de la luxure, cette dernière était bien souvent teintée de visions à caractère salace et même perverses. Mais, cette fois-ci, la magicienne en blanc était prête à les canaliser. Respirant calmement, elle ferma les yeux en focalisant ses pensées sur la question posée pour oublier le reste du monde en cet instant, parvenant à un état presque ascétique. La blonde était sur le point de réussir à évacuer le trop plein de lubricité de son esprit quand…

« Vous avez toujours rêvé de représenter l'ordre et la justice, mademoiselle Nova ? » Demanda la merveille aux cheveux violets d'une voix suave.

Ce ton enchanteur ne manqua pas d'émoustiller un peu plus la chipie runique, rompant sa concentration en recentrant son attention sur elle, l'objet de ses désirs inavoués. Posant de nouveau les yeux sur « Cana », l'inquisitrice aperçut les rosissements au niveau de ses pommettes. Trop sexy ! Impossible de ne pas penser à des choses licencieuses à cet instant en l'observant.

La beauté exotique lui apparut dans une nouvelle vision libertine. La belle aux oreilles de lapin se volatilisa du canapé pour subitement se trouver derrière elle, lui massant les épaules avec un toucher soyeux, ses caresses ayant des effets aussi tantriques que relaxants. Son souffle chaud frôlait lascivement le côté le creux de son cou si sensible, accroissant encore son désir. Ses soupirs d'aise entêtants murmuraient aux oreilles de l'inquisitrice, attisant ses passions charnelles. Les mains de la tentatrice descendirent plus bas sur sa poitrine sans croiser la moindre résistance, ni opposition de la part de la blonde hypnotisée par cette puissante volupté affleurant de toute part de son être. Son bustier s'évapora, offrant ses seins nus et pointant aux caresses aphrodisiaques de la déesse au teint mate. Celle-ci semblait trouvait une source de plaisir en chaque endroit qu'elle touchait sur cette poitrine gironde et pleine, la soupesant et la pétrissant à chaque mouvement. Ses doigts adroits attouchaient avec talent ses auréoles et ses mamelons enflés, les effleurant et triturant avec amour. Le pelotage sensuel cessa sans prévenir.
« Cana » réapparut devant elle sur le canapé, nue et alanguie, presque allongée sur le dos. De ses pieds, elle entreprit de reprendre les frictions qui avait été cessées sur les lourds globes de chair de la blonde. À sa grande stupeur, la femme aux cheveux violets s’avéra aussi dextre de ses pieds que de ses mains pour ces attouchements, procurant à sa partenaire un plaisir insoupçonné. L'un des pieds descendit plus bas, sur la jambe de Gallia. À son contact, le pantalon taille basse de celle-ci disparut à son tour, la laissant seulement avec son mini-string rose. De son gros orteil, la métisse se mit à frotter contre le sous-vêtement au niveau de son bouton du plaisir et de ses lèvres intimes. L'effet fût radical. Déjà très excitée, la chipie runique était au bord de l'extase et se mordit la lèvre inférieure pour ne pas geindre de plaisir. L'autre pied quitta sa poitrine pour venir au niveau de sa bouche pour l'orteil effleurer ses lèvres douces. N'y tenant plus, l'inquisitrice goba celui-ci pour lui offrir une succion torride...

La peste du Conseil Magique revint de nouveau à la réalité, ignorant combien de temps elle avait eu son moment d'absence. Les joues tout aussi pourpres, si ce n'est plus que son interlocutrice, elle s’éclaircit la voix longuement, rassemblant ses esprits.

« Ça fait deux questions distinctes, là ! » Déclara Gallia pour gagner du temps. « Je ne répondrais qu'à la première. Pour la seconde interrogation, il faudra attendre votre prochain tour, mademoiselle Alberona. »

La remarque, terre à terre, lui permit de se dégriser un peu de ses pensées coquines. Elle recroisa ses jambes, espérant futilement par ce mouvement éloigner son envie de se masturber au souvenir de ses visions.

« Je vous dois une réponse, cependant. » Soupira l'inquisitrice, réalisant que le jeu qu'elle avait proposé était devenu avec son hôtesse plus émoustillant encore que ce que la chipie runique avait pensé.

« Le Conseil Magique ne recrute pas en son sein de mages étrangers. Je suis belle et bien ressortissante du royaume de Fiore. Et si j'ignore mes origines exactes, je suis certaine de ne pas être métisse. Mon teint que vous trouvez si semblable au vôtre est dû en fait au bronzage intensif. Je passe depuis l'âge de douze ans mes périodes libres sur les plages d'Akane Beach où ma peau a fini par prendre et garder cette belle couleur caramel. J'en suis très fière car elle attire beaucoup les regards... intéressés ! » Avoua la blonde, songeant que sa dernière phrase prêtait à interprétation ouverte.

Avec une pointe d'audace, un brin de fantaisie mais aussi l'envie de provoquer cette hôtesse sexy qui lui inspirait des désirs coupables, elle poursuivit d'une voix plus troublante, vaguement sulfureuse, avec un sourire amusé.

« Toujours perturbée, Cana ? Si vous êtes encore incrédule, vous pouvez toujours me demander de vous prouver ce que j'avance lors de votre tour. Je le ferais. Mais, je vous demanderai ensuite de faire la même chose pour me prouver que vous êtes bien métisse ! Hi hi hi ! » Taquina Gallia en gloussant, une lueur espiègle dans le regard.
Qu'elle se trompe ou pas sur ce qu'oserait son hôtesse n'avait pas d'importance. Le jeu, vicieux en lui-même, poussait aux excès et dérapages en tout genre. C'était cela qui le rendait si amusant, finalement.

Se levant de la banquette, la magicienne en blanc fit quelques pas pour se dégourdir les jambes et, accessoirement, contenir un peu mieux ses pulsions lubriques. C'était à son tour de poser une question. L'inquisitrice voulut faire un peu bouger les lignes.

« Vous êtes une femme heureuse et épanouie en couple, apparemment. Je ne vous demanderai rien sur votre compagne elle-même... même si je vous envie d'avoir quelqu'un qui sait si bien s'occuper de votre demeure et se montre si attentionnée pour votre personne ! Je suis plus curieuse sur vous-même, en fait. Comment l'avez-vous séduite, mademoiselle Alberona ? Cela peut vous semblez indiscret mais j'aimerai savoir quels atouts avez-vous utilisés pour l'attirer à vous et que votre relation dure au-de-là d'une nuit d'ivresse passionnelle. » Osa demander la chipie runique, son interrogation commençant à entrer dans le domaine de l'intime.

Sa question enfin posée, elle se retourna vers la fenêtre ouverte et se pencha en avant pour s’y accouder, ses yeux se perdant dans le vague en observant les silhouettes des bâtiments de Magnolia au loin. Son ouïe guettait toutefois avec attention la réponse de « Cana », la blonde lui portant maintenant un intérêt… inavouable.

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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Sam 29 Avr - 22:36

La proximités des deux jeunes femmes au teint mat. Leur échanges de regards trahissant les effets libidineux des portails. Ce flirt presque effronté entre elles. Ephaez n'avait pas pour habitude de se retrouver dans ce genre de situation, malgré l'augmentation de son stupre. Elle avait apprit à les canaliser pour celle dont elle était tombée amoureuse. La femme qui l'avait aidé, malgré elle, à échapper à son passé. Pourtant, toute cette fidélité, toute ce contrôle et ses émotions se voyaient chamboulées pour la première fois par Gallia Nova. Une femme qui incarnait les ennuis pour sa Cana. Une femme dont le rôle devrait rappeler à la métisse de la mépriser. Une femme à qui elle devrait cracher au visage plutôt que de lui offrir des fraises et de la voir les dévorer de manière aussi tendancieuse. Et pourtant, au fil de la discussion. Au fil de sa descente alcoolisée. Au fil des regards et des fraises l'hôtesse aux oreilles de lapine se retrouve à partager un moment agréable, intime dans un jeu d'échange de confession. Un retournement de situation bien particulier qui la troublait, lui plaisait et la rendait coupable également.

« J'imaginais votre relation de couple plus ancienne. Rapport à l'influence positive que votre moitié a sur vous à voir cet intérieur si propre et bien rangé. Ça ne se fait pas si vite de changer les mauvaises habitudes de...hum…  fêtarde. »

Effectivement, la véritable Cana n'avait pas changé autant que cela depuis les débuts de leur relation amoureuse. Bien que lentement, les efforts quotidiens de la belle à la crinière améthyste forgeaient très lentement sa dulcinée et elle ne désespérait pas de finir par en faire une femme respectable. Aussi longtemps qu'elle devra persister. Sachant pertinemment qu'elle ne pouvait dévoiler la vérité, elle mentit effrontément, se cachant derrière des paroles qu'elle aimerait être vraie.

«Et bien, c'est difficile à l'admettre mais je sais que vous ne direz rien...Ma chérie a une très grande influence sur mon comportement. Elle me donne envie d'être meilleure. Alors j'essaie d'être celle qui la mérite. Elle fait tant de chose pour moi...»

Une chimère, un rêve, un fantasme de son esprit qu'elle donnait vie dans ce mensonge. Une réalité factice pour l'inquisitrice. Cependant, cette petite trahison dans cet échange de vérité n'avait pour but que de prolonger leur instant, leur petit moment d'échappatoire.

Une nouvelle fois, miss Nova se retrouva silencieuse, perdue dans ses pensées en fixant sa partenaire de jeu. N'essayant pas de briser ce moment, elle ne pouvait s'empêcher de se demander comment une personne possédant autant de pouvoir possédait autant de moment de faiblesse et d'ouverture. L'attente se fit plus longue que les précédentes, au point qu'elle venait de faire tomber une fraise quand elle se mit à parler.


« Ça fait deux questions distinctes, là ! Je ne répondrais qu'à la première. Pour la seconde interrogation, il faudra attendre votre prochain tour, mademoiselle Alberona. »

Déçue de cela, elle fit une petite moue et ronchonna dans son coin. C'était le jeu après tout, il n'y avait pas de passe droit pour elle. Hésitant à user de son droit de la fessée, cette idée s'en alla très vite, ce serait un abus de sa part après tout. Et elle ne comptait pas l'utiliser sans véritable raison. Malgré tout, elle eut sa réponse assez vite, pas d'attente interminable ni de détour.

« Le Conseil Magique ne recrute pas en son sein de mages étrangers. Je suis belle et bien ressortissante du royaume de Fiore. Et si j'ignore mes origines exactes, je suis certaine de ne pas être métisse. Mon teint que vous trouvez si semblable au vôtre est dû en fait au bronzage intensif. Je passe depuis l'âge de douze ans mes périodes libres sur les plages d'Akane Beach où ma peau a fini par prendre et garder cette belle couleur caramel. J'en suis très fière car elle attire beaucoup les regards... intéressés ! »

Finalement, elle avait eu tord. Curieuse de son incapacité à donner ses origines, elle supposait qu'elle avait été adopté. Elle se mordit la lèvre, frustrée de s'être trompée et de la perte de cette chance. Ses dents s'enfoncèrent plus profondément quand elle termina sa phrase. Elle tentait de fuir ses yeux et sa peau, regardant la table bien moins intéressante. Effectivement, elle ne s'était pas montrée discrète et toutes deux savaient que l'autre la reluquait mais de le faire remarquer d'une manière aussi...peu subtil. Heureusement qu'elle n'avalait rien à ce moment, sinon elle était partie pour une nouvelle quinte de toux.

« Toujours perturbée, Cana ? Si vous êtes encore incrédule, vous pouvez toujours me demander de vous prouver ce que j'avance lors de votre tour. Je le ferais. Mais, je vous demanderai ensuite de faire la même chose pour me prouver que vous êtes bien métisse ! Hi hi hi ! »

Cette proposition très perturbante la pris au dépourvu. Et son gloussement amplifia son impression. Elle ne s'attendait pas à ce qu'elle se détente et se sente à l'aise à ce point. Elle ne manquerait pas de lui répliquer au nez mais avant ça, elle récupéra la fraise qui lui avait échappé et qui s'était glissée dans son décolleté. Comme par hasard, il fallait forcément qu'elle tombe ici. La délogeant en faisant remuer sa poitrine, la jolie métisse réussi à l'extirper avant de le croquer d'un coup sec.

«Je suis perturbée...Je ne mentirais pas. Mais je ne m'attendais encore moins à ce que vous transformiez cette interrogatoire et ce jeu de vérité en action et vérité. Vous sentez vous donc aussi à l'aise avec moi au point de jouer de manière aussi...Aussi..»Elle cherchait le mot, se refusant à dire sulfureuse ou impliquer qu'il y avait quoique ce soit d'érotique entre elles ! «D'aussi déplacée ! Je vous en mettrais presque la fessée !»

Voilà, rappel de la règle. De la punition. Première menace faite. Elle espérait que cela suffirait pour calmer ses ardeurs un petit peu. Mais son tour venait de se terminer et bien elle s'attendait à tout à présent qu'elle voyait la bronzée se montrer aussi invitante avec elle.

« Vous êtes une femme heureuse et épanouie en couple, apparemment. Je ne vous demanderai rien sur votre compagne elle-même... même si je vous envie d'avoir quelqu'un qui sait si bien s'occuper de votre demeure et se montre si attentionnée pour votre personne ! Je suis plus curieuse sur vous-même, en fait. Comment l'avez-vous séduite, mademoiselle Alberona ? Cela peut vous semblez indiscret mais j'aimerai savoir quels atouts avez-vous utilisés pour l'attirer à vous et que votre relation dure au-de-là d'une nuit d'ivresse passionnelle. »

La voyant s'éloigner un peu et prendre l'air, le visage d'Ephaez se tournait un peu afin d'admirer son fessier. Elle n'avait pas eu le temps de l'admirer autant qu'elle l'aurait souhaité mais en la voyant se diriger vers la fenêtre, elle pu voir ses muscles postérieurs et cria intérieurement sous ce spectacle. Elle toussa un peu, se reprenant en réfléchissant à sa question. Une question bien audacieuse mais plus aisée à répondre pour elle. Souriante, elle restait sur le canapé posant les fraises sur la petite table.

«Et bien, c'est une histoire assez particulière mais je vais vous la raconter. Premièrement, il faut savoir que c'est elle, qui est tombée amoureuse de moi en première. Elle m'a expliqué que j'arrivais à lui faire oublier ses soucis. Que j'étais quelqu'un avec qui elle se sentait épanouie. Je ne sais pas ce qu'elle a vu en moi. Mais au final, c'est elle qui m'a conquise et non l'inverse.»

Elle prend une grande inspiration. Ceci n'était qu'un bref résumé et elle n'avait pas terminé. Elle éviterait les détails croustillants pour se concentrer sur les grandes lignes. Après tout, les atouts mis en avant restaient d'un domaine bien plus intime et personnel.

«Elle était ma domestique. A vrai dire elle l'est toujours, techniquement. Peu de chose ont changé depuis que nous nous sommes mis ensemble. Elle s'occupe du foyer, je ramène l'argent sur la table. Au début nous n'avions qu'une relation purement professionnelle, bien que teintée de flirt de-ci, de-là je l'admets. Mais lorsqu'elle m'a fait sa confession, les choses ont commencé à changer. J'ai finis par apprécier chacun de ses petits gestes, ses manies, son odeur et vous voyez où je veux en venir. Elle m'a fait tombé amoureuse d'elle en restant celle qu'elle étant. Sans artifice ni masque.»

Elle n'ajouta rien de plus. Il n'y avait pas besoin de rentrer plus dans la matière alors elle se contenta de penser à sa prochaine question. Elle n'allait évidemment pas lui demander de prouver son bronzage ni même de reposer sa question sur son désir d'être inquisitrice. Non, la loi du talion régnait dans ce jeu et à présent, c'était à son tour de poser une question intime, indiscrète.

«Dites-moi donc, Gallia...»Croisant une jambe de manière exagérée pour la décroiser et mettre l'autre en avant, Ephaez se mit en avant, se voulant taquine, sournoise, tentatrice pour cette question. Le timbre de sa voix se fit plus douce, plus chaleureuse.«Expliquez-moi pourquoi...Vous semblez perdue dans votre esprit si régulièrement en ma compagnie.»

Cet événement c'était produit bien trop de fois pour qu'il ne m'interpelle pas. Et plus elles passaient du temps ensemble, plus ses absences semblaient se faire longues. Si cela continuait, elle pourrait être capable de la jeter dehors où même de la ligoter à une chaise sans aucune résistance.

Elle se leva pour aller rejoindre son invité, se plaçant à sa gauche avec un fin sourire elle lui prit la main une nouvelle fois afin de l'inviter à se remettre sur la canapé. Ce contact, bien qu'éphémère et utilitaire, offrait une petite chaleur au visage de l'hôtesse. Pour la deuxième fois en très peu de temps, elle lui prenait la main. Il s'agissait là d'un contact qui ne devrait rien lui faire, après tout ce n'était pas comme si elles faisaient des gestes inopportuns et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de rosir à cela.

Une fois que la belle aux yeux améthyste se reposa sur le canapé, elle se mit de manière à mettre en avant la grâce de son corps. Juste pour cette fois, juste pour cette question, elle allait provoquer l'inquisitrice de son corps. Usant de ses charmes, elle offrit une vue aussi bien plongeante sur sa poitrine qu'entre ses cuisses. Bien qu'aucune trace n'y était visible, le tissu avait été tiré et on pouvait deviner les formes de son intimité. Très gênée de sa propre décadence, elle tenta de tenir aussi longtemps que possible cette position, au moins jusqu'à ce que Gallia parle.

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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mer 3 Mai - 19:52

Loin d'être innocente, la question de Gallia intéressait plus en elle la femme sensuelle que l'inquisitrice. Le Conseil Magique se fichait comme d'une guigne de la vie privée des mages à moins de pouvoir en tirer quelque chose de nécessaire pour l’accomplissement de son devoir de police des mages. Malgré le changement survenu avec l'ouverture des portails de la luxure, son actuel président, Gran Doma continuait de s'illustrer par sa droiture, sa rigidité même diraient certains, sur ce sujet. Sa probité lui faisait honneur. Mais, cela n'empêchait pourtant pas bien des serviteurs du Conseil Magique de procéder à leur guise, parfois jusqu'à l'abus, au cours de l'exercice de leurs fonctions. Toutefois, les apparences devaient être sauves autant que possible pour ne pas prêter le flanc à la critique et aux reproches. En tant qu'enquêtrice attitrée, la chipie runique avait sa philosophie toute faite à ce sujet : Tous les coups étaient permis tant qu'ils étaient payants. Il lui était arrivée de dépasser les bornes plus d'une fois mais, jusque-là, elle s'en était tirée à bon compte avec sa hiérarchie. Et, aujourd'hui encore, cambrée à la fenêtre de la chambre de pension de son hôte dans une pose aguicheuse devant cette « Cana Alberona », la magicienne ne doutait pas qu'il en serait de même en posant des questions indiscrètes à cette dernière. D'autant plus qu'elle-même participait à cet échange de confidences avec les mêmes obligations en retour.

La peste du Conseil Magique inspira un grand coup d'air pur avant de commencer à faire le point de la situation. Elle n'appréciait que moyennement l'odeur alcoolisée à l'intérieur de la pièce, lui préférant des senteurs plus naturelles. La femme en blanc s'offrait ainsi un répit en détournant le regard de son hôtesse si sexy dont la vue ne cessait de faire travailler sa libido. Cette beauté exotique l'attirait grandement, chose qu'elle n'aurait jamais cru possible à la lecture de son dossier. Alcoolique notoire, personnalité insolente, membre d'une guilde bête noire du Conseil Magique… Il n'y avait sur le papier rien qui justifiait une quelconque envie à son égard de la part de l'inquisitrice. Celle-ci l'avait même imaginé franchement en épave pathétique, saoule et avachie au milieu d'une pièce pleine de détritus et d'autres substances organiques de nature douteuse. C'est tout l'inverse qui l'avait reçu à son domicile. Une jeune femme fraîche dans un décor propre et ordonné, empestant certes l'alcool mais pas du tout en état d'ébriété à cette heure-ci, plutôt agréable et fort jolie de plus. Surtout avec cette tenue révélatrice qui mettait ses courbes en valeur. Très attirante donc et tout à fait dans ses goûts personnels. Les désirs de la blonde, ouverte aux deux sexes avec une préférence pour le saphisme, s'en étaient trouvés vite aiguillonnés malgré à sa propre initiative un premier contact irritant, l'obligeant ensuite à revoir son approche. Non que Gallia s'était attendrie mais le changement de pied s'avéra plus productif, permettant de tirer de son interlocutrice plus de choses que la confrontation verbale initiale en mode agressif. Et ce n'était pas fini !

La quinte de toux que poussa « Cana » interrompit sa réflexion. La réponse à sa question venait enfin.

« Hé bien, c'est une histoire assez particulière mais je vais vous la raconter. Premièrement, il faut savoir que c'est elle qui est tombée amoureuse de moi en première. Elle m'a expliqué que j'arrivais à lui faire oublier ses soucis. Que j'étais quelqu'un avec qui elle se sentait épanouie. Je ne sais pas ce qu'elle a vu en moi. Mais, au final, c'est elle qui m'a conquise et non l'inverse. »

À l’écoute, l'inquisitrice soupira d'une façon qui se voulut discrète. Dos tourné à son interlocutrice, son attention était malgré tout totalement orientée vers la métisse lui parlant. Elle redressa sa tête et tendit ostensiblement son oreille pour encourager celle-ci à poursuivre. Bien que ne se retournant pas plus, la blonde ressentit le regard posé sur elle par son hôtesse, appréciant la vue sur sa croupe et ses formes. Cela flatta grandement la magicienne qui se tortilla légèrement pour offrir un peu de spectacle alléchant à cette dernière. « Cana » poursuivit son récit.

« Elle était ma domestique. À vrai dire, elle l'est toujours techniquement. Peu de choses ont changé depuis que nous nous sommes mis ensemble. Elle s'occupe du foyer, je ramène l'argent sur la table. Au début, nous n'avions qu'une relation purement professionnelle bien que teintée de flirt de-ci de-là, je l'admets. Mais lorsqu'elle m'a fait sa confession, les choses ont commencé à changer. J'ai fini par apprécier chacun de ses petits gestes, ses manies, son odeur et vous voyez où je veux en venir. Elle m'a fait tomber amoureuse d'elle en restant celle qu'elle était. Sans artifice ni masque. »

« Vous avez de la chance ! » Affirma dans un souffle la chipie runique, vaguement rêveuse.

Ses yeux se fermèrent un instant. Bercée par le son de la voix de la maîtresse des lieux, Gallia se laissa de nouveau distraire par ses songeries licencieuses. Inconsciemment, son bassin se mit à onduler d'une façon tentatrice sous le regard de la femme aux oreilles de lapin, délivrant un message subliminal à l'attention de cette dernière : Touche-moi !


Vision de rêve:
 


Dans cette nouvelle hallucination fantasmatique, l'inquisitrice se tenait dans la même position qu'actuellement. Sa vêture était absente si ce n'était son mini-string rose, comme si cette nouvelle situation était à la suite de sa dernière vision éveillée. Ses gestes respiraient la sensualité, son corps se penchant, pliant, cambrant, courbant, déhanchant et bougeant avec une lenteur toute calculée pour être optimalement séductrice. La blonde fit un mouvement de tête à l'attention d'une personne derrière elle, l'invitant à venir et oser. Se voyant soudainement de face, devant un miroir, la magicienne aperçut derrière elle la personne à qui était destinée cette exhortation épicurienne. Nue elle aussi, « Cana » se tenait debout tout près de son invitée, ses yeux mi-clos et pourtant luisants exprimant les mêmes envies charnelles que celles brûlant en Gallia. Le message de la volupté avait bien été entendu par la beauté exotique. Celle-ci s'avança d'une démarche féline en faisant languir l’autre femme en chaleur avant de placer son pubis contre ses fesses et de le frotter en un simulacre de saillie lorsque ses mains se posèrent avec délicatesse sur les hanches de la visiteuse à l'imaginaire coquin, évoquant une prise en levrette de la belle. Le corps de la femme aux cheveux violets se pencha plus en avant pour coller à celui de la blonde torride, partageant entre elles la chaleur, ses formes épousant les siennes en se contorsionnant avec une synchronisation parfaite entre elles. Un soupir lourd et éloquent échappa à la peste du Conseil Magique à l'instant où la poitrine de la métisse se pressa en douceur sur son dos. Les mains douces de l'hôtesse remontèrent des hanches en caressant son ventre et sa poitrine gonflée. Son souffle chaud vint titiller la chair tendre du cou de la blonde. Un baiser fut déposé sur sa nuque, l'émoustillant encore plus. Gallia se mordit la lèvre inférieure pour étouffer un gémissement de plaisir. Cette diabolique tentatrice allait la rendre folle ! Les mains de la beauté exotique passèrent sur ses auréoles en les effleurant du bout des doigts, ignorant pour l'instant ses mamelons pointant à en faire mal. Sans prévenir, les mains se mirent à suivre des trajectoires contradictoires, frustrant les tétons affamés de leurs attentions. La main droite remonta le sein pour passer sur l'épaule, le cou et finalement la mâchoire, le bout des doigts effleurant avec délicatesse les lèvres de l'inquisitrice, cherchant la moindre faille pour s'introduire dans sa bouche. La main gauche, elle, redescendit  sur le ventre, passant le nombril dont elle fit deux ou trois fois le tour en direction du pubis lisse déjà moitié exposé par le sous-vêtement. À peine entra-t-elle en contact avec ce dernier que le mini-string rose s'évapora à son tour, révélant un sexe acomoclite et moite mis en valeur par une marque de bronzage laissant en contraste dans la chair de ce corps bronzé la trace claire d'un maillot bain tout aussi minimaliste que le sous-vêtement la couvrant habituellement. Les doigts de « Cana » vinrent recouvrir l’emplacement du bouton du plaisir. La chipie runique frémit à cet instant tant attendue, anticipant une toute prochaine jouissance…

« Dites-moi donc, Gallia… »

La voix de « Cana » interrompit à temps le songe érotique qui menaçait de l'emporter toujours plus loin, poussant machinalement la magicienne à tourner sa figure vers celle-ci, les joues empourprées par l'embarras d'être à nouveau surprise ainsi. C’était maintenant à la femme aux oreilles de lapin de proposer une question et d'avoir une réponse totalement honnête à celle-ci. Vu que la conversation s'éloignait de plus en plus d'un intérêt purement professionnel vers un terrain plus glissant, la femme en blanc avait des raisons de s'angoisser… Si elle avait des choses à cacher, du moins, comme en ce moment même avec la fascination érotique que la blonde éprouvait pour cette beauté exotique qui semblait ne pas être non plus insensible à ses charmes !
C'était non-dit mais de plus en plus aisément perceptible. Derrière le jeu de la vérité se dissimulait un tout autre jeu officieux, celui de la séduction, qui se déroulait à coup de postures, de gestes ambivalents et sous-entendus où chacune cherchait à attirer l'autre dans ses rets. Le but de celui-ci n'était à l'origine qu'une satisfaction d'ego obtenue par le fait de se savoir désirer par une autre belle femme, de s'offrir un trophée imaginaire en se ravissant sous le regard fiévreux d'envie d'une autre. Mais, dans ce duel, chacune avait marqué des points et une attraction réciproque paraissait s'intensifier et se renforcer à chaque instant passé ensemble. Jusqu'où ce jeu coquin entraînerait-il les deux femmes ? Cela restait encore à établir.

« Expliquez-moi pourquoi...Vous semblez perdue dans votre esprit si régulièrement en ma compagnie. » Demanda l'hôtesse d'une voix suave, porteuse d'une promesse de volupté.

Un silence assourdissant retomba dans la pièce. L'inquisitrice se sentit en panique à cette question qui tombait opportunément. Son cœur se mit à battre la chamade. Ses yeux couleur saphir, reflétant son trouble intérieur, ne parvenaient pas à rester de glace. D'ordinaire, Gallia jouait avec ses victimes en les enquiquinant avec ses interrogations piquantes ou orientées. Cette fois-ci, c'était elle qui était prise au piège. Que faire ? Son comportement étrange n'avait pas échappé à la demoiselle qui la recevait en sa demeure. Dire la vérité sur les visions cochonnes qui lui venaient à l'esprit en présence de cette belle métisse allait créer un moment très gênant voire humiliant pour la chipie runique. Mentir était une option parfaitement viable dans ce contexte. Ce serait loin d'être la première fois que l'inquisitrice le ferait après tout. Et elle n'en perdrait pas le sommeil pour autant. La bonne conscience qui vous travaille lorsque vous faites quelque chose de mal n'était vraiment pas pour une personne amorale dans son genre. Quelque chose incitait cependant la blonde à répondre honnêtement ce qu'il en était avec la femme aux cheveux violets malgré tout  : La curiosité de voir sa réaction. Serait-elle choquée, outrée par les extravagances lubriques qui venaient à l'esprit fertile de la plantureuse envoyée du Conseil Magique ou bien, au contraire, flattée et mise en confiance pour oser aller plus loin ? Choix difficile...

La beauté exotique ne resta pas inactive, comme si inconsciemment elle voulait empêcher sa visiteuse de gagner du temps pour réfléchir à sa réponse. D'une manière inattendue, « Cana » se leva du divan et vint rejoindre la rejoindre à la fenêtre, dévisageant avec un sourire rassurant la face carmine de l'inquisitrice. Elle lui prit doucement la main, non sans une certaine légèreté, une sorte de jovialité relaxante, pour la ramener s'asseoir sur le canapé toute proche d'elle. Impossible de fuir. Comme si de rien n'était, la métisse se fit allumeuse et se positionna de sorte à offrir une vue magnifique sur son corps, le fin tissu de ses vêtements moulant ses formes sensuelles d'une façon incitative. Elle laissa son auditrice du Conseil ensorcelée par tant de splendeur détailler du regard son corps ainsi mis en valeur sans mot dire, allumant celle-ci presque ouvertement. Devant tant de signaux positifs, Gallia fit son choix de réponse. Elle dirait la vérité mais en l'édulcorant quelque peu pour ne pas effaroucher son hôtesse. Celle-ci comprendrait indubitablement en lisant entre les lignes mais les apparences seront sauves. Le choix des mots allait être décisif.

Inspirant et expirant pleinement, positionnant son corps de sorte à faire miroir à celui de la maîtresse des lieux pour allumer celle-ci à son tour, leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre au point de pouvoir sentir leurs souffles sur le visage, la femme en blanc se lança dans sa répartie.

« Hum, hum ! » Commença-t-elle en s'éclaircissant la voix. « Il se trouve que j'ai… l'esprit actif. Je me perds parfois dans mes réflexions et mon imagination prend le pas sur la réalité quand vo… Je me sens à l'aise, très à l'aise avec certaines personnes. Quelques fantaisies … hum… libres d'interprétation qui me distraient cérébralement, voyez-vous… » Expliqua avec quelques hésitations sur les mots la blonde, son regard se perdant dans celui de son vis-à-vis, cherchant à interpréter ses émotions. « J’admets que c'est un peu frivole de ma part mais vous prie d'en faire abstraction. Je voulais pas vous mettre mal à l'aise avec cela... Ni gâcher le temps que nous partageons ensemble ! » Conclut-elle dans un souffle connoté de lascivité, indice que ses troublants songes n'étaient pas si innocents que cela.

On eut dit que les lèvres de l'inquisitrice étaient sur le point de rencontrer celles de la femme aux oreilles de lapin. L'envie était bien là. Un clignement des yeux ramena la chipie runique à la réalité, interrompant peut-être un geste affectueux déplacé ou, tout du moins, ambigu.

« Satisfaite ? » S'enquit-elle pour la forme, son visage toujours aussi proche de celui de « Cana ». « A mon tour alors ! » Affirma la magicienne, un sourire malicieux aux lèvres. Nul doute qu'elle avait une idée vicieuse derrière la tête.

« Il fait chaud ici, Cana ! Très chaud ! J'ai besoin de me rafraîchir. Ma demande va vous sembler abusive peut-être mais je me lance. Verriez-vous un inconvénient à ce que je prenne une douche chez vous ? Afin de ne pas vous importuner plus longtemps que nécessaire, nous pourrions poursuivre votre audition dans la salle de bain pendant que je suis sous l'eau si vous êtes d'accord. »

Tout sourire, dodelinant de la tête, la peste du Conseil Magique guettait toute émotion perceptible sur le visage de la beauté exotique assise face à elle. Sa demande osée l'amusait beaucoup. La blonde projetait déjà la suite de l'interrogatoire si sa demande culottée rencontrait une réponse positive. Cette situation inhabituelle, puissamment aphrodisiaque, épicerait un peu plus les choses entre les deux femmes. C'était si grisant de ne pas savoir jusqu'où elles seraient capables d'aller ensemble...



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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Ven 5 Mai - 22:58

La vie de domestique, de femme au foyer ne se voyait pas sujette à autant d'excitation, de bouleversement, de situation épineuse contrairement à celle bien plus aventureuse, dans tous les sens du terme, que celle de mage de guilde. Ephaez avait posé sa veste, rangé ses affaires, elle s'était posée pour une vie tranquille au près d'une femme bien moins casanière. Elle s'était habituée à ce rythme calme, simple, dépourvu de complication et de situation malencontreuse. Tout cela avait bien marché, jusqu'à ce qu'une certaine bronzée aux yeux azurés ne pointe le bout de son nez. En l'espace d'un temps qui lui semblait être des heures, elle avait usurpé l'identité de sa moitié, avait menti à une représentante de l'ordre magique, partager des fraises avec, raconter des parties de la vie qu'elle était censée incarner et à présent, discutait presque intimement. Il serait mentir que pour la métisse, tout ceci n'avait été qu'ennuie et inconfort. L'alcool y jouait peut-être aussi, il fallait bien l'avouer qu'elle n'avait pas fait semblant en ingurgitant le contenu d'une bouteille sous les yeux rapaces de la blonde. Reprenant des réflexes d'une vie abandonnée, s'amusant à confronter, se jouer d'une autorité qu'elle méprisait même si elle ne la concernait pas, la belle domestique se faisait une balance instable, dangereuse. Un jeu de défi. D'orgueil, de séduction, de pouvoir. Un jeu qu'elle ne pourrait probablement pas gagné, car après tout, révéler son identité créerait un chaos dans le jeu.

La vrille admirait l'aphrodite qui avait pris du soleil. L'amour était une chose complexe en ce monde où la luxure prenait le pas sur les relations monogames. Elle en avait conscience car après tout, elle était dans une relation qu'elle qualifierait de «moitié-libre». Une aventureuse aux multiples rencontres et une fidèle. Une maîtresse et une domestique. Le rang de leur relation n'était pas la cause de cette légère discrimination, on ne le lui avait pas imposé, au contraire elle ne doutait pas que cela exciterait plus que frustrerait ou blesserait sa compagne si là, tout de suite, elle trompait sa dulcinée absente avec une autre. Elle pourrait être prise en flagrant délit d'adultère que, très probablement, Cana s'inviterait pour rejoindre le duo ou se ferait spectatrice. Une drôle de relation pour un drôle de couple. Le moment que passait l'inquisitrice et son hôtesse, leur interrogatoire devenue réciproque, ce jeu de qui sera la plus maligne, qui osera abandonner les questions, voilà un événement dans la vie de la délicate Ephaez qui changerait probablement le cours de sa vie, pour le meilleur ou pour le pire, il était pour le moment impossible pour elle de le deviner.

Les absences de la femme à la paire nourricière des plus développées étaient bien intrigantes. Alors même qu'elle avait formulé la question dans sa tête, elle remarquait des mouvements étranges de la part de sa partenaire de discussion. Aurait-elle encore une de ces absences ? Décidément, pour une inquisitrice, elle devait avoir beaucoup de soucis de concentration. Cependant, étrangement même, elle eu l'envie d'user de son droit de mettre la fessée. Elle ne savait pas trop pourquoi, après tout ses manques de concentration n'étaient pas une raison suffisante pour en abuser et elle-même préférait ne pas avoir à le faire, elle se sentirait probablement bien plus mal à l'aise en l'infligeant que celle qui la subirait. Secouant sa tête pour chasser cette idée saugrenue, elle posa finalement sa question.

Fière de sa question, la chaude métisse ne se rendait pas compte à combien sa question, qui n'était que de la curiosité pure, mettait à mal la confiance du sujet de cette interrogation. De manière aussi innocente que provocatrice, elle l'avait ramené près d'elle. Pour l’empêcher de trop penser, pour l'avoir de nouveau à portée, simplement pour l'embêter. Les faits restaient les mêmes. Un contact avait été reproduit. Son corps devenait objet de désir, de manière bien plus explicite, comme si elle posait pour un de ces magasines qui devenaient de plus en plus courants dans ce monde en transformation, elle dépassait ses propres limites, sa propre raison. Le silence se faisait long, pesant autant pour celle qui avait posé la question que celle qui allait y répondre, mais enfin, une réaction, comme si mademoiselle Nova se faisait miroir, elle imite la posture de la domestique aux oreilles de lapin. Une réaction positive, provocante, l'ambiguïté était présente, presque factice, comme si elles tentaient de refouler leur envies, leur secret mais de les mettre en avant, ensemble, cherchant à faire comprendre à l'autre la même chose, ou peut-être n'était-ce qu'un malentendu.

Alors qu'elle pensait avoir la situation sous contrôle, voilà que l'interrogée s'approche du visage d'Ephaez. Elle avait en face d'elle tout. Baisser son regard impliquait d'admirer ouvertement son entrejambe ou sa poitrine. Les garder remontés forcerait le contact visuel, à un souffle l'une de l'autre. Elle ne pouvait pas dire que c'était désagréable, au contraire sous cette chaleur qui semblait venir d'ailleurs, la fraîcheur de leur respiration faisait un bien fou. Cependant, il s'agissait là d'une position des plus intimes, qui laissait peu de place, littéralement.

« Hum, hum ! Il se trouve que j'ai… l'esprit actif. Je me perds parfois dans mes réflexions et mon imagination prend le pas sur la réalité quand vo… Je me sens à l'aise, très à l'aise avec certaines personnes. Quelques fantaisies … hum… libres d'interprétation qui me distraient cérébralement, voyez-vous…  J’admets que c'est un peu frivole de ma part mais vous prie d'en faire abstraction. Je voulais pas vous mettre mal à l'aise avec cela... Ni gâcher le temps que nous partageons ensemble ! »

Sa première réaction fut d'apprécier le souffle qui refroidissait son visage, sa seconde fut la surprise. Elle était stupéfaire de cette révélation. Elle tentait de déceler la vérité derrière ses mots. Il y avait eu beaucoup d'hésitation dans sa formulation. Il s'agissait là d'une information des plus incroyables. Non seulement elle venait de lui révéler qu'elle se sentait à l'aise, alors que l'hôtesse pensait qu'elle restait encore sur ses gardes à son encontre. Cette pensée fit sourire intérieurement la domestique qu'était la métisse. Mais ce qui était véritablement important dans ses mots étaient qu'ils semblaient cacher une vérité toute autre. Réfléchissant alors que leur lèvres se frôlaient presque, elle en oubliait l'inconfort et la gêne de cette situation, troublée. Influencée par des pensées qu'elles ne devraient pas avoir, son visage se fait livide, avant de tourner au cramoisie. Non, impossible ! Elle ne venait tout de même pas de lui dire...Elle déglutit avant qu'on ne la tire de sa réflexion. La chaleur semblait revenir la frapper.

« Satisfaite ?  A mon tour alors ! »

Elle n'eut pas le temps de répondre que déjà les dés étaient à nouveau jeté. La table renversée. Stupéfaite par sa théorie, elle refusait d'y croire. Il valait mieux qu'elle se trompe après tout. Elle reposa son attention vers la dangereuse blonde qui lui affichait un sourire nouveau, comme si avouer les raisons de ses rêveries l'avaient soulagé d'un poids. Attentive, elle écoutait la prochaine question dont elle ne doutait pas qu'elle la mettrait mal à l'aise.

« Il fait chaud ici, Cana ! Très chaud ! J'ai besoin de me rafraîchir. Ma demande va vous sembler abusive peut-être mais je me lance. Verriez-vous un inconvénient à ce que je prenne une douche chez vous ? Afin de ne pas vous importuner plus longtemps que nécessaire, nous pourrions poursuivre votre audition dans la salle de bain pendant que je suis sous l'eau si vous êtes d'accord. »

Sa mâchoire se décrocha. Une réaction bien exagérée mais si elle n'avait pas été assise, elle en serait tombée. Il faisait chaud, elle ne dirait pas le contraire. L'idée lui paraissait saugrenue, ridicule. Allait-elle vraiment acceptée de poursuivre l'interrogation dans la salle de bain ? Le fait de lui prêter la douche ne la dérangeait aucunement, bien qu'à cette idée elle se souvenait d'y avoir laissé son collier, il lui faudrait le reprendre ou au moins le cacher à sa vue, afin d'éviter tout soucis. Hésitante, elle tenta d'afficher un sourire rassuré, très peu crédible. Sous la douche, elle ne pourrait pas lui infliger la punition de la fessée, elle n'oserait jamais tirer sur le rideau pour la lui administrer. D'autant plus qu'elles auraient du mal à discuter sous l'eau. Non vraiment, c'était impossible...

Elle se levait, prête à refuser. Les mains sur les hanches, elle se mit rapidement à pointer du doigt l'impertinente et le canapé. Il était temps d'utiliser sa carte maîtresse. Réticente, elle se doutait qu'i s'agissait là de la seule réaction normale, elle ne pouvait quand même pas laisser ça passer. Toujours aussi rouge, la main légèrement tremblante, elle tenta de parler de manière assurée.

«-Gallia ! Comment osez...oses-tu ! » Elle se veut sévère, imposante, crédible dans cette scène qu'elle s'invente, désireuse de fuir la proposition. «Aller, à quatre pattes, tu as dis que j'avais le droit de te mettre la fessée, j'invoque ce droit !»

Elle patiente, s'attendant à la réaction de l'inquisitrice. Elle réfléchit, la fessée ou la douche. Deux choix osés. Lequel était le moins terrible, le moins gênant ? Alors que les secondes défilent, tandis qu'elle s'apprête à fesser Gallia, sa main ne s'exécute pas, elle n'y arrive pas. Non, si elle s'arrêtait maintenant elle perdrait toute crédibilité. Etait-ce trop tard ? Comment rattraper ça ? Elle soupire, tout ce qu'elle venait de construire, tout ce jeux de pouvoir, venait-elle de le perdre par une hésitation ? Elle s'éloigne de la femme dont elle a faillit frapper et probablement marquer le splendide galbe.

«-Pardon..Je ne sais pas ce qui m'a pris. On va continuer ça sous la douche...Je veux dire, dans la salle de bain, pendant que tu te douches.»

Elle lui tend la main, afin de l'amener par la suite jusqu'à la salle de bain. Son première réflexe est de vérifier où se trouve son collier mais avec la belle bronzée derrière elle, difficile d'être discrète. Il ne s'agissait pas d'une véritable question et plus d'une action. Si elle acceptait cela comme sa question actuelle, la situation pourrait-elle déraper ? Avant de faire entrer Gallia dans la salle, elle se doit de vérifier cette information.

«-Je suppose que ça ne comptait pas comme une question pour notre petit jeu n'est-ce pas ? Je t'en prie, pose là une fois que tu sera prête.»

Elle finit par franchir le dernier pas. Décidément elle commençait à paniquer de plus en plus pour son collier, où pouvait-elle donc l'avoir mis ? Elle restait avec son invitée dans la salle de bain qui n'était pas des plus grande, leur forçant à être assez proche, peut être même plus que sur le canapé. Elle essaie de lui sourire, se sentant encore mal à l'aise vis à vis de la presque fessée. Et maintenant ? Rester tandis que l'inquisitrice allait se dénuder pour se doucher semblait une idée complètement sotte. Elle hésite sur la suite des actions à suivre.

«-Je vais te laisser te...préparer. Appelle-moi une fois que tu seras sous la douche d'accord ? Je te rejoindrais...Je veux dire, je reviendrais dans la salle de bain...»

Malaise. Confusion. Elle sort de la salle ne pensant plus à son collier mais à ce qu'elle venait de dire. Refermant la porte derrière elle, elle soupire. La journée tranquille devenait de plus en plus folle au fur et à mesure qu'elle passait du temps avec la créature blonde.
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Gallia Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mar 9 Mai - 23:15

Un émoi extrême se dessina sur le visage de « Cana » par rapport à la requête culottée de sa visiteuse. D'abord pâle puis empourprée, la face de la maîtresse des lieux était en cet instant un livre grand ouvert. Impossible de ne pas remarquer son trouble avec sa bouche grande ouverte, la mâchoire pendante. Face à elle, l'attitude de Gallia n'en était pas moins effrontée, elle qui souriait comme si de rien n'était après sa demande audacieuse. L'inquisitrice paraissait même savourer le moment. Elle venait de marquer un point en déstabilisant de la sorte son hôtesse. Pourtant, la réaction de cette dernière menaçait de mettre fin prématurément au jeu du chat et de la souris entre les deux femmes si elle estimait qu’il en allait trop loin.

Passé la stupéfaction, la beauté exotique essaya de se recomposer un visage serein face à son interlocutrice. Sans succès. Sa piètre tentative avec son sourire forcé manquant de faire éclater de rire la chipie runique qui dû porter sa main à la bouche pour empêcher cette insolence de sa part. Son comportement moqueur et piquant, trop visible, dépassait maintenant les bornes de la bienséance. La réaction outrée de la femme aux cheveux violets fut somme toute logique et à la hauteur. « Cana » se leva toute agitée et se tourna vers la peste du Conseil Magique. Fébrile, elle plaça une main sur sa hanche tandis que l'autre, tremblotant de colère ou peut-être d'excitation, pointait du doigt l'indélicate convive.

« Gallia ! Comment osez...oses-tu ! » Gronde-t-elle, toute confuse. « Allez ! A quatre pattes ! Tu as dit que j'avais le droit de te mettre la fessée, j'invoque ce droit ! »

Gallia écarquilla les yeux, ébahie à son tour de la réplique de son hôtesse. Non que ce joker qu'elle avait généreusement accordé à celle-ci eut été oublié mais elle avait pensé que la métisse n'oserait jamais recourir à une telle humiliation avec une servante du Conseil Magique de crainte d'éventuelles répercussions sur son dossier. À l'évidence, l’inquisitrice s'était bien trompée. Curieusement, si l'erreur la piquait par rapport à son ego, elle ne lui déplaisait pas concernant sa libido ! Puisque la maîtresse femme habitant ici faisait montre de caractère, d'autorité et d'autant plus de hardiesse, la blonde haussa les épaules et accepta son châtiment. Malgré son tempérament de mauvaise perdante, elle commença à se positionner sans précipitation sur le canapé même, dos tourné à son hôtesse et derrière prêt à la sanction manuelle.

« C'est bon comme cela ? » Demanda-t-elle, sa question ne manquant pas d'impertinence dans ces circonstances.

Fermant les yeux en attendant que commence la raclée, la magicienne se perdit de nouveau dans son imaginaire érotique, un sourire lascif s'affichant sur ses lèvres dès que commença la nouvelle vision….

À nouveau, les deux femmes étaient nues. Placée à quatre pattes sur le divan, bien cambrée, ses mains crispées sur le dossier du meuble, Gallia tortillait son attrayant fessier d'une façon provocante à l'attention de la belle aux oreilles de lapin, debout juste derrière elle, arborant un visage sévère. La tête tournée pour guetter à la périphérie de son champ de vision sa tortionnaire, les yeux de l'inquisitrice se fermèrent alors qu'elle leva la tête vers le plafond. Un soupir tentateur lui échappa, comme pour montrer son impatience d'être punie à son bourreau. Cette dernière eut un sourire vicieux, la gravité s'effaçant devant la perversité ludique. « Cana » abattit sa main sur la croupe de sa compagne, lui claquant violemment. La blonde ne put retenir un cri de douleur, le premier d'une longue série. Armant de nouveau son bras, la maîtresse des lieux récidiva l'opération une nouvelle fois. Puis encore. Et encore. Et encore. Le silence retombé dans la pièce n'était plus perturbé que par deux bruits : celui de la frappe sur le derrière de la chipie runique et les cris mêlant plaisir et souffrance que cette dernière poussait juste après. D'ailleurs, peu à peu, à mesure que la correction se poursuivait et que les fesses de Gallia prenaient une belle couleur écarlate, les beuglements de la pénitente devenaient subtilement de plus en plus d'aise que de douleur. Lorsque, en nage, la femme aux cheveux violets cingla une dernière fois le postérieur devant elle, l'inquisitrice haletante poussait de francs glapissements de plaisir, la fessée bien méritée ayant dévoilé chez celle-ci un penchant masochiste.

« Encore ! » Réclama-t-elle d'une voix affriolante.

Au grand soulagement de son obligée envoûtée par ses charmes, la métisse n'en resta pas là. La magicienne sentit les mains de celle-ci se poser sur sa croupe martyrisée. Elle se mit à la peloter dans un premier temps, puis, à jouer avec ses fesses en les écartant et compressant plusieurs fois. La dominatrice aux cheveux améthystes posa ensuite ses lèvres sur la surface galbée douloureuse pour la couvrir de baisers et suçons. Ses doigts, actifs, allèrent frôler la surface humide des lèvres intimes de la coquine soumise à son toucher, prêt à s'y introduire, et de son bouton du plaisir qui réclamait sa part de stimulation lui aussi. La respiration lourde, la peste du Conseil Magique se mordit de nouveau la lèvre inférieure, un gémissement de bonheur prêt à en jaillir…

« Pardon..Je ne sais pas ce qui m'a pris. On va continuer ça sous la douche… Je veux dire, dans la salle de bain, pendant que tu te douches. »

Le son de la voix troublée de « Cana » la rappela subitement à la réalité, lui faisant ouvrir les yeux de suite. Son hôtesse avait-elle aperçue cette nouvelle absence de la visiteuse ? La femme en blanc avait-elle de nouveau dérapé en sa présence ? Elle-même en proie à la confusion, la présumée buveuse ne semblait s'être aperçue de rien. Contrite, elle était même revenue sur sa punition, n'osant pas aller jusqu'au bout, finalement. Pas cette fois en tout cas. Avantage pour l'inquisitrice donc.

« Ce n'est rien. V… Tu es toute pardonnée ! » Déclara Gallia, d'humeur d'autant plus magnanime qu'elle reprenait le dessus dans le jeu de séduction. « Et merci pour cette faveur ! »

La sincérité vaguement ironique de son ton laissait percer sa satisfaction. Le passage du vouvoiement au tutoiement ne lui avait pas échappé non plus. Cela rapprochait encore les deux femmes, créant entre elles une proximité, un lien plus intime inattendu. En user maintenant n'était plus malpoli. Juste normal. Aussi, lorsque « Cana » tendit la main à la chipie runique pour la guider à la salle de bains, cette dernière la lui saisit tout aussi naturellement, la serrant chaleureusement comme s'il eut s'agit de celle d'une amie. Sensible au toucher, la peste du Conseil Magique ressentit une pointe de nervosité lors du contact avec la beauté exotique. Cela la fit de nouveau sourire en coin. D'après ses déductions, la magicienne mettait cette poussée d'angoisse sur le compte de cette situation totalement inédite. La métisse se trouvait captivée par une femme jusque-là totalement inconnue, remettant en cause certaines de ses certitudes, et la belle ne savait pas trop comment gérer cela sur le moment. Il lui fallait un temps d'adaptation que ne lui avait pas laissé le soudain rapprochement qui s'était établi entre elles en une si brève période. De son côté, la magicienne n'en menait pas plus large non plus. Elle semblait réfléchie, être maîtresse d’elle-même à analyser et calculer de la sorte. Pourtant, c'était inexact. La blonde éprouvait elle-même pour cette femme exotique une tentation très forte. Ses songes fantasmatiques tout éveillés en étaient la preuve. La seule différence était qu'elle canalisait mieux son stress, jouant avec ses craintes comme le joueur cherchant le frisson d'excitation en abattant ses cartes sur la table au moment décisif dans le jeu, et parvenait à mieux dissimuler son propre trouble. C'était dans son tempérament d'agir de la sorte, une sorte de réminiscence inconsciente du démon du jeu qui avait jadis causé la mort de son père. Elle-même était très surprise de voir comment leur relation commencée environ une heure plus tôt en un froid rapport professionnel entre deux inconnues avait pu évoluer en une entente puis en une complicité qui ne demandait qu'à devenir plus étroite. Gallia avait quelque peu perdu le contrôle de la situation. Toutefois, ayant connu des dangers bien plus réels pour sa vie, cela ne l’inquiétait pas outre mesure. Ne pas avoir la main sur la suite rendait tout possible, ce qui était enivrant pour elle. Entraînée dans la salle d'eau par l'autre femme mate, la blonde se laissa mener tout naturellement, bien contente quelque part d'ignorer ce qu'apporteraient ces heureuses circonstances.

« Je suppose que ça ne comptait pas comme une question pour notre petit jeu, n'est-ce pas ? » Demanda « Cana » sur le pas de la porte de la salle de bains, anxieuse, avant d'ajouter aussitôt derrière sans laisser à sa visiteuse le temps de répondre. « Je t'en prie, pose là une fois que tu seras prête. »

« Hein !? » Parvint tout juste à articuler la chipie runique en haussant un sourcil, impressionnée par ce geste généreux.

La femme aux cheveux violets entra en trombe la première dans la pièce d'eau, paraissant scruter nerveusement l'endroit. La petite salle n'était pourtant pas en désordre ou sale, visiblement. À sa suite, la femme en blanc pénétra à son tour dans le lieu et fit ce constat.

* Peut-être y a-elle oublié quelque chose de gênant... * Pensa la chipie runique, imaginant tomber en cherchant du regard sur un sex-toy récemment utilisé. Il lui fallut se mordre la lèvre pour ne pas glousser à cette idée déplacée.

La peste du Conseil Magique commença à délacer son corset quand l'hôtesse parut se rappeler de sa présence. Se tournant vers cette dernière, sa gêne visible, la beauté exotique lui déclara :

« Je vais te laisser te...préparer. Appelle-moi une fois que tu seras sous la douche d'accord ? Je te rejoindrais… Je veux dire, je reviendrais dans la salle de bain… »

Gallia fut prise d'un fou rire en voyant la figure pourpre d'embarras de la métisse que suite au lapsus initial. C'en était trop cette fois-ci pour se refréner.

* Si mignonne quand elle rougit... * Songea fugacement la vicieuse sorcière entre deux éclats de rire.

À voix haute, calmant son hilarité, elle s'essaya à une réponse plus consensuelle.

« Bien sûr, bien sûr. Tu peux rester aussi... »

« Cana » sortit alors de la petite pièce avant la fin de cette invitation et ferma la porte. C'était trop d'émotions fortes à gérer pour elle a priori.

Maintenant seule, la blonde en profita pour se dénuder, ôtant ses bottes puis son pantalon taille basse et enfin son bustier. En mini-string rose, elle plia par habitude ses vêtements en posa la pile sur un petit meuble, bien en vue juste à côté d'un large collier à demi-caché par un petit carré de tissu dessus. S'emparant d'une serviette de bain, la chipie runique posa celle-ci sur ses épaules, libérant ses mains pour passer ses pouces sous la ficelle de son sous-vêtement et le descendre. Enfin nue, elle posa au sommet de sa pile de linge son minuscule string, bien en vue, et enroula la serviette autour de son corps pour couvrir ses zones intimes. L’inquisitrice se dirigea alors vers la douche.

Les doigts sur le robinet, la jeune femme était sur le point de faire couler l'eau quand elle fût prise d'une étrange impulsion. Elle se sentit tout à coup nerveuse, comme passant à côté de quelque chose d'important, un chose oubliée que la magicienne ne savait identifier. Retirant sa main en tremblant du robinet, se sentant fiévreuse et pleine d'hésitation, la garce du Conseil respira à fond. Puis, elle se laissa porter par son instinct, plus à même d’interpréter le fond de son inconscient. La belle bronzée reflua tout à coup vers la porte de la salle de bains, suivant ses envies. C'était plus fort qu'elle. Une compulsion irrésistible sur quelque chose qui, objectivement, pouvait attendre que sa toilette soit terminée ou, tout du moins, que la magicienne fût sous la douche, l'eau coulant sur sa peau.
Sans prévenir, elle ouvrit pour retrouver son hôtesse juste derrière, attendant son appel pour enter dans la salle poursuivre une audition devenue un jeu entre elles. Se surprenant elle-même, la blonde la dévisagea brièvement face à face, le regard bouleversé. Sa main vint effleurer la joue de la femme aux oreilles de lapin, comme pour la caresser. Prenant appui ainsi, Gallia déposa sur l'autre joue un bisou avant de retourner sans donner la moindre explication dans la salle d'eau, les joues toutes rouges et de fermer la porte, se collant dos à celle-ci pour empêcher « Cana » d'entrer à sa poursuite.

« Hum… Je… Tu es si gentille… Merci ! » Balbutia-t-elle, moins assurée tout à coup à cause de son émoi. Elle-même ne savait pas ce qu'il lui avait pris d'agir de cette façon affectueuse avec la belle hôtesse. « Et puis, c'est à ton tour de poser une question. Ma requête de tout à l'heure était bien une question et elle compte comme telle. On fait pareil si la demande entraîne une action en guise de réponse. D'accord ? »

Se redressant, elle alla jusqu'à la douche, ôta d'un geste vif sa serviette qui tomba au sol et tira le rideau. Tournant le robinet, l'eau froide se mit à couler lui arracha machinalement un premier glapissement. Passant sa tête hors du rideau de douche, elle cria à l'attention de sa délicieuse amie.

« Tu peux entrer, Cana ! Tu peux venir me rejoindre sous la douche…» Déclara la blonde avant de réaliser ce qu'elle de dire. « Heu… Dans la salle de bains, pardon ! » Rectifia-t-elle, en pouffant nerveusement.

Ce nouveau lapsus sous-entendait bien les envies inavouées de l'une comme de l'autre des protagonistes. Des envies de moins en moins inavouées, en fait, tant les choses évoluaient favorablement entre elles. Gallia avait déjà effectuée des visites hautes en couleurs mais celles-ci n'avaient jamais connu une telle tournure. Qui pouvait prédire comment la journée allait se terminer ?



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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Lun 15 Mai - 23:19

Les deux femmes enfin séparées, Ephaez pouvait enfin souffler. Un long soupir s'échappa de ses lèvres tandis qu'elle se collait au mur près de la porte de la salle d'eau. Si seulement elle pouvait revenir en arrière, ne jamais croiser cette inquisitrice. Tout s'était passée si vite. En une heure, elle était passée de simple domestique amoureuse et heureuse à redevenir une menteuse, une usurpatrice, s'est vêtue de l'identité de son épouse caractérielle, obsédée et infidèle, prise le bec avec la représentante de l'autorité puis finir par faire "ami-ami" avec elle, l'ayant à présent nue dans sa salle de bain ! Ridicule, inconcevable ! Pourtant, ce qui semblait être un fantasme pour beaucoup s'avérait être un cauchemars émotionnel pour la métisse. Elle ne savait plus sur quel pied danser. Les effets de l'alcool s'étaient à présent complètement dissipés et pourtant, ses actions semblaient ne pas venir d'elle. Comme si elle devenait déraisonnable, illogique. Essayant de faire de l'ordre dans sa tête, une de ses mauvaises habitudes s'exprimait sous un ongle qu'elle se mit à ronger. Pensive, elle essayait de revoir rapidement ce qu'elle pensait, ressentait si besoin. Elle aimait Cana. De ça elle en était certaine. Elle ne l'avait d'ailleurs jamais trompé, à l'inverse de cette dernière. Alors pourquoi, comment se pouvait-il qu'elle se retrouve avec une femme nue chez elle, quelqu'un qui avait lui donnait envie de la regarder et pas de manière respectable.

Soupirant, elle prit sa tête entre ses deux mains. Cette femme, l'inquisitrice était dangereuse, il s'agissait d'une ennemie pour sa tranquillité de couple ! Cette femme ne voulait que des informations, elle risquait même d'emmener la véritable Cana en prison si les crimes se montraient assez grave. Quelque chose qu'elle ne pouvait accepter ! Elle devrait sévir, se renfermer, se montrer froide et intransigeante et la prochaine fois elle ne faiblirait pas en la punissant d'une fessée, aussi dangereux, déplacé et gênant que soit cet acte ! Tandis que la jeune femme aux cheveux d'améthyste tentait de mettre de l'ordre dans ses pensées et son cœur teinté d'une étrange attirance illégitime pour la blonde, celle-ci débarqua sans prévenir hors de la pièce, simplement vêtue d'une serviette. Une vision de rêve pour beaucoup de monde, un privilège même peut-être pour celle qui sentit sa joue être touchée, caressée avant de recevoir la sensation d'un baiser, les lèvres de la bronzée se posant avec une délicatesse perturbante sur son épiderme. Avant même qu'elle ne puisse comprendre ce qu'il venait de se passer, la porte se referma aussitôt. Son cerveau tentait d'assimiler l'événement qui venait de se produire quand elle entendit la voix de la perturbante jeune femme nue dans sa salle de bain.

« Hum… Je… Tu es si gentille… Merci !  Et puis, c'est à ton tour de poser une question. Ma requête de tout à l'heure était bien une question et elle compte comme telle. On fait pareil si la demande entraîne une action en guise de réponse. D'accord ? »

Elle hoche de la tête mécaniquement, comme si cette réponse visuelle permettrait à son invité de comprendre ses pensées. Peut-être avaient-elle développées un lien télépathique ou d'empathie poussée. Non seulement le jeu venait d'accepter une variante encore plus dangereuse que de simples questions, mais l'amoureuse fidèle venait de recevoir une décharge émotionnelle et électrique dans chaque fibre de son corps. Ce simple baiser, ce simple contact d'une lèvre charnue à sa peau se répétait dans sa tête dans une boucle Où les lèvres de l'opulente jeune femme se rapprochait des siennes avant que cette images ne disparaisse. Tremblante, hésitante, elle venait de perdre le fil. Elle venait de se faire remercier par un baiser. Des idées saugrenues défilaient dans son esprit embrumé, si cette nouvelle règle s'appliquait, elle pouvait lui demander de se doucher sans les rideaux, à la merci de ses yeux. Ou mieux encore, de lui proposer de la nettoyer en bonne domestique qui se respecte. Deux propositions aussi bien indécente qu'inacceptable. Les pensées encore plus en désordre qu'avant, elle ne pouvait pas retarder l'inévitable, encore moins quand on l'appela.

« Tu peux entrer, Cana ! Tu peux venir me rejoindre sous la douche… Heu… Dans la salle de bains, pardon ! »

Décidément, ce soir les deux jeunes femmes avaient des pensées bien indécentes, les allusions et autre lapsus se faisaient légion. Même l'usurpatrice ne pouvait se mentir au fait que la situation était devenue plus complexe que celle d'une simple mise en garde et d'un simple avertissement. Comme si son rôle de Cana avait provoqué sa malchance, peut-être que revêtir son identité était une malédiction dont elle devrait payer le prix en accomplissant ce que la véritable ferait, un adultère ? Chassant cette idée de son esprit, elle finit par franchir la porte, la refermant aussitôt avant de regarder autour d'elle. Aucune bronzée nue, un soulagement. La vicieuse femme aurait pu lui tendre un piège après tout. Apercevant quelque chose qui dénote des couleurs habituelles de sa pièce d'eau, elle s'en approche avant de se rendre compte qu'il s'agissait des habits de Gallia et qu'au-dessus trônait fièrement sa culotte. Du moins le nom de culotte était trompeur car il s'agissait plutôt d'un string minimaliste qui ne devrait pas couvrir grand chose. Son regard se déplaça et un petit cri faillit lui échapper des lèvres. Son maudit collier ! Comment avait-elle pu le rater ? L'inquisitrice s'en était-elle rendue compte ? Caressant son cou où se trouvait habituellement cet accessoire, des perles de sueurs coulent sur son front. La panique commençait à l'envahir. Elle devait s'en débarrasser, le cacher mais comment ? Afin de ne pas paraître trop suspicieuse durant ce silence, elle tenta de cacher sa gêne d'une voix tremblante.

«Est-ce que tout va bien de votre coté ? Il ne fait pas trop chaud là-dedans ?» Simple question de température de l'eau ou insinuation douteuse, les deux étaient aussi bien probables ainsi poursuivit-elle afin de ne pas lui laisser trop le temps d'y penser. «Si j'ai encore le droit à une question, dans ce cas dites-moi, est-ce que la vie d'inquisitrice n'est pas trop solitaire ? Possédez-vous un compagnon, ou une compagne, qui vous attend ?»

Elle profitait ainsi de la question pour se glisser sur un terrain miné. Ayant elle-même parlé de sa relation amoureuse, le lui demander en retour ne pourrait décemment pas lui donner l'impression que sa question cachait un but plus pernicieux, n'est-ce pas ? Profitant d'avoir la joueuse occupée à réfléchir à sa question et se doucher, elle alla récupérer son collier et tenta d'y trouver une cachette. Elle ne pouvait ni la porter, ni sortir la mettre à l'abri, sa seule solution était donc de la dissimuler ici, dans cette pièce. Sans se rendre compte qu'un certain bout de tissu rose s'était malencontreusement accroché à son collier, elle dissimula ces deux derniers dans un panier à habits sales, l'enfouissant sous la petite pile de la semaine dont elle ne s'était pas encore occupée.

Il était temps à présent que ce fardeau, ce soucis réglé qu'elle se reconcentre sur la situation. S'approchant de la douche, elle se posa non loin de celle-ci, la silhouette de la femme s'y nettoyant était parfaitement visible sous les rideaux, son ombre reflétant aussi bien ses gestes que les formes qu'elle avait. Se mordant la lèvre frustrée d'avoir une telle oeuvre d'art sous ses yeux, le fait de ne pas la voir nue, d'avoir un aperçu était une sensation à la fois étrange et excitante. Une sensation qui lui donnait de la culpabilité vis à vis de sa mie. Elle mit sa main sous ses yeux, repensant à l'instant où elle avait faillit frapper la femme qui s'était offerte à la punition. Elle se demandait ce qu'il se serait passé si elle avait passé à l'acte. Leur rencontre se serait-elle terminée sur cela ? Une humiliante punition pour l'inquisitrice ? Mimant le geste en l'air en imaginant la scène, tout ce qu'elle pu y voir fut une marque rouge sur un fessier tendu et un regard de celle qui venait de subir, comme si elle avait éveillé une bête.

Ne sachant point combien de temps la douche prendrait, Ephaez continua de l'observer. Elle se serait bien tentée à des provocations mais les derniers événements avaient calmé ses ardeurs. Elle ne se voyait pas lui tendre une perche qu'elle pourrait tendre. Jouer avec le feu comportait le risque de s'y brûler. Et la flamme qui brillait sous ses prunelles était d'une intensité rare. Elle pouvait s'imaginer finir en cendre après un rapprochement trop intense avec la friande de fraise.

«Je...Tenais à te dire que...» La voilà qu'elle reprenait le tu et qu'elle hésitait. Elle avait commencé sa phrase sans vraiment en connaître la fin, comme pour éviter ce silence pesant. Elle ne voulait pas parler de la bise et ne pouvait pas poser de question. «Ma douche est à toi aussi longtemps que tu veux donc profite !»

Sa main s'écrase contre son visage. Venait-elle vraiment de dire quelque chose d'aussi étrange ? Comment avait-elle pu proposer cela ? Avait-elle perdue tout mordant à cause de cette bise et d'une fessée retenue ? Il lui faudrait reprendre du poil de la bête ou elle finirait dévorée par l'inquisitrice. Et dans plus d'un sens qu'elle ne pourrait l'imaginer. Il était trop tard pour se corriger ou essayer de rattraper le coup. La marque de son collier se faisait de plus en plus ressentir dans cette pièce. Il était improbable que son invitée se mette à fouiller dans ses affaires sales, elle n'en aurait aucune raison après tout. Ce qu'elle ignorait, c'était qu'elle lui avait dérobé quelque chose de précieux, d'important. Un simple bout de tissu rose dont l'absence ne passerait pas inaperçue. Quant à savoir comment la dérobée réagirait à cela, tout était encore un mystère jusque là.

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Gallia Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mar 23 Mai - 22:48

De minces filets d'eau fraîche tombaient en pluie sur le corps bronzé de Gallia, placée juste en dessous. Debout, nue, la tête penchée en arrière et la bouche grande ouverte comme pour aspirer à la fois air et eau, l'inquisitrice essayait de calmer la puissante tension érotique qui ne cessait de la harceler depuis un moment en lui envoyant de sulfureuses visions de sa charmante hôtesse et d'elle-même. Elle n'était pas passée loin du dérapage en plus d'une occasion depuis le début de sa visite.

La blonde entendit la porte s'ouvrir puis se refermer rapidement. Ce n'était guère une surprise. Elle avait prié la maîtresse des lieux de venir la rejoindre à la salle de bain pour poursuivre l'audition. La présence de celle-ci dans un contexte aussi intime pouvait paraître incongrue. En l'espèce, seul un modeste rideau de douche séparait les deux femmes. L'une était nue, sous l'eau et émoustillée. L'autre toute vêtue, au sec et fébrile d'excitation. Contraste et similitude. Pourtant, ni l'une ni l'autre, malgré leur gêne respective, n'avait décliné les propositions ayant mené à cette situation. Un silence oppressant commençait à s'établir entre elles, seulement brisé par le bruit de l'eau coulant et, pour qui tendait bien l'oreille, le battement accéléré des cœurs.

« Est-ce que tout va bien de votre côté ? Il ne fait pas trop chaud là-dedans ? » Demanda « Cana », rompant la trêve verbale.

« Tout va bien. La température est parfaite pour… se rafraîchir ! » Répondit la chipie runique en se mordant la lèvre inférieure spontanément.

Elle éprouvait un curieux sentiment de soulagement à l'entente de la voix de la femme aux cheveux violets. Comme si celle-ci lui avait manqué après la brève période de silence qui s'était établie lorsqu'elle s'était trouvée seule dans la salle d'eau. Un fait de plus à ajouter à l'étrange relation en train de se nouer entre les deux jeunes femmes.

« Si j'ai encore le droit à une question, dans ce cas dites-moi, est-ce que la vie d'inquisitrice n'est pas trop solitaire ? Possédez-vous un compagnon ou une compagne qui vous attend ? » Questionna la beauté exotique, s'intéressant encore à la vie privée de sa visiteuse.

« Hum… » S’éclaircit la gorge la peste du Conseil Magique, marquant un temps de réflexion sur le sujet pour formuler les choses.

La question touchait une fois de plus l'intime mais, comme celles de Gallia étaient tout autant indiscrètes, elle y répondrait sans chichis. Ce sujet ne la gênait nullement vu le peu de choses qu'il y avait à en dire.

« Hé bien, oui et non. Il y a toujours du monde autour de moi dans ce grand corps au service du Conseil Magique que sont les chevaliers runiques. Je peux compter sur eux pour l'exercice de notre office, évidemment. Mais, en dépit de cela, il y a très peu de gens avec qui je me trouve de réelles affinités pour une relation amicale ou plus. » Déclara-t-elle à voix haute pour couvrir le bruit de chute d'eau.

Coupant le jet de la douche, la blonde s'approcha un peu plus du rideau, le collant presque pour être plus proche et, en principe, plus audible de son hôtesse.

« Quant à être en couple, hélas, non. Certes, mon mode de vie et mes missions favorisent les rencontres et j'en ai profité en plus d'une occasion. Être bisexuelle double effectivement les chances de trouver quelqu'un. Néanmoins, cela a toujours été éphémère. Juste l'espace d'un instant de plaisir, d'une nuit voire de quelques jours tout au plus. Je n'ai jamais eu la chance de croiser la bonne personne avec qui une relation aurait pu être durable. Ma vie amoureuse s'exerce souvent solitaire, le lot de toutes les célibataires ! » Avoua-t-elle avec un soupir.

Revenant à la douche, l'inquisitrice se mit à enduire son corps trempé de savon parfumé. Non qu'elle en eut besoin pour se rafraîchir mais cela donnait prétexte à caresser son propre corps en toute innocence. Du moins, relativement. Il n'effleura même pas à l'esprit de la chipie runique, tourné à l'instant sur ses affres intérieures, qu'avec le contre-jour, si près du rideau, sa silhouette se ressortait clairement en ombre chinoise, offrant une vision suggestive fort appréciable pour « Cana » sur ses formes et ses gestes ambigus. L'imagination faisait le reste pour alimenter les fantasmes tentateurs de sa spectatrice qui écoutait silencieusement sa réponse.

« Je… Tenais à te dire que…» Hésita la maîtresse des lieux en émoi, la tutoyant de nouveau. « Ma douche est à toi aussi longtemps que tu veux. Donc, profite ! »

« Heu… Merci, Cana ! » Répliqua la magicienne lui faisant face sous le rideau tout en passant ses mains couvertes de savon sur sa poitrine et son ventre, glissant toujours plus bas.

Ayant fini de se couvrir de savon, elle décrocha la douchette de main et tira un peu sur le tuyau flexible pour la positionner au-dessus de sa tête avant d'ouvrir à nouveau le robinet pour se rincer. Pas un instant, il ne lui vint à l'esprit que se rapprocher du mur où la douchette était fixée et laisser couler l'eau eut été plus logique, comme si la plantureuse blonde n'avait pu – ou plutôt voulu - s'éloigner du rideau de douche. Alors que les premières gouttes tombaient de nouveau sur son corps, une nouvelle rêverie érotique lui vint.

Gallia se tenait cette fois-ci dans cette douche. Elle était nue et trempée – dans tous les sens du terme -, face au rideau de séparation d'avec le reste de la salle de bains. Celui-ci s'écarta lentement, révélant « Cana » qui lui faisait face avec un air dominateur. Nue elle aussi, ouvrant le rideau de sa main et l'autre sur sa hanche, avec un sourire taquin, la femme aux cheveux violets invita du regard sa blonde obligée à baisser ses yeux pour regarder plus bas. Quel ne fût pas la surprise de celle-ci de découvrir entre les jambes de la beauté exotique une belle verge dressée et pointant dans sa direction. L'hôtesse eut un petit gloussement malicieux et entra dans la douche. Choquée par cette découverte et fascinée par ce corps mêlant le meilleur des deux sexes ainsi, la peste du Conseil Magique ne protesta guère. Sans perdre de temps, la dominatrice saisit doucement sa tête, empoignant sans violence sa chevelure et l'attira à elle pour l'embrasser avec fougue. Puis, l'hermaphrodite qu'elle était devenue força sa compagne à s'agenouiller juste devant son pénis érigé. Sous la poigne de la maîtresse femme, les lèvres de l'inquisitrice entrèrent en contact avec le gland gonflé de désir. Une seconde, la magicienne songea à dire quelque chose pour regimber. En vain. Pas un mot n'osa sortir de sa gorge alors qu'elle ouvrait la bouche. Sauver les apparences ne servait à rien. Au fond d'elle, la chipie runique avait envie, très envie de goutter ce membre viril si provocant sur le corps si féminin de l'autre femme qui la mettaient ainsi sous sa coupe. Le phallus entra dans sa cavité buccale lentement, pénétrant jusqu'à la garde sous la douce poussée du bassin de la vicieuse amante. Celle-ci reflua brièvement… avant de revenir à la charge d'un coup de rein indolent, habituant sa verge et la bouche de sa compagne à ce jeu. Le face-fucking se poursuivit, anéantissant les dernières réticences de la sorcière blonde. La scène se flouta soudainement, comme pour mettre fin à la séquence. Sauf que non !

La vision s'éclaircit à nouveau. Toujours sous la douche, Gallia était cette fois-ci face au mur, mains collées contre celui-ci, sa croupe tendue et offerte vers « Cana », juste derrière elle. Mains agrippant les hanches de son obligée, la métisse phallique la prenait en levrette, ses coups de reins se faisant à rythme régulier. Les mains de la belle montaient parfois attraper les globes de chairs volumineux de la garce du Conseil Magique pour les peloter et jouer avec ses tétons, lui arrachant des gémissements éloquents quant au plaisir que cette dernière en retirait. L'eau de la douche coulait, alternant eau chaude et eau froide, arrosant les deux femelles en chaleur sous une douche écossaise rendant la jouissance plus intense. Se penchant vers Gallia, collant ses seins chauds et enflés contre son dos, « Cana » se mit à lui murmurer des choses à l'oreille. L'inquisitrice n'en comprenait pas le sens mais cela l'émoustillait terriblement. À nouveau, la scène devint floue. Là encore, ce n'était pas la fin…

Une nouvelle séquence s'ouvrit sur le couple de femmes en train de copuler. La magicienne était toujours prise en levrette par sa compagne futanari mais le coït avait lieu dans la salle de bains devant le grand miroir du lavabo. Le rythme s'était accéléré, devenant plus frénétique. La femme aux oreilles de lapin, plus dominatrice que tout à l'heure, lui tirait ses cheveux blonds regroupés en une unique longue tresse pour l'empêcher de détourner le regard et la forcer à contempler dans le miroir ce qu'il se passait. L'apparence de Gallia avait changé. Le long du rebord ses oreilles, plusieurs petits anneaux dorés pendouillaient maintenant alors qu'elle n'avait jusque-là eu que des boucles d'oreilles aux lobes. Sur sa narine gauche, se trouvait désormais un petit piercing en forme de fleur. Ouvrant la bouche, autant pour couiner de contentement que pour manifester sa surprise à sa transformation physique, la chipie runique aperçut un piercing en forme de boule ronde sur sa langue. Elle avait toujours eu la tentation d'en faire un ici, trouvant la chose émoustillante et séduisante, mais jamais eu le courage de passer à l'acte. Ce n'était pas tout, pourtant. Un collier doré exotique, évoquant celui d'une esclave de harem, enserrait maintenant son cou, deux longues chaînettes en or également tombant de celui-ci pour le relier à sa poitrine. Les yeux de la blonde s'écarquillèrent lorsqu'elle réalisa que ses mamelons étaient également percés avec deux beaux anneaux dorés reliés à plusieurs fines chaînes de taille croissante les liant entre eux et à son cou. Plus bas, un petit saphir était enchâssé dans son nombril à l'aide d'un dernier piercing. Une des mains de la maîtresse des lieux, enroulée dans sa tignasse blonde, tirait celle-ci en arrière, comme s'il eut s'agit des rênes d'un cheval -ou plutôt d'une pouliche en chaleur -. L'autre main était posée sur l'une de ses fesses, les doigts crispés dans sa chair, à l'exception du pouce qui massait les replis de sa rondelle anale pour préparer celle-ci à être forcée d'ici peu. Une grande humidité se faisait sentir le long des jambes de Gallia. Celle-ci ne douta pas de quoi il s'agissait. Sa cyprine coulait abondamment. Chaque mouvement de la verge de « Cana » occasionnant un bruit de plic-ploc dans l'espace qu'elle pilonnait avec zèle, arrachant des hurlements de bonheur à la magicienne. La beauté exotique se pencha une nouvelle fois plus avant, cette fois-ci pour mordiller sa nuque et y passer ses lèvres moites, électrisant tout le corps de son amante dominée. Cette dernière poussa un cri de jouissance sans équivoque…

La réalité se rappela alors à elle, mettant fin à la songerie fantasmatique à ce moment gênant. L'inquisitrice réalisa stupéfaite avoir bien eu ce gémissement de plaisir dans la réalité, avec son hôtesse juste de l'autre côté du mince rideau de douche ! Toute rouge d’embarras, la pesta du Conseil Magique découvrit alors la pose qu'elle avait prise durant son moment d'absence. Toujours au même endroit sous la douche, elle se tenait debout, face au rideau toujours fermé. L'une de ses mains frottait avec force sa poitrine grossie d'excitation tandis que l'autre tenait fermement la douchette, pommeau giclant d'eau contre sa vulve, la masturbant ainsi avec le jet. Ne sachant où se mettre, la blonde coupa l'écoulement de l'eau et essaya de reprendre sa respiration en jetant des regards vers le rideau, inquiète de comment la maîtresse des lieux pourrait réagir suite à ce qu'il venait de se passer.

* Heureusement qu'elle n'a rien vu… * Pensa-t-elle en croyant – à tort - le rideau assez opaque pour dissimuler son moment sensuel.

« Tou... Tout va bien ! Cette douche… C'est une vraie tuerie… Heu... On croirait que… Qu'elle fait des massages ! On pourrait y passer des heures ! Hé hé… Heu… Mais, je ne vais pas abuser non plus ! » S'expliqua maladroitement Gallia, espérant être convaincante avec son mensonge.

Passant une main sous le rideau, la sorcière tendit le bras pour saisir la serviette de bain qu'elle avait laissé choir au sol en entrant sous la douche, la cherchant à tâtons.

Encore troublée par son moment d'égarement, la chipie runique lança sa question sans trop réfléchir aux implications, risquant d'effaroucher la belle métisse qui déclenchait en son for intérieur de violentes passions lascives.

« Heu… Dis-moi. J'ai une question complètement folle à te poser. » Commença-t-elle pour présenter sa requête insolite. « Je ne saurai trop te dire pourquoi mais… Heu… Je me demande si… si tu es bien une femme !? »

À la vérité, la blonde ne savait que trop bien le pourquoi cette question bizarre. L'image de son hôtesse dotée d'un phallus lui tourmentait l'esprit. Comprenant la nature bien singulière de sa question et l'émoi qu'elle causait certainement à sa destinataire, la magicienne, bien contrite, se hasarda à en dire plus pour déminer le terrain.

« En fait, mon imagination… Hum... débordante a fait des siennes et t'as représenté… avec un… Heu… Un pénis ! Oui, un pénis ! » Expliqua-t-elle d'une voix chevrotante, ses hésitations marquant sa gêne d'avouer à « Cana » une telle fantaisie.

La réaction de celle-ci était à craindre suite à une chose aussi fantasque.

« C'est fou, non ? Oui. Complètement ! Il te va bien… Heu... Non… Enfin, je veux dire d'une certaine façon… C'est pas que j'aime pas… Au contraire même. Tu es superbe avec. Vraiment magnifique… Mais… Heu… Je ne voudrais pas... que tu le prennes mal ! » Poursuivit la blonde en s'enfonçant plus qu'autre chose avant de finalement se taire pour limiter les dégâts.

Elle ne savait pas sur quel pied danser avec sa question osée suivie de ses explications maladroites. La situation prenait une drôle de tournure. Seule consolation de la femme trempée sous la douche : elle parvint enfin à agripper ce qui devait être sa serviette de bain traînant sur le carrelage de la salle de bain.



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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mar 13 Juin - 17:22

Se tenant juste à coté du rideau de douche, l’hôtesse pouvait admirer son invitée se doucher. Non pas que cela soit son intention, mais il était difficile pour elle d'éloigner son regard, captiver par les mouvements à moitié révélés, à moitié dissimulés. Ce spectacle offert en toute inconscience éveillait en elle des choses qu'elle tentait de dissimuler, de faire taire. Les joues prenaient une teinte légèrement cramoisie, dans l'attente de la réponse de la blonde.

« Hé bien, oui et non. Il y a toujours du monde autour de moi dans ce grand corps au service du Conseil Magique que sont les chevaliers runiques. Je peux compter sur eux pour l'exercice de notre office, évidemment. Mais, en dépit de cela, il y a très peu de gens avec qui je me trouve de réelles affinités pour une relation amicale ou plus. »

Parfaitement audible, Ephaez tendait l'oreille malgré tout, afin de ne pas méprendre certaines paroles. Elle s'était effectivement doutée de cela. Elle n'offrait pas l'image d'une femme en couple, au vu de sa manière d'être et de paraître à ses yeux, tentatrice, sulfureuse, dangereusement sexy. Se doutant qu'elle en avait encore à dire, elle ne prit pas la peine de lui répondre, ce n'était pas comme si elle éprouvait spécialement de la sympathie pour cette femme.

« Quant à être en couple, hélas, non. Certes, mon mode de vie et mes missions favorisent les rencontres et j'en ai profité en plus d'une occasion. Être bisexuelle double effectivement les chances de trouver quelqu'un. Néanmoins, cela a toujours été éphémère. Juste l'espace d'un instant de plaisir, d'une nuit voire de quelques jours tout au plus. Je n'ai jamais eu la chance de croiser la bonne personne avec qui une relation aurait pu être durable. Ma vie amoureuse s'exerce souvent solitaire, le lot de toutes les célibataires ! »

A présent que l'eau ne coulait plus, il n'y avait plus moyen de se tromper sur ses dires, encore moins sur le soupire qui concluait sa confession, si on pouvait l'appeler ainsi. Étrangement, elle n'était pas vraiment surprise de découvrir qu'elle croquait tous les fruits du panier, banane ou pêche, elle en savourait les jus. Peut-être était-ce par ce qu'elle dégageait, ou simplement qu'après la vague de luxure qui avait envahit ce monde, beaucoup de personne s'était découverte des penchants pour les deux sexes. Une chose qui n'avait pas changé chez elle.

Le regard de la métisse ne cessait de scruter l'ombre de Gallia, découvrant sa manière de prendre soin de son corps, de son hygiène. Certains gestes étaient plus facilement décryptage que d'autres, au vu de l'angle. Honteusement voyeuse, elle se pourlécha la commissure des lèvres, tentée, intriguée. Il lui aurait été si facile de tirer sur le rideau, de faire irruption dans cette douche. D'offrir un prétexte pour la rejoindre. Mais elle n'en fit rien.

A nouveau, le silence régnait. Trop concentrée sur sa douche, Ephaez en profitait, admirant les courbes de son corps, l'eau tomber sur cette silhouette. Heureusement, ou malheureusement pour elle, la figure lui faisait face, dissimulant la courbe de ses monts de chairs, le galbe de cette inquisitrice en échange de gestes bien plus érotiques, bien plus subtiles. Elle pouvait voir qu'une main était montée, probablement vers sa poitrine pour la mousser, tandis que la seconde, celle qui tenait le pommeau de douche était redescendu vers une région de son corps qui ne pouvait être plus évidente. Déglutissant, elle se retint de parler, de lui demander ce qu'elle faisait. Préférait-elle préservée ce fantasme ? D'une inconnue, faisant des choses louches dans sa douche ? Quoiqu'il en soit, elle n'eut pas le temps de parler qu'elle entendit une voix, un son presque plaintif venait de résonner dans la salle d'eau. Reculant, une main venant cacher sa bouche ouverte sous la surprise, elle se mord le doigt. Venait-elle vraiment de...? Non, elle n'aurait jamais osé...

« Tou... Tout va bien ! Cette douche… C'est une vraie tuerie… Heu... On croirait que… Qu'elle fait des massages ! On pourrait y passer des heures ! Hé hé… Heu… Mais, je ne vais pas abuser non plus ! »

Des mots rassurants, du moins, qui tentait de l'être. L'image d'une Gallia se masturbant dans sa douche apparaissait clairement dans son esprit à présent. Elle tente de dissimuler ses émotions, mais cela n'était pas vraiment simple, c'est pour cela qu'elle se tue, ne fit aucune remarque.  Voyant la main de son invitée sortir du rideau, elle devine qu'elle cherche la serviette. La voyant s'en rapprocher, elle le lui prend sur un coup de tête. Elle ne pouvait pas quitter la douche, pas tout de suite, pas maintenant, elle n'était pas capable d'affronter son regard, elle se trahirait aussitôt.

« Heu… Dis-moi. J'ai une question complètement folle à te poser. Je ne saurai trop te dire pourquoi mais… Heu… Je me demande si… si tu es bien une femme !? »

Elle fronçait des sourcils. Comment ça si elle était réellement une femme ? Avait-elle l'air d'un homme à ses yeux malgré sa tenue qui montrait ô combien aisément sa poitrine ? Sa longue chevelure ? Prenant la mouche, elle s'apprête à tirer sur le rideau, avant d'être interrompue par les paroles.

« En fait, mon imagination… Hum... débordante a fait des siennes et t'as représenté… avec un… Heu… Un pénis ! Oui, un pénis ! »

Serrant la serviette contre elle, elle devient toute rouge. Que...Quoi...Comment...Son imagination...Celui dont elle avait parlé tantôt ? Lui faire imaginer ça !? Mais sous la douche, le pommeau était...Reculant, elle tourne sur elle-même, paniquant. Qu'elle était donc cette folie, cette mascarade. Elle, avec un pénis. Aussitôt l'imagine de son mandrin magique lui vint en tête. L'avait-elle découvert ? La honte...Non, cela ne devait pas être ça. Alors qu'elle faisait les cent pas, Gallia reprend une nouvelle fois la parole.

« C'est fou, non ? Oui. Complètement ! Il te va bien… Heu... Non… Enfin, je veux dire d'une certaine façon… C'est pas que j'aime pas… Au contraire même. Tu es superbe avec. Vraiment magnifique… Mais… Heu… Je ne voudrais pas... que tu le prennes mal ! »

C'était trop pour la pauvre Ephaez, lâchant la serviette, elle recule pour s'asseoir sur les toilettes. Comment devait-elle répondre ? Devait-elle s'énerver, avoir peur, se frustrer, se sentir offensée. Ne sachant pas trop sous la situation perturbante, elle jeta un regard vers la rideau de douche, vers la main qui trouvait la serviette lâchée. Si elle ne réagissait pas très vite, elle devrait faire face à une splendide jeune femme sortant de sa douche qui venait de lui dire qu'elle l'avait imaginé avec un chibre. Se donnant une gifle, elle se redresse. Essayant de garder sa fierté.

«Comment oses-tu ? Je n'accepterais pas ce genre de sous-entendu sous mon toit ! Tu as clairement dépassé les bornes cette fois-ci Gallia. Moi avec un phallus ? Tu as bien vu ma tenue, je ne pourrais pas cacher quelque chose de ce genre ! Si j'étais un homme, ou une hermaphrodite, tu le saurais déjà !» Elle toussa, trahissant sa gêne. Son faux semblant n'arrivait pas à tenir. «Je...Je suis une femme. Juste une femme. Et si tu as besoin de le vérifier de première main, je refuse ! Tout comme je ne peux pas te laisser sans punition après une telle question ! Je vais ouvrir le rideau de douche et quand je le ferais, je veux que tu sois face au mur, serviette autour de la taille ! C'est bien compris ? Mais avant, je veux que tu répondes à ma question. »

Déglutissant, elle s'éloigne du rideau de douche pour faire face au miroir se regardant dedans. Elle devait le faire ! Elle devait lui mettre la fessée. Non, pas comme ça. Elle devait lui montrer qu'il y avait des limites. Regardant sa main, elle n'aurait pas crû en arriver là. Alors qu'elle avait vu ce pouvoir comme une simple menace. Bordel, ce n'était pas tromper ! Alors pourquoi se sentait-elle aussi coupable...Et en même temps, excitée ? Elle ne savait pas comment contrôler ses émotions. Tout se passait si vite. Cana. Cana. Elle devait penser à Cana. C'était elle sa chérie. Alors pourquoi, pourquoi après une telle rencontre se sentait-elle ainsi attirée par cette foutue blonde ? Baissant la tête, posant son front contre la glace.

Elle devait trouver une question. Elle ne pouvait pas lui demander ce qu'elle faisait vraiment sous la douche. Elle ne voulait pas savoir. Lui demander si elle avait envie qu'elle soit une hermaphrodite ? Non plus, elle y avait déjà répondue, plus ou moins lors de sa dernière phrase...Rien que d'y penser, de savoir que son jouet magique était à portée de main et qu'elle pouvait le faire, elle se frotte les jambes. Non, résiste ! Tu es fidèle ! Tu aimes ta chérie, alors ne te laisse pas séduire comme ça bordel ! Puis, la question vient et un sourire naît sur les lippes de la jeune femme.

Retournant près de la douche, elle glisse sa main pour commencer à tirer, sans pour autant aller jusqu'à dévoiler Gallia. Elle lui avait donné assez de temps pour se préparer. Dans sa tête, l'image de l'inquisitrice, croupe tendue venait lui offrir des chaleurs et des petites perles d'émotions qu'elle ne pouvait plus totalement réprimée.

«J'espère que tu es prête, même une personne comme toi ne devrait pas poser ce genre de question indiscrète...Aussi difficile ce fût pour toi de l'avouer.» Elle repensait à sa voix, avouant l'origine de cette question. C'était si...Si mignon. Si adorable qu'elle en aurait fondu. Tirant un peu plus sur le rideau, elle arrive à percevoir une des cuisses de sa partenaire de jeu. «Je n'ai pas plus envie que toi de te punir, mais je le dois. Tend bien les fesses, ça ne durera qu'une seule seconde...» Elle mentait, bien évidemment. L'envie de la punir se faisait grandissant en elle, contrairement à toute à l'heure où elle avait craqué. Ce n'était qu'une fessée. Une punition. Un moyen de maintenir le statu quo. Cela n'allait rien changé. Voilà ce à quoi elle s'accrochait, dur comme fer. «Voilà ma question, réponds-y et ensuite je viendrais te marquer. Gallia, pour quelles motifs as-tu couché avec la dernière personne qui est passée entre tes bras ?»

Souriante, victorieuse, elle voulait lui offrir la même gêne qu'elle avait ressenti. Une vengeance qu'elle allait savourer d'autant plus après la punition. Elle aurait aussi pu lui demander à quand remontait sa dernière masturbation mais selon Ephaez, ce n'était pas aussi humiliant. Tout le monde se touchait, elle la première, la maison en était même imprégné de son odeur intime. Du moins elle l'était avant d'ouvrir en grand les fenêtres. Mais qu'importe, là tout de suite, elle se sentait conquérante, dominante. Elle avait le sentiment de mettre Gallia à terre. Oubliant que dans ce jeu, les questions vont dans les deux sens et que la belle bronzée pourrait se venger juste après, surtout après une telle humiliation. Cependant, il n'y a rien de plus dangereux qu'une personne avec du pouvoir humiliée. Qui sait ce dont elle serait capable par la suite.

Cachant son sourire, son regard se posait sur l'espace ouvert du rideau, respectant les règles de son propre moment de sévices, après le spectacle d'ombre, elle pouvait à présent voir sans filtre l'inquisitrice. Elle n'aurait jamais osé faire cela si elle n'était pas certaine que la serviette ne sera pas utilisé. Peut-être sous-estimait elle son adversaire, peut-être qu'elle se montrerait obéissante et bien plus docile après cela. Quoiqu'il en soit, elle ne pouvait plus reculer à présent. Trop de chose était en jeu. Incarner Cana lui jouait peut être des tours, mais en cet instant, c'était Ephaez la domestique qui désirait se venger. Qui désirait la voir à sa merci.


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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Ven 23 Juin - 18:59

Un silence gêné tomba dans la pièce en pesant de tout son poids. Le calme avant la tempête… Passant la serviette de bain sur son visage, Gallia se demandait même si « Cana » n'avait pas perdu connaissance sous le choc suite à sa question. Un claquement de l'autre côté du rideau de douche lui fit comprendre que non. Furieuse, l'hôtesse explosa en morigénant l'inquisitrice. Sans surprise, elle assura être bel et bien une femme et non une hermaphrodite, un travesti ou quoi que ce soit d'autre du genre, répondant à la question on ne peut plus farfelue qui lui avait été posée et l'avait tant bouleversée.

À nouveau, la femme aux cheveux violets menaça la blonde de la punir par la fessée pour son outrecuidance. Elle donna ses consignes, laissant un temps d'avance à la chipie runique en train de se sécher pour finir et se mettre en place pour son châtiment avec une tenue à minima décente.

« Je ne voulais pas te vexer... » Commença son obligée avant de s'interrompre, réalisant la futilité de sa défense.

De nouveau, un silence mortifère s'installait entre elles. Restant coi, la magicienne termina d'essuyer son corps. Sa longue tresse, nouée au sommet de son crâne n'avait pas été mouillée ou si peu. Elle reprit sa place originelle rapidement juste en secouant un peu la tête. Gallia s'essayait de son mieux à nouer - sans succès - autour de sa taille la serviette devenue étrangement trop petite par rapport à son tour de poitrine lorsque la voix de la beauté exotique se fit entendre de nouveau.

« J'espère que tu es prête. Même une personne comme toi ne devrait pas poser ce genre de question indiscrète...Aussi difficile ce fût pour toi de l'avouer. »

Le rideau commençait à être tiré doucement. Se précipitant un peu, la peste du Conseil Magique noua sommairement la serviette avant de prendre la pause demandée par l'autre femme désireuse de la fesser : Mains à plat contre le mur, la silhouette cambrée et sa croupe tendue... Elle doutait que celle-ci aille jusqu'au bout pour l'avoir vu reculer une première fois mais joua le jeu, juste par curiosité, pour savoir si elle se trompait ou pas. « Cana », magicienne en délicatesse auprès des autorités du monde de la magie, oserait-elle rougir le derrière d'une représentante de celle-ci ? Voilà qui ne manquait pas de sel. Et puis, c'était si excitant du point de vue de l'inquisitrice d'être dans cette situation cocasse.

« Je n'ai pas plus envie que toi de te punir, mais je le dois. Tends bien les fesses, ça ne durera qu'une seule seconde...»

* C'est bien ce que je pensais. Une sadique de pacotille ! Elle n'ira pas jusqu'au bout ! * Pensa la blonde en secouant la tête, avec le sourire en coin, convaincue que la métisse bluffait.

L'envie d'éclater de rire montait en elle, chassant sa gêne et sa honte. Il lui fallut la réprimer par un effort de volonté. Son corps tremblant légèrement à s'esclaffer en silence, sa serviette se dénoua et chut malencontreusement au sol.

« Voilà ma question, réponds-y et ensuite je viendrais te marquer. Gallia, pour quels motifs as-tu couché avec la dernière personne qui est passée entre tes bras ? » Demanda sans lui laisser le temps de récupérer sa pudeur la femme aux oreilles de lapin.

« Quoi ? »

Surprenante question. Incroyable même. La blonde ne s'était pas attendue à aller sur ce terrain-là malgré ses propres audaces. Hébétée, elle en oublia de se baisser pour récupérer l'unique rempart de sa pudeur, tombé à ses pieds. Le rideau s'ouvrit, dévoilant de dos son corps nu à l'hôtesse de ce lieu. La chipie runique n'osa se retourner ni davantage bouger à cet instant fatidique. Il était trop tard pour jouer les pudiques et réservées. Au lieu de cela, elle allait devoir assumer son exposition au regard de l'autre femme tout en répondant à sa question. Cela pouvait se révéler… Intéressant après tout !

« Je n'ai pas eu le temps de te dire que ma serviette est tombée par terre... » S'excusa la magicienne en soupirant avant de se permettre une pointe d'impertinence. « De toute façon, pour la fessée, je suppose que tu préfères cul nu ! »

Son sourire retrouvé, ses angoisses surmontées avec un peu de fatalisme, Gallia ferma ses yeux espiègles pour entamer sa réponse. Le piquant de la situation commençait à lui plaire.

« Je ne vois pas ce qui peut t'intéresser de savoir ce que tu me demandes si ce n'est du voyeurisme pur et simple mais, même avec cette demande perverse, les règles sont les règles. » Dit-elle, feignant hypocritement de découvrir cette faille à l'instant.

L'inquisitrice comptait bien l'exploiter à son tour maintenant que la tournure de la discussion amenait celle-ci sur l'intimité de la chambre à coucher. Quelque part, parler potins et histoires de fesses lui plaisait bien mais son public était le plus souvent réduit à des têtes déjà connues sous l'uniforme du Conseil Magique. Ajouter une quasi-inconnue à potentiel intéressant et découvrir sa vie sensuelle, ses pratiques et perversions dans la chambre à coucher avait une saveur des plus appréciables assortie de la fraîcheur de la nouveauté. « Cana » promettait beaucoup si ses réponses étaient aussi honnêtes qu'espérées.

« Hé bien, la dernière fois, c'était juste une brève histoire de cul pour réussir un pari passé avec des collègues lors d'une fête à Era. Il s'agissait de se trouver un partenaire avant minuit et de faire l'amour avec lui ou elle dans un coin discret de la soirée, les perdants réalisant les corvées bureaucratiques du gagnant durant une semaine. Le ou la gagnante devait être élue parmi ceux qui avaient réussi à trouver quelqu'un selon le panache de son exploit, cette condition poussant les participants à oser beaucoup plus que de coûtume... »

Gallia soupira de nouveau. Son bassin commençait à balancer doucement en repensant à ce qu'il s'était passé ce soir-là. Elle continua son récit, bien qu'ayant déjà répondu à la question, le détaillant scabreusement.

« Le pari impliquait de baiser sa proie avant minuit. Et j'ai horreur de perdre un pari. Donc j'ai tout de suite jeté mon dévolu sur un jeune archiviste du Conseil que je connaissais de vue. Mignon, bien élevé, sensible, un peu timide et maladroit avec une bonne tête de gentil garçon. Comme j'aime ! À vrai dire, je le croyais même puceau. Mais, il m'a appris par la suite que non et qu'il était déjà fiancé, en fait. Prétextant chercher un partenaire pour danser, l'approcher a été très facile. Le séduire et l'amener dans un coin isolé pour la bagatelle, un peu plus compliqué. Il était fidèle et avait des scrupules. Un garçon bien, vraiment. Sa fiancée a de la chance. Je lui ai un peu forcé la main à force de l'allumer et, après les préliminaires d'usage, il m'a finalement prise contre un pilier dans l'ombre de la colonnade bordant l'un des nombreux couloirs du siège du Conseil Magique. J'ai dû déployer tous mes charmes pour qu'il n'ait pas de regrets par la suite mais il s'est bêtement sentie coupable quand même, ce grand nigaud. Alors, il a fallu alors rééquilibrer... »

L'inquisitrice se passa la langue sur les lèvres pour les humecter. Sa voix devenue suave reflétait son excitation au souvenir de ce qu'il s'était passé ce fameux soir.

« Sa fiancée, une petite bourgeoise de la ville, est arrivée au bal un peu plus tard. Mon mignon se sentait trop mal à l'aise suite à notre partie de jambes en l'air pour oser la retrouver, sale même. Il s'est terré dans un coin et m'a demandé de parler à sa fiancée pour prétexter un travail urgent à la dernière minute pour ne pas pouvoir la retrouver ce soir. Comme si un truc aussi gros allait prendre ! J'ai eu une meilleure idée pour résoudre la situation. Je suis allée voir la fille, bien sûr, mais j'en ai profité pour la sympathiser puis la séduire à son tour. Plus ouverte et moins coincée du derrière que ce que je pensais au début. Peu avant minuit, la donzelle découvrait le plaisir saphique sous ma langue et mes doigts. J'ai bien sûr exigé qu'elle me rende la pareille avant de rejoindre son fiancé pour lui assurer qu'il n'avait plus aucune raison de culpabiliser d'avoir fait l'amour avec moi maintenant. Puis, j'ai rejoint les collègues avec qui j'avais parié. Comme tu l'imagines, avec deux partenaires d'un même couple séduits et baisés en si peu de temps lors de ce bal, j'ai été évidemment désignée gagnante du défi. Voilà, tu sais tout ! » Conclut la chipie runique d'un ton légèrement provocant sur la fin, presque musicale.

Elle se racla la gorge et arbora un sourire narquois en jetant un œil à l'autre femme. Autant aller jusqu'au bout de la provocation. Déhanchant un peu plus son fessier pour allumer vicieusement l'autre femme, la blonde poursuivit son propos.

« Ça t'a plu ? Hi hi hi ! À mon tour de poser une question ! Puisque tu apprécies demander les histoires dévergondées des autres, racontes donc les tiennes ! Je suis curieuse d'entendre celle où tu t'es conduite de la façon la plus cochonne pour commencer. Et si elle me plaît, peut-être que je t'interrogerais ensuite à propos des autres. Qui sait ? »

Un gloussement entendu échappa à Gallia. Elle jeta un regard à ses pieds invitant son hôtesse à suivre celui-ci sur la serviette au sol.

« Peux-tu te retourner, le temps que je me rhabille ? À force de tergiversations, il est évident que tu n'iras pas jusqu'au bout pour la fessée. Nous nous n'allons pas nous mentir à ce sujet plus longtemps. Tu n'oseras pas ! Même sous le coup de la colère. Au moins, tu as eu la confirmation que je ne suis pas métisse avec ma marque de bronzage ! »

Par contraste avec la chair bronzée du postérieur de l'inquisitrice, de fines lignes claires, les branches en V d'un mini-string de bain, révélaient la couleur de peau claire originelle de la blonde. Le doute n'était plus possible. Enfonçant le clou, la magicienne continua...

« Cela ne me gêne pas que tu reluques ma croupe, tu n'es pas la première après tout, mais je ne vois pas rester nue pour le reste de l'entretien non plus. Surtout qu'il commence à se faire tard et que j'ai prévu de voir d'autres personnes après toi aujourd'hui. »

Gallia mentait à moitié. Elle n'avait nullement l'intention d'auditionner plus d'une personne par jour. Sa motivation pour éventuellement écourter l'entretien était tout autre. Fortement émoustillée tout du long, la chipie runique était encore troublée par ce qu'elle avait ressentie et même osée faire ici en se masturbant sous la douche, la femme que l'inquisitrice visitait juste de l'autre côté du rideau. Il lui fallait réfléchir à tout cela au calme, faire le point avec elle-même. Ce n'était pas la première fois – et encore moins la dernière fois - que la peste du Conseil Magique jouait du désir d'autrui pour obtenir quelque chose ou manipuler quelqu'un mais elle-même n'avait jamais éprouvée non plus d'attrait particulier envers le sujet de ses méthodes amorales. Or, celle-là, cette « Cana » avait un quelque chose de différent des autres. Quelque chose qui lui plaisait. Voilà qui l'ennuyait terriblement. Une retraite stratégique s'imposait donc.

Prise dans ces arrières-pensés, la menace de la fessée avait déjà été oubliée de la chipie runique. Était-ce le cas de la métisse ? Oserait-elle allait jusqu'au bout ?



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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Dim 2 Juil - 20:10

Enfin, le moment de vérité. Trop imbue de colère et de vengeance, l'esprit de la belle métisse ne voulait plus qu'une seule chose. Remettre l'église au milieu du village. S'imaginant avec son olisbos magique, malgré le fait qu'elle pouvait devenir hermaphrodite en se l'enfonçant dans sa chair intime, elle n'aurait jamais cru qu'on le lui demanderait quelque chose de si déplacé chez elle et surtout quand la personne était l'inquisitrice elle-même. Ce n'était pas comme si elle le portait actuellement, puisqu'elle l'avait rangé soigneusement dans sa chambre depuis le départ de sa moitié et maîtresse avec qui elle l'avait utilisé avec passion. Qui a dit que les femmes de poigne comme Cana n'aimait pas recevoir autant que donner ? Ouvrant petit à petit le simple rideau, sous ses yeux encore embués de malice, le corps nu, gracieux et ne portant absolument pas la serviette qu'elle lui avait donnée se trouvait sous ses yeux. Perturbée, elle ne montre pas sa surprise mais ne se retient pas d'observer cette peau splendide, la rondeur qui n'était plus retenue par ses habits et la position mettait bien en avant cette croupe prête à être battue de sa main. Fort heureusement, l'angle ne lui permettait pas de voir quelque chose de bien plus gênant et obscène.

Je n'ai pas eu le temps de te dire que ma serviette est tombée par terre...De toute façon, pour la fessée, je suppose que tu préfères cul nu ! »

Déglutissant, elle n'avait pas entièrement tort. Cela était beaucoup plus perturbant et intéressant pour Ephaez de frapper directement sa chair sans la petite protection de la serviette mais de voir cela lui faisait battre le cœur bien plus vite. Sa lèvre en fut mordue pour tenter, vainement, de contenir des premiers signes d'excitations. Cana. Voilà à quoi elle devait penser pour se contenir, pour ne pas lui être infidèle. Tout ceci n'était qu'un jeu, une punition. Rien de bien sérieux. Sa main tremblait, de crainte d'entrer en contact avec la victime de sa véhémence ? De transformer la frappe en caresse ? En geste déplacée peut-être ? Nonobstant de ses sentiments contradictoires, l'hôtesse n'en démordrait pas cette fois-ci. Elle allait lui claquer le cul, aussi beau soit-il !

« Je ne vois pas ce qui peut t'intéresser de savoir ce que tu me demandes si ce n'est du voyeurisme pur et simple mais, même avec cette demande perverse, les règles sont les règles. »

Ne disant rien, elle espérait que cette question déplacée saurait la remettre à sa place et la mettre mal à l'aise. L'humiliée pour lui apprendre à remettre en question sa féminité et surtout, sa non absence de virilité. Factice ou réelle. Mais il y avait une chose de vrai dans ses dires. A force de côtoyer Cana et ses aventures, la domestique s'était découvert un penchant prononcé pour le voyeurisme, que ce soit sa chérie ou d'autres, elle ne pouvait s'empêcher d'aimer et d'apprécier la vue d'une autre personne nue, en action ou non. Autant dire qu'avoir quelqu'un d'aussi bien formée dans sa baignoire à sa merci était une torture et un délice à ses yeux. L'interrogatoire avait pris une tournure de plus en plus intime de toute manière, elle n'avait fait que suivre le rythme, avec un peu d'avance peut-être. Sans nul doute qu'elle se sentira des plus idiotes une fois que ce sera son tour de subir les interrogations de la curieuse blonde.

« Hé bien, la dernière fois, c'était juste une brève histoire de cul pour réussir un pari passé avec des collègues lors d'une fête à Era. Il s'agissait de se trouver un partenaire avant minuit et de faire l'amour avec lui ou elle dans un coin discret de la soirée, les perdants réalisant les corvées bureaucratiques du gagnant durant une semaine. Le ou la gagnante devait être élue parmi ceux qui avaient réussi à trouver quelqu'un selon le panache de son exploit, cette condition poussant les participants à oser beaucoup plus que de coûtume... »

Un défi ? Parmi les membres travaillant pour le conseil ? Tout à coup, toute l'aura d'autorité et de sérieux qu'elle avait donné à Madame Nova venait de s'écrouler. Elle savait que le sexe était devenue quelque chose de très banal depuis les portails mais de là à ce que ça infecte et créée ce genre de scénario, elle en était stupéfaite. Apprenant déjà plus que prévu, Ephy tendait l'oreille en s'imaginant la scène. Comment comptaient-ils prouver leur dire ? Comment était habillée Gallia ? Spécialement pour l'occasion ou la même tenue que celle qui était dans son dos, attendant celle qui les vêtait pour montrer son statut.

« Le pari impliquait de baiser sa proie avant minuit. Et j'ai horreur de perdre un pari. Donc j'ai tout de suite jeté mon dévolu sur un jeune archiviste du Conseil que je connaissais de vue. Mignon, bien élevé, sensible, un peu timide et maladroit avec une bonne tête de gentil garçon. Comme j'aime ! À vrai dire, je le croyais même puceau. Mais, il m'a appris par la suite que non et qu'il était déjà fiancé, en fait. Prétextant chercher un partenaire pour danser, l'approcher a été très facile. Le séduire et l'amener dans un coin isolé pour la bagatelle, un peu plus compliqué. Il était fidèle et avait des scrupules. Un garçon bien, vraiment. Sa fiancée a de la chance. Je lui ai un peu forcé la main à force de l'allumer et, après les préliminaires d'usage, il m'a finalement prise contre un pilier dans l'ombre de la colonnade bordant l'un des nombreux couloirs du siège du Conseil Magique. J'ai dû déployer tous mes charmes pour qu'il n'ait pas de regrets par la suite mais il s'est bêtement senti coupable quand même, ce grand nigaud. Alors, il a fallu alors rééquilibrer... »

Pantoise, elle ne l'était pas vraiment au début du récit. L'imaginer séduire un homme fiancé ne lui semblait pas si étrange, mais cela lui rappelait étrangement sa propre situation. Se projetant dans la situation, elle ne se voyait que trop bien dans la peau de cet homme qui partageait des similitudes avec sa manière d'être au vu du récit, bien qu'elle ne soit ni timide, pas du tout maladroite et bien élevé que lorsque la situation l'exigeait, façade qui s'est vite vu disparaître depuis que la barrière de l'intimité avait été brisée entre les deux femmes aux peaux mates. Comptait-elle faire ce qu'elle craignait ?

« Sa fiancée, une petite bourgeoise de la ville, est arrivée au bal un peu plus tard. Mon mignon se sentait trop mal à l'aise suite à notre partie de jambes en l'air pour oser la retrouver, sale même. Il s'est terré dans un coin et m'a demandé de parler à sa fiancée pour prétexter un travail urgent à la dernière minute pour ne pas pouvoir la retrouver ce soir. Comme si un truc aussi gros allait prendre ! J'ai eu une meilleure idée pour résoudre la situation. Je suis allée voir la fille, bien sûr, mais j'en ai profité pour la sympathiser puis la séduire à son tour. Plus ouverte et moins coincée du derrière que ce que je pensais au début. Peu avant minuit, la donzelle découvrait le plaisir saphique sous ma langue et mes doigts. J'ai bien sûr exigé qu'elle me rende la pareille avant de rejoindre son fiancé pour lui assurer qu'il n'avait plus aucune raison de culpabiliser d'avoir fait l'amour avec moi maintenant. Puis, j'ai rejoint les collègues avec qui j'avais parié. Comme tu l'imagines, avec deux partenaires d'un même couple séduits et baisés en si peu de temps lors de ce bal, j'ai été évidemment désignée gagnante du défi. Voilà, tu sais tout ! »

Étrangement prévisible, un frisson la parcourt, la scène était trop vivante dans son esprit. Cana, Gallia et elle. Cette histoire où les protagonistes semblaient lui être trop proches de la réalité. Sa respiration était plus saccadée, l'excitation était là, dans un coin de ses prunelles qui, heureusement, n'étaient pas visible pour l'inquisitrice qui en aurait surement profité. Déglutissant, la gorge légèrement nouée par les sensations de son corps traître, la métisse tente de chasser les idées que la sulfureuse femme lui donnait après un tel récit. Encore heureux qu'elle n'y ait pas ajouté les détails les plus croustillants. Cependant, la provocante n'était pas en reste et sous ses yeux encore brillant d'un stupre coupable, voilà qu'une danse, un simple mouvement venait transformer la petite flamme en brasier, la forçant à serrer les dents sous cette vue qui ne lui donnait qu'une seule envie. Le claquer non pas par punition mais pour le plaisir et l'embrasser. Le toucher et y enfoncer son visage contre ce qui semblait être une paire de moelleux qui dépassait même celui de sa chérie. Malgré le fait qu'elle devait frapper après cette révélation, Gallia n'avait toujours pas dit son dernier mot. Comme si elle se moquait éperdument de la punition, non peut-être que cela lui donnait l'envie d'aller plus loin ? Rougissant, elle secoue sa tête.

« Ça t'a plu ? Hi hi hi ! À mon tour de poser une question ! Puisque tu apprécies demander les histoires dévergondées des autres, racontes donc les tiennes ! Je suis curieuse d'entendre celle où tu t'es conduite de la façon la plus cochonne pour commencer. Et si elle me plaît, peut-être que je t'interrogerais ensuite à propos des autres. Qui sait ? »

Evidemment qu'elle avait aimé cette réponse ! Tout son corps lui criait de tromper Cana, là tout de suite. Pourtant son esprit s'obstinait à la fidélité, alors qu'elle n'était pas réciproque. Et puis cette question, comment osait-elle tenter de renverser la situation une fois de plus ? Sa question n'avait pas du tout eu l'effet escompté, bien au contraire la vipère semblait d'autant plus hardie et confiante que lorsqu'elle était entrée dans sa douche. Sa main remonte vers sa joue, là où elle avait reçu un léger baiser. Ce geste avait été si...Mignon. Et en face d'elle, c'était une Impératrice fière, hautaine qui se jouait d'elle. Et là voilà qu'elle gloussait en plus !

« Peux-tu te retourner, le temps que je me rhabille ? À force de tergiversations, il est évident que tu n'iras pas jusqu'au bout pour la fessée. Nous nous n'allons pas nous mentir à ce sujet plus longtemps. Tu n'oseras pas ! Même sous le coup de la colère. Au moins, tu as eu la confirmation que je ne suis pas métisse avec ma marque de bronzage ! »

Hors de question de lui obéir. Même si elle allait remplir sa part du jeu en répondant à sa question, réfléchissant déjà à ce qu'elle avait bien pu faire, la hargne qui l'habitait n'avait cessé de grandir, en plus de la passion et de ce désir qui ne devrait pas être. Elle allait lui mettre la fessée. Pas une fessée ô non. Son regard se pose sur la paire de colline, finissant par remarquer ce qui ne l'avait pas été jusque là, bien trop minuscule. Un simple trait, une trace de sa peau blanche. Elle en avait vu des bronzages mais de ce niveau-là, c'en était de l'art. Chose qu'elle savait apprécier et reconnaître mais ne lui offrirait aucunement une porte de sortie ou de la clémence.

« Cela ne me gêne pas que tu reluques ma croupe, tu n'es pas la première après tout, mais je ne vois pas rester nue pour le reste de l'entretien non plus. Surtout qu'il commence à se faire tard et que j'ai prévu de voir d'autres personnes après toi aujourd'hui. »

Sa main s'élève, elle n'allait plus reculer. Elle n'allait pas lui laisser parler de cette manière et remettre en doute ce qu'elle faisait. Certes elle concédait bien que la beauté de cette région du corps de son invitée était très attirante, mais elle n'avait regardé ses fesses que durant de courtes minutes ! Finalement, dans un instant qui sembla s'éterniser dans son esprit, sa main s’abattit à plat sur cette surface si accueillante, les répercussions de sa frappe se voyaient dans un ralenti exagéré. Ce n'était que la première claque.

«Non ! Tu ne bouges pas tant que je n'ai pas finis ! Tu vas rester comme ça jusqu'à ce que je sois satisfaite de tes fesses et ça sera à la fin de l'histoire que tu m'as demandée ! »

D'un ton ferme, la métisse avait fini par trouver un récit honteux à son égard qu'elle était prête à partager, mais cela ne se ferait pas gratuitement. Profitant de sa position actuelle, elle ponctuerait ses phrases d'une belle fessée jusqu'à ce que la marque de sa main soit bien rouge et visible sur ce derrière provocant. Prenant une grande inspiration, la seconde claque atterrit plus doucement mais également de manière plus sonore. L'histoire qu'elle allait raconter datait de son époque de rebelle, une mission qu'elle avait dû accomplir à cause de ses charmes. Evidemment, tout ne serait pas dit dans ce récit.

«Tu veux savoir la chose la plus cochonne que j'ai faites ? Très bien ! Tend tes oreilles et ton cul parce que ça va claquer. C'était avant que je ne rencontre Cana. A l'époque où je vivais encore dans mon pays. Nous avions déjà des mœurs bien plus libres que vous, avant l'ouverture des portails. Quoiqu'il en soit, j'ai été invité dans une grande salle remplit de femmes, grandes et petites, minces et grosses, des poitrines aussi plates que déraisonnable, certaines dotées d'attributs virils, comme tu te l'es imaginée avec moi. Très rapidement, on m'a offert une tenue, celui d'une maid lapine, il semblerait que déjà à l'époque, c'était l'animal qui me correspondait le mieux. Mais, quand j'ai été amené au vestiaire pour l'enfiler, la belle rousse qui ne portait que des bijoux m'attiraient déjà pour d'autres...Essayages. Elle voulait vérifier mes formes les plus intimes, ma souplesse ainsi que l’élasticité de mes orifices ! Elle savait manier sa verge, je peux te le dire. Probablement dans les cinq meilleures hermaphrodites que j'ai personnellement connu. Après ce petit échauffement...»

Sa main offrit une nouvelle claque sur le fessier de la belle bronzée qui écoutait. Elle n'allait pas lui dire que le but de cette première coucherie était liée au fait qu'elle était une des hôtesses principales et que juste après leur coït, elle l'avait tué quelques heures après. Sa main resta plus longuement que prévu sur sa victime, la retirant avant de finir par la caresser. Elle ne pouvait décemment pas raconter combien de personne elle avait couché avec ce soir-là, à moins de passer véritablement pour une catin. Mais si le but de cette question était de parler de la chose la plus cochonne, elle pouvait au moins être honnête sur ça.

«J'ai été prise par deux autres femmes, sans verges cette fois-ci. Elles étaient si douces, de vraies petits anges. Nous avons toutes les trois passées un très bon moment à découvrir les limites des unes et des autres, et je crois bien en toute modestie dire que je ne m'en suis pas trop mal sortie. Mais tout ceci n'est encore rien, je ne pense pas que tu considères cela comme véritablement cochon, alors laisse-moi te raconter la véritable perle de cette histoire. Vois-tu une fois que ce petit saphisme à trois était terminé, j'étais encore sur ma faim, il me fallait plus. C'est pour cela que j’invitai deux belles femmes viriles et une autre femme à se joindre à moi pour un petit jeu. Vois-tu, je suis une fan des cordes alors j'ai choisis d'attacher et de suspendre une des deux demoiselles phalliques en l'air. La seconde n'avait même pas attendu que je finisse mon cordage que déjà elle lui préparait sa porte des artistes, tandis que ma partenaire plus féminine l'embrassait de manière bien vulgaire. Il ne me restait plus qu'une seule place...»

A nouveau, une fessée, elle comptait bien lui laisser un souvenir de sa visite après tout, et au mieux quelque chose qui la gênerait. Une inquisitrice arborant une telle marque serait-elle aussi convaincante ? Cette fois-ci, elle laissa ses ongles jouer quelques secondes sur la marque naissante, éveillant en elle des choses à force de parler de vieux souvenirs et d'avoir une telle beauté sous son joug.

«Je l'ai chevauché comme une valkyrie, m'accrochant aux cordes qui la suspendait, j'ai bien cru tomber plus d'une fois ! Mais c'est comme un rodéo, une fois qu'on s'y habitue, il ne reste plus qu'à prendre son pied et ça ma chère, je l'ai fait. Et entre nous, une fois qu'on avait fini avec elle c'est moi qui me suis retrouvée prise entre deux feux, bouche contre une chatte bien humide et un deuxième mandrin dans mon temple. Voilà, es-tu satisfaite, surprise peut-être même de découvrir cela ? »

Elle termina sa phrase par une dernière fessée, avant de se baisser et d'éviter de lever la tête, ne désirant pas voir l'état de son intimité puis lui donne la serviette. Regardant sa main, elle l'avait fait. Cela faisait tellement de bien. Jetant regard vers la bronzée, il lui fallait trouver une nouvelle question mais saurait-elle poursuivre la direction que tout ceci prenait ? Tant de chose s'était produit depuis son arrivée dans sa demeure. Repensant à son collier en sécurité, elle se pose un instant, caressant son menton.

«Je te laisse te rhabiller. Je serais dans le salon à t'attendre. Quant à ma question, puisque nous en sommes aux questions intimes et perverses, je suppose que revenir à plus sérieux serait futile, tu en profiterais pour me demander encore quelque chose d'osé. Dis-moi la chose qui t'excite le plus, celle qui te fait chavirer et qui te rend incapable de ne pas vouloir coucher ?»

Elle souriant en coin avant de rejoindre le salon, non sans se servir un grand verre d'eau frais au passage. La réponse serait probablement courte, à moins qu'elle ne se mette à lui expliquer pourquoi. En attendant son invitée, elle finit par se poser et prendre de grandes inspirations. Elle avait eu plusieurs gros coups de chaud par sa faute et n'en croyait toujours pas des pensées qui la traversaient. Appréciait-elle ou détestait-elle ce jeu ? Difficile à dire, encore plus compliqué à avouer pour la belle qui n'avait eu besoin que de quelques heures avec l'inquisitrice pour que son monde en soit perturbée. Faisait-elle toujours cet effet aux personnes qu'elle interrogeait ?


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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Lun 10 Juil - 22:28

Gallia n'en crut pas son propre corps tant la chose la prit par surprise. Pour une fois, son analyse de la situation s'était révélé fausse. Ou bien, était-ce ses propos provocants sur le manque de cran de « Cana » à qui elle devait imputer ce qui était en train de se passer ? Peu importe. Le résultat était là, douloureux, claquant contre son postérieur d'un bruit sec. Le choc sur sa fesse lui arracha un premier râle.

« Non ! Tu ne bouges pas tant que je n'ai pas fini ! Tu vas rester comme ça jusqu'à ce que je sois satisfaite de tes fesses et ça sera à la fin de l'histoire que tu m'as demandée ! » Gronda l'hôtesse, la colère perçant dans le ton de sa voix.

L'inquisitrice punie resta stoïque et silencieuse. Elle avait perdu son pari avec elle-même. Toute mauvaise perdante qu'elle était, la blonde était orgueilleuse. Elle n'allait pas s'abaisser à s'excuser et encore moins supplier l'autre femelle. C'était au-de-là de ce que son côté garce acceptait. La chipie runique serra les dents, prête à supporter tout en écoutant attentivement la femme qui la fessait. Se concentrer sur sa voix l'aiderait à faire abstraction de la douleur. La deuxième claque la piqua à son tour.

« Tu veux savoir la chose la plus cochonne que j'ai faite ? Très bien ! Tends tes oreilles et ton cul parce que ça va claquer. C'était avant que je ne rencontre Cana... »

Gallai tiqua à la dernière phrase. Avant qu'elle ne rencontre… Cana ? Serait-elle schizophrène ? Ou bien… Pour autant, la réponse attendrait son tour de questionner. N'était-on pas dans un jeu en ce moment même ? Pour douloureux que soit ce passage, il avait son côté excitant. Et il risquait de le perdre en cas d'empressement sur certains points. Un sourire mauvais apparut brièvement sur les lèvres de la jeune femme.  Les deux femmes avaient tout leur temps de se découvrir plus. Peut-être finalement qu'il vaudrait mieux escamoter cette question pour le moment et en découvrir plus auparavant afin d'avoir l'avantage lors de la prochaine confrontation. En tout cas, avec cet os à ronger, la peste du Conseil Magique ne clôturerait pas le dossier aussi vite qu'elle l'avait cru. Des investigations supplémentaires s'imposaient. Mais, en attendant, la blonde allait écouter le récit et souffrir de la fessée.

« …À l'époque où je vivais encore dans mon pays. Nous avions déjà des mœurs bien plus libres que vous avant l'ouverture des portails. Quoiqu'il en soit, j'ai été invité dans une grande salle remplit de femmes, grandes et petites, minces et grosses, des poitrines aussi plates que déraisonnable, certaines dotées d'attributs virils, comme tu te l'es imaginée avec moi. Très rapidement, on m'a offert une tenue, celui d'une maid lapine, il semblerait que, déjà à l'époque, c'était l'animal qui me correspondait le mieux. Mais, quand j'ai été amené au vestiaire pour l'enfiler, la belle rousse qui ne portait que des bijoux m'attiraient déjà pour d'autres… Essayages. Elle voulait vérifier mes formes les plus intimes, ma souplesse ainsi que l’élasticité de mes orifices ! Elle savait manier sa verge, je peux te le dire. Probablement dans les cinq meilleures hermaphrodites que j'ai personnellement connues. Après ce petit échauffement…»

Une nouvelle fois, la main de cette femme qui disait être « Cana » s'abattit sur sa croupe qui commençait à montrer des marques rouges. Un couinement étouffé et ambigu échappa à la blonde, exprimant sa souffrance… Et son plaisir aussi ! Elle ne l'avouerait jamais à une inconnue mais être punie de la sorte comme la mauvaise fille qu'elle était faisait partie de ses fantasmes de garce. La situation l'excitait fortement. Entre ses cuisses, la moiteur se faisait sentir. Et certains gestes troubles de la maîtresse des lieux accroissaient encore cette excitation… Le récit se poursuivit.

« J'ai été prise par deux autres femmes, sans verges cette fois-ci. Elles étaient si douces, de vrais petits anges. Nous avons toutes les trois passées un très bon moment à découvrir les limites des unes et des autres, et je crois bien en toute modestie dire que je ne m'en suis pas trop mal sortie. Mais tout ceci n'est encore rien, je ne pense pas que tu considères cela comme véritablement cochon, alors laisse-moi te raconter la véritable perle de cette histoire. Vois-tu une fois que ce petit saphisme à trois était terminé, j'étais encore sur ma faim, il me fallait plus. C'est pour cela que j’invitai deux belles femmes viriles et une autre femme à se joindre à moi pour un petit jeu. Vois-tu, je suis une fan des cordes alors j'ai choisi d'attacher et de suspendre une des deux demoiselles phalliques en l'air. La seconde n'avait même pas attendu que je finisse mon cordage que déjà elle lui préparait sa porte des artistes, tandis que ma partenaire plus féminine l'embrassait de manière bien vulgaire. Il ne me restait plus qu'une seule place…»

Une nouvelle tape cingla le derrière bronzé de l'inquisitrice. Cette fois-ci, son râle sembla plus coquin, plus émoustillé que le précédent. Pour autant, la correction se poursuivit. Trop absorbé par ses souvenirs qu'elle était en train de conter, la tortionnaire ne remarqua rien. Par contre, la chipie runique frissonna en sentant ses ongles sur sa peau sensibilisée par les frappes de la beauté exotique et se mordit la lèvre inférieure à l'écoute des tribulations de cette dernière. Celle-ci poursuivit son histoire.

« Je l'ai chevauché comme une valkyrie, m'accrochant aux cordes qui la suspendait, j'ai bien cru tomber plus d'une fois ! Mais c'est comme un rodéo, une fois qu'on s'y habitue, il ne reste plus qu'à prendre son pied et ça ma chère, je l'ai fait. Et entre nous, une fois qu'on avait fini avec elle c'est moi qui me suis retrouvée prise entre deux feux, bouche contre une chatte bien humide et un deuxième mandrin dans mon temple. Voilà, es-tu satisfaite, surprise peut-être même de découvrir cela ? »

La réponse se fit du tac-au-tac.

« Oh oui ! C'était… » Commença Gallia, s'interrompant lorsque la dernière claque fit souffrir une ultime fois son postérieur rougi par la fessée qui avait eu lieu.

Sur la fin du récit, elle s'était mise à se frotter les cuisses l'une contre l'autre pour ne pas rompre la position adoptée. La première chose qu'elle fit maintenant que la correction était terminée fut de porter sa main  contre sa bouche pour en mordre doucement le dos. Cela l'aidait à calmer l'excitation en elle et à rester de nouveau immobile. Le geste, tout comme sa signification, n'échappa probablement pas à la métisse. Peut-être était-ce là que sa question trouvait d'ailleurs son origine en voyant combien ce qui était une punition avait grandement émoustillée la blonde.

« Cana » tendit la serviette perdue par la chipie runique qui la saisit sans mot dire, un peu honteuse de s'être laissée aller de la sorte lors de la fessée. L'inquisitrice la noua soigneusement autour de sa poitrine, couvrant ainsi son corps. L'hôtesse reprit la parole une fois la pudeur revenue après un bref silence.

« Je te laisse te rhabiller. Je serais dans le salon à t'attendre. Quant à ma question, puisque nous en sommes aux questions intimes et perverses, je suppose que revenir à plus sérieux serait futile, tu en profiterais pour me demander encore quelque chose d'osé. Dis-moi la chose qui t'excite le plus, celle qui te fait chavirer et qui te rend incapable de ne pas vouloir coucher ? » Demanda-t-elle avec un sourire en coin que la chipie runique remarqua du coin de l’œil.

Cette façon de sourire, elle la connaissait. La blonde avait le même lorsqu'elle jouait selon ses propres termes avec quelqu'un. Notamment les gens qu'elle mettait sur le grill de ses caprices. Voilà qui était surprenant. Elle n'avait pas imaginé ce côté pervers chez la personne qui la recevait, lui renvoyant sa propre image de femme vicieuse.

« Je vois que tu as vite pris goût au jeu…» Commenta-t-elle alors que la beauté exotique sortait de la salle de bain. La porte se referma sans que la peste du Conseil Magique n'eut de réponse.

Sitôt seule, la blonde toucha ses lèvres du bout des doigts. Sa vulve était poisseuse de désir… Elle commença de nouveau à se masturber avant de s'arrêter au bout de quelque secondes. Le temps pressait et si Gallia s'attardait trop, « Cana » risquait de revenir voir ce qu'il se passait. Imaginer sa réaction stimula encore plus la magicienne. Retirant ses doigts, elle les lécha pour bien les humecter avant de nouveau les plonger dans son sexe. Assisse sur le bord de la douche, les cuisses grandes ouvertes, la garce se fit du bien avec sa main, trois doigts fouillant son vagin. Le risque de se faire prendre était plus grand à chaque seconde. Et l'excitation aussi. La jouissance approchait. Pour ne pas faire de bruit et étouffer son cri de bonheur, la jeune femme chercha du regard un tissu à se mettre dans la bouche. Son regard se porta sur une pile de linge à repasser rangée dans un coin. Elle attrapa le premier qui lui tomba sous la main – un petit slip blanc échancrée dont elle ne savait à qui il appartenait et se mit à le mordre très fort alors que l'orgasme s'expulsa de son corps. Malgré ses dents serrées, les traits de son visage se déformèrent en un ahegao de toute beauté, ses yeux roulants dans leurs orbites.

Se reprenant vite maintenant que sa tension sexuelle était soulagée – mais pas endormie -, la chipie runique entreprit de se rhabiller en vitesse. Une mauvaise surprise l'attendait. Son mini-string avait disparu. Elle le chercha rapidement du regard. Rien à faire et pas le temps de fouiller plus avant. D'autant que la blonde soupçonner la femme aux cheveux violets de l'avoir pris. Après tout, on était entre perverses… L'idée la fit sourire. Bah ! Qu'il en soit ainsi. Elle ne s'en offusquerait pas. En compensation, Gallia enfila la petite culotte dont elle s'était servi pour faire moins de bruit. Échange de bons procédés…

Une fois vêtue, elle quitta la salle de bain, réapparaissant dans le salon comme si de rien n'était. Voyant un verre vide dans la main de « Cana », la magicienne ne put s'empêcher de faire un commentaire ironique.

« Normal que tu sois assoiffée après ce que tu as vu, très chère… »

S'asseyant à nouveau sur le canapé, grinçant légèrement lorsque ses fesses endolories touchèrent le tissu, elle observa  la maîtresse des lieux avec un sourire vicieux et provocant.

« Donc tu veux savoir ce qui m'excite le plus… C'est juste parce que la question est perverse ou bien par ce que celle qui la pose l'est aussi ? Mais, là, je m'égare quelque peu. » Commença-t-elle, goguenarde.

Ses jambes se croisèrent et ses mains se posèrent sur ses genoux alors qu'elle se pencha en avant pour mieux fixer du regard la métisse coquine.

« Pour te répondre, ce qui m'excite le plus au monde, ce sont les futanari, comme ceux dont tu as parlé. J'adore absolument ce mélange des corps masculins et féminins qui réunit le meilleur des deux sur une même personne. Une femme à bite, c'est splendide. Je t'envie d'avoir pu réaliser de telles choses dans la passé avec ceux et celles que tu as connu. Je n'ai jamais eu cette chance et pourtant c'est l'un de mes grands fantasmes d'en croiser un ou plusieurs. Et crois bien que je n'ai pas envie de laisser passer une telle occasion si d'aventure elle se présentait à moi. Voilà, tu sais maintenant ce que tu voulais. »

Gallia se relaxa, s'appuyant de nouveau sur le dossier du canapé, ses bras écartés et ses jambes à nouveau décroisées. Dodelinant de la tête, elle poursuivit sur sa lancée. Il était temps pour elle de poser sa question.

« Tu sembles avoir eu une vie sexuelle très ouverte dans ton pays d'origine. Je suis curieuse de savoir si avec tout ce que tu as fait, tu as encore des fantasmes à réaliser avec ton épouse… ou d'autres femmes toutes aussi cochonnes que celles que tu as connu. Futanari comprises. Alors ? Raconte-moi ! »

La blonde se détendit, certaine que le récit allait être croustillant. Cette beauté exotique, quelque fût son identité, semblait avoir un potentiel lascif infini. La questionner était des pus plaisants. Gallia ne comptait pas s'en priver si vite, quitte à revenir une autrefois pour écouter tout ce qu'elle avait à dire. Tout ce qui l'intéressait, bien entendu.



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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Sam 16 Sep - 20:47

Comment la situation avait-elle pu dégénérer de la sorte, d'un simple interrogatoire, les deux nymphes à la peau mate en était passé à des confessions d'oreillers. Une tournure pas si inattendue dans un monde où la perversion s'est déversée sur ce monde tel un coulis de fluide sur des corps en chaleur. Même pour une personne comme Ephaez qui avait appris à canaliser ses désirs depuis le temps, les situations qui se renversaient aussi bien que les corps ou les positions n'étaient pas moins présentes dans son quotidien, mais rarement à un tel degré. Songeant à ce qu'elle ressentait, la voix de miel de sa complice de méfait la rejoignait enfin, bien plus présentable, des perles d'eau s'écoulaient ici et là, donnant un effet aussi frais que jolie, sous le contraste de sa peau et des reflets des gouttes.

« Normal que tu sois assoiffée après ce que tu as vu, très chère… »

Ne pipant mot, elle resserre son verre sous la remarque qui faisait mouche. La complicité de plus en plus grande, de plus en plus vicieuse, de plus en plus déplacées et compliquées. Posant son verre tristement vidée alors que sa "soif" n'était pas encore repu, elle ne peux dissimuler l'amusement qui pétille dans ses yeux lorsque le beau fessier offre une sensation désagréable et un rappel vif de ce que son invitée venait de vivre. Elle avait bien profité de ce joker, de cette promesse, après tout elle avait déjà failli une fois, alors quand il avait fallu y aller pour de bon, elle ne s'était pas retenue. Avec sadisme, elle se disait même que la marque resterait en souvenir le temps que l'inquisitrice finisse sa tournée des membres de la guilde.

« Donc tu veux savoir ce qui m'excite le plus… C'est juste parce que la question est perverse ou bien par ce que celle qui la pose l'est aussi ? Mais, là, je m'égare quelque peu. »

Froncement de sourcil de sa part. Malgré sa réprimande physique elle était toujours capable de faire la maligne. Des nerfs d'acier cette Gallia. La situation s'était largement éloignée des questions professionnelles pour de l'intime, au point que d'ici la fin, elle ne serait pas étonnée de tout connaître des goûts et fantasmes de la bronzée mais pas sa date de naissance. Néanmoins, bien qu'elle se retenait de répondre, les petits tics de son corps trahissaient bien ses envies inavouables, coupables, traîtres pour quelqu'un avec un regard aussi vif que le sien. Toutes les deux persistaient à faire semblant de ne pas être deux belles truies perverses, tournant autour du pot, restant dans les faux semblants pour des raisons aussi futile que l'orgueil. Mais il n'y aurait rien d'amusant à se sauter dessus dès la première rencontre, chose bien impossible pour la fidèle chienne qu'était la métisse. Attentive à présent que ce n'était plus à son tour de répondre, elle tend aussi bien les oreilles que le buste, non pas pour mettre en avant ses avantages maternelles mais bien pour montrer que son attention était portée à mademoiselle Nova.

« Pour te répondre, ce qui m'excite le plus au monde, ce sont les futanari, comme ceux dont tu as parlé. J'adore absolument ce mélange des corps masculins et féminins qui réunit le meilleur des deux sur une même personne. Une femme à bite, c'est splendide. Je t'envie d'avoir pu réaliser de telles choses dans la passé avec ceux et celles que tu as connu. Je n'ai jamais eu cette chance et pourtant c'est l'un de mes grands fantasmes d'en croiser un ou plusieurs. Et crois bien que je n'ai pas envie de laisser passer une telle occasion si d'aventure elle se présentait à moi. Voilà, tu sais maintenant ce que tu voulais. »

La rougeur au joue, elle recule à la simple prononciation du mot décrivant le phallus. C'était dit d'une manière si nonchalante, si naturelle que cela la surpris. Elle même utilisant des synonymes bien moins crue, cela convenait bien à leur différence de caractère. Subtile, charnelle et douce en face d'une bestiale, caractérielle pétasse. Légèrement déçue du manque de contenu dans une explication aussi brève, elle ne s'empêcherait pas de faire certaine remarque même si à présent il s'agissait de son tour. Plus équitable qu'un lancer de pièce. Pile et face s'alternaient respectivement sans se chevaucher. Respectant l'autre avec une certaine dignité.

« Tu sembles avoir eu une vie sexuelle très ouverte dans ton pays d'origine. Je suis curieuse de savoir si avec tout ce que tu as fait, tu as encore des fantasmes à réaliser avec ton épouse… ou d'autres femmes toutes aussi cochonnes que celles que tu as connu. Futanari comprises. Alors ? Raconte-moi ! »

Une question aussi simple que déplacée. La curiosité lubrique de la blonde semblait bien plus grande que celle pour la raison de sa venue. Cela prendrait un peu de temps à répondre, alors elle ferait comme à son aise, très certainement que son invitée n'y verrait pas d'inconvénient. Levant la tête, fermant les yeux elle réfléchit à ce qui pourrait lui manquer de faire. Cela serait bien triste si elle n'avait plus rien à réaliser et très certainement des plus humiliants, coucher au point de ne plus avoir de fantasme en n'ayant pas dépassé la trentaine, voilà qui la marquerait décidément bien comme une vulgaire catin.

«Avant que je ne réponde, est-ce que je dois en conclure que ta fixation sur les futanaris et ton intérêt pour savoir si j'en suis une est liée ?» Intérieurement, elle sourit et hoche de la tête, rassurée que son jouet magique n'ait pas été trouvé. Sinon elle aurait du lui expliquer sa capacité des plus particulières qui aurait éveillé la libido de cette débridée de femme ! «Je suis bien heureuse de ne pas en être naturellement une, qui sait ce dont tu es capable quand tu dis ce genre de chose...»

Se mordant la langue, elle se rend compte trop tard qu'elle venait de fourcher et d'insinuer ce qu'elle voulait absolument éviter. Croisant ses jambes, repliant ses doigts de pieds, elle n'avait d'autres choix que de détourner l'attention de sa partenaire de confession. Elle avait finit par trouver des choses à raconter et pas qu'un peu. Ses missions d'infiltrations sexuelles avaient beau solliciter ses compétences et le sacrifice de son corps, cela n'avait pas satisfait ses propres désirs et envies.

«Puisque tu sembles si sensible sur le sujet des femmes membrées, je suppose que je n'ai pas besoin de revenir là-dessus. Tu sais déjà que j'ai partagé des moments avec des personnes comme cela. N'hésite pas à te servir un verre d'eau, si tu sens que tu as des chaleurs qui te viennent.» Petite pique de rappel en réponse à son entrée et elle pouvait retourner à son récit. «Puisque tu sembles si désireuse de connaître ma vie sexuelle, il est de mon devoir d'hôtesse de répondre à tes désirs...» Elle appuya avec son accent sur le mot hôtesse, jouant sur le double sens du mot, elle fait glisser ses doigts le long de son corps, désignant certaines régions très spécifiques. «Pour commencer, je ne sais pas si cela compte comme un fantasme, mais j'ai toujours été intéressé par certains changement, certains accessoires si tu vois ce que je veux dire. A ces niveaux là...» D'un geste souple, elle désigne le long de son oreille, puis elle tire la langue pour en pointer de l'index ce dernier et indique ses globes de chair moins imposants que celle de sa partenaire de jeu, désignant plus précisément ses tétons. Elle parlait de piercings, bien évidemment. «Si on doit parler de manière plus en pratique, je peux dire en avoir essayé énormément, mais une de celles que je n'ai jamais pu réalisé, c'est la pénétration en file indienne. Être prise en prenant une femme, c'est un sentiment que j'aimerais bien découvrir. Bien évidemment, c'est toujours mieux quand le mandrin est de chair pour toutes les partis.»

Prenant une petite pause, elle écarte légèrement les cuisses ses mains grattant naturellement ses genoux, pensives, plongeant dans ses désirs les plus intimes, ceux qu'elle n'avait pu exploiter ou même découvrir. Son regard finit par lorgner sur le corps de la beauté aux corps voluptueux. Les formes de ses hanches, de sa poitrine, les traits de son visage, son regard admirait tout, sans qu'elle ne s'en rende spécialement compte elle reluquait de manière assez évidente la femme à qui elle confessait ses fantasmes.

«Maintenant que j'y pense, bien que j'ai cessé de pratiquer le sexe aussi librement qu'avant, principalement depuis que j'ai rencontré ma douce concubine et malgré le fait que nous soyons assez libre et ouverte, il y a bien une pratique que je n'ai pas encore eu le plaisir de faire avec elle et il y en a que je n'ai pu lui dire, préférant assouvir ses fantasmes plutôt que d'assouvir les miens. Il s'agirait de coucher devant des personnes, en public ou petit comité. Je sais qu'elle adorerait cette idée, surtout si de la cyprine coule sur le public pour ensuite aller nettoyer tout ça. »

De manière assez inattendue, le fait de parler ainsi de ses désirs avait une vertu libératrice pour la jolie servante aux cheveux d'améthyste. Se sentant plus libre, elle se remet à parler avec facilité, poursuivant dans ses aveux.

«Bien que la pratique à trois ait été une de mes favorites, elle ne me manque pas tant que cela. Cela pourrait être assez étrange puisque juste avant je parlais de le faire en étant prise et en prenant, mais je ne me sens pas frustrée telle que les choses sont. Mais il y a des choses que je ne me vois pas faire avec ma chérie, tout comme il y a des fantasmes que je ne me connais pas encore ce qui les rend d'autant meilleur. Être hermaphrodite pour baiser ou l'être par une, c'est deux choses vraiment plaisantes, c'est pour cela que changer de rôle est important. Pouvoir profiter des deux plaisirs. Tout est dans la partage mais également l'échange équitable, on donne et on reçoit, et pas que du fluide qui remplit les orifices.»

Se penchant en arrière, elle tente de penser à un fantasme plus précis qu'elle n'aurait pas encore réaliser, essayant de penser en dehors de la boite, comme si elle excluait Cana du tableau.

«Mais je n'ai encore jamais eu le plaisir de partager ma couche avec une femme avec un plus gros appétit que le mien, j'aimerais bien finir épuisée, lessivée, complètement à la merci d'une partenaire qui m'utiliserait comme bon lui semble quitte à finir par utiliser ma fatigue contre moi-même. Un abandon plus total que la soumission classique...»

Terminant sa longue histoire, elle se tourne vers celle qui l'écoutait de bout en bout, se demandant bien comment elle allait réagir et surtout si elle n'en avait pas dit trop. Mais puisque son tour était venue, il allait lui falloir trouver de quoi lui mettre autre chose sous la dent.

«Puisque tu as profité de ma douche et que nous nous sommes bien éloignées de l'interrogatoire pour une discussion plus...Privée, je suppose que cela ne te dérange pas si je te propose de poursuivre dehors ? Mais puisque nous parlons culottes et baise, il serait de mauvais goût qu'une inquisitrice se fasse entendre parler de la sorte devant tant de gens. Ainsi ma prochaine question se fera moins éloquente mais tout aussi amusante. Invite moi dans un lieu où tu souhaiterais te débaucher prochainement, après tout je me doute bien qu'après tes récits, tu finira entre les cuisses de quelqu'un le temps de faire le tour des mages de Fairy Tail.»

Faisant d'une pierre deux coups, elle se félicitait d'éloigner non seulement la menace de son domicile mais également de pouvoir prendre l'air pour reposer son esprit en ébullition, cela lui permettait également de créer une transition plus simple pour faire cesser cet interrogatoire du lubrique.

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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Mar 17 Oct - 22:53

L'hôtesse du lieu se plongea dans une brève réflexion suite à la question de Gallia. Le silence tombé entre les deux femmes arracha un sourire en coin à l'inquisitrice qui croisa ses bras dans l'attente de la réponse. Mais, ce fut avec une question que la femme aux oreilles de lapin rompit le silence.

« Avant que je ne réponde, est-ce que je dois en conclure que ta fixation sur les futanari et ton intérêt pour savoir si j'en suis une est liée ? »

Gloussant, la peste du Conseil Magique se contenta de hausser les épaules avec un air évasif qui en disait long.

« Je suis bien heureuse de ne pas en être naturellement une, qui sait ce dont tu es capable quand tu dis ce genre de chose… »

« Quelle idée tu te fais de moi, « Cana » ! C'est pas sympa ! Hu hu hu hu ! Réponds plutôt à ma question, je te prie. » Se gaussa la blonde perverse, appuyant ironiquement sur le prénom de l'autre femme qu’elle soupçonnait fortement ne pas être le vrai. Rien qui ne puisse accuser ouvertement. Juste assez pour piquer. Il y avait encore des choses amusantes à faire avec elle pour ne pas la démasquer de suite !

Semblant embarrassée aux entournures, la beauté exotique commença son récit, listant ses fantasmes devant sa visiteuse sans manquer de lui envoyer une pique au passage. La chipie runique pour sa part, tout en écoutant attentivement la métisse ne manqua pas de remarquer que celle-ci buvait de l'eau maintenant alors que les boissons alcoolisées ne manquaient pas dans sa demeure. D'après son dossier, il était aisé de conclure au vu des frasques reprochées et de ses antécédents notables que Cana Alberona était une alcoolique. Le fait était d'ailleurs notoire. Son addiction l'aurait indubitablement poussée à prendre son poison préféré plutôt que de l'eau plate. Ce détail confortait Gallia dans ses suspicions sur l'identité de son hôtesse. Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres, évoquant un chat poussant un peu plus sa proie dans sa souricière. Son interlocutrice dut penser de son côté que la corrosive blonde se réjouissait du déballage qu'elle lui avait imposé sur son intimité sexuelle ou bien répondait de la sorte à ses propres piques.

« Intéressant... » Lâcha distraitement Gallia à l'évocation des piercings puis de la file indienne.

Ses pensées étaient partagées entre ses calculs et son imagination salace, aidée en cela par la pose cuisses ouvertes de son hôtesse. L'image de la femme aux cheveux améthyste version hermaphrodite assouvissant son fantasme avec d'autres femmes était en train de s'imposer dans sa tête malgré ses efforts de concentration. L'inquisitrice se voyait elle-même y participer. Harnachée de son gode-ceinture de cuir noir, elle se voyait posséder l’intimité de cette femme qui ne cessait de la provoquer et exciter depuis tout à l'heure. Ce n'était pas un membre de chair mais, faute de grive, on mangeait des merles. Le cuir durci enrobé de cuir souple avait aussi ses qualités. Une troisième comparse, une brune au visage flouté mais avec un corps à damner un saint, participait à la représentation imaginaire que s'en faisait la chipie runique. Prise par la fausse Cana, elle gémissait et soupirait de bonheur, ses flancs prisonniers des poignes puissantes de la métisse si coquine. Le trio agissait en synchronisation parfaite, chacune des verges pénétrant la vulve de la femelle devant au meilleur moment avant de coulisser doucement pour en ressortir dans un bruit de plic-plocs humides et de couinements d'aise. La peste du Conseil Magique se mordit machinalement la lèvre, ses yeux se refermant d'une façon très sensuelle… avant de subitement se rappeler où elle se trouvait et pourquoi !

Revenant à la réalité, Gallia remarqua la façon dont la beauté exotique détaillait son corps. Un genre de regard qu'elle connaissait bien pour être régulièrement reluquée par ses semblables des deux sexes, chose qui ne manquait pas de flatter son ego mesquin. Un délicieux petit à côté…

L'hôtesse poursuivait son récit en avouant un fantasme d'exhibitionnisme qu'elle souhaiterait faire avec sa compagne, une femme visiblement très portée sur le sexe à l'entendre.

«  Je...vois ! » Commenta la blonde en déglutissant, une première ébauche venant dans sa fertile et perverse imagination.

« Cana » poursuivit sa confession décomplexée en évoquant le triolisme et n'hésita pas à en remettre une couche sur l'hermaphrodisme. Elle n'ignorait pourtant pas que c'était là l'une des grandes envies de son envahissante interlocutrice.

* Elle est bien chaude, celle-là ! Et, à sa façon de faire et de me dévorer du regard, elle a l'air de se plaire à me faire mouiller avec ses confidences en plus !* Songea la femme en blanc dans le secret de ses pensées.

Déjà, l'envie de se masturber lui reprenait. Elle était persuadée que la femme aux oreilles de lapin l'allumait sciemment en allongeant la liste de ses fantasmes apparemment pléthoriques. Seul le fait d'être sous son regard empêchait Gallia de glisser une main dans la culotte qu'elle lui avait emprunté et de masser son bouton du plaisir. Cette impossibilité de se soulager discrètement frustrait l’inquisitrice.

La liste des désirs toucha à sa fin avec le fantasme de la soumission en tant que femme-objet à une partenaire insatiable. La gourmandise de cette femme impressionna autant qu'elle plut à la blonde. Ce n'était peut-être pas la femme qu'elle était venue rabrouer mais la chipie runique était tombée sur quelqu'un d'intéressant selon ses critères tout à fait personnels. Très intéressant même… On allait bien s'amuser !
Une chose ennuyait cependant la bronzée. En l'état des choses, elle en savait trop peu sur cette femme qui prétendait être Cana Alberona. Le mensonge présumé sur l'identité ne se suffisait pas à lui-même. Il lui fallait creuser plus avant pour découvrir qui elle était. Ensuite alors la peste de Conseil Magique trouverait bien le moyen d'établir son emprise sur cette coquine et d'en profiter comme à son habitude.
La question que posa sa proie tira la blonde de ses calculs d'intrigante.

« Puisque tu as profité de ma douche et que nous nous sommes bien éloignées de l'interrogatoire pour une discussion plus… Privée, je suppose que cela ne te dérange pas si je te propose de poursuivre dehors ? Mais puisque nous parlons culottes et baise, il serait de mauvais goût qu'une inquisitrice se fasse entendre parler de la sorte devant tant de gens. Ainsi ma prochaine question se fera moins éloquente mais tout aussi amusante. Invite-moi dans un lieu où tu souhaiterais te débaucher prochainement, après tout je me doute bien qu'après tes récits, tu finiras entre les cuisses de quelqu'un le temps de faire le tour des mages de Fairy Tail. »

« Ha ha ha ! » Rit nerveusement Gallia. « L'audition allait prendre fin mais tu joues les prolongations à ce que je constate. Soit ! Nous y allons de ce pas mais j'y mets une petite condition. Tu gardes cette tenue pour sortir, quitte à revêtir un manteau pour le frais de l'extérieur. C'est raisonnable, non ? Bien sûr, ça aurait été plus amusant si nous y allions sans nos sous-vêtements toutes les deux mais ce serait sans doute plus gênant pour toi que moi devant un éventuel public. »

Sûre de son coup, la blonde récupéra sa cape à collerette et la mit en place soigneusement, laissant à l'impertinente beauté exotique le temps de se préparer pendant qu'elle réfléchissait. Elle connaissait bien peu Magnolia. Toutefois, de par ses fonctions, elle avait eu accès à des informations diverses et variées. Dont les adresses d'établissements douteux de toutes sortes. Nombre d'entre eux servaient à assouvir les fantasmes divers et variés d'un public en forte demande de sexe. Les mages, légaux ou pas, étaient des humains comme les autres à ce niveau-là… L'un de ces lieux avait retenu son attention. Et les fantasmes de son accompagnatrice y faisaient pour certains échos.

Sortant sur le pas de la porte, arborant un sourire entendu, l'inquisitrice profita de l'absence de témoins et du fait d'être dos tourné à « Cana » pour passer une main sur son entrejambe. La toile de son pantalon n'était pas loin de porter entre ses cuisses une trace d'humidité tant elle était excitée par la tournure des événements. Montant dans la calèche l'attendant avec son invitée, la chipie runique manda au cocher de se rendre séance tenante dans une discrète ruelle de Magnolia au plus vite. Se tournant vers l'autre femme à bord, elle lui murmura au creux de l'oreille...

« Je te propose un lieu spécial et discret, chose pratique pour tout le monde quand il s'agit de sauver les apparences. Vu de l'extérieur, c'est un hôtel particulier bourgeois comme on en voit tant d'autres dans le coin. Le grand public ignore tout de la discrète communauté qui s'y retrouve discrètement à toutes heures du jour et de la nuit. Beaucoup ne rentrent pas par l'entrée principale, d'ailleurs, mais par des voies détournées ou par magie. Cela attire moins l'attention du voisinage. Une fois à l'intérieur, c'est un tout autre domaine entièrement dévoué à l'hédonisme et la satisfaction des désirs. Tu y trouveras toutes sortes d'hommes et femmes capables de satisfaire tes envies. Soumis(es) et masochistes n'y manquent pas. Bien sûr, si tu n'as envie que de regarder les ébats sans participer, c'est possible. Exhibitionnistes comme mateurs des deux sexes y sont les bienvenus. Cela devrait te plaire de voir tes fantasmes favoris mis en scène dans cette fête des plus privées... » Expliqua la magicienne perverse.

Un détail lui revint à l'esprit. Ni l'une ni l'autre n'étaient des habituées de l'endroit. On ne les laisserait entrer que si les deux femmes montraient patte blanche. La blonde connaissait l'endroit par le bouche-à-oreille et pouvait se prévaloir de relations en lien avec le lieu pour entrer. Cependant, elle savait qu'il y avait aussi des règles à respecter. Mieux valait en informer celle qu'elle entraînait à sa suite dans ce lieu de débauche.

« J'allais oublier de t'en parler. Comme tu dois t'en douter, il y a des choses à savoir pour être accepté dans cet endroit. La première est la règle de discrétion. Ne jamais en parler à quelqu'un dont tu n'es pas certaine qu'elle ne saura garder le secret. Ce qui se passe là-bas n'est pas tout public. C'est même assez sélectif socialement, en fait. On y est entre « gens de bien » ou, autrement dit, pervers en comité restreint. La seconde règle est celle d'anonymat. Tout le monde est masqué et porte un déguisement cosplay sexy. Tu peux te mettre nue si tel est ton envie mais saches que tu n'as pas le droit d'enlever le masque d'un ou d'une autre participante sauf si elle l'autorise expressément. Les notables qui viennent s'encanailler tiennent à ne pas être reconnus, évidemment. Masques et tenues de toutes sortes sont à disposition à l'entrée de l'hôtel avant de pouvoir pénétrer dans les lieux de fêtes et de débauche. Enfin, jamais d'esclandre là-bas. Tu perdrais le droit d'y revenir et la localisation de l'endroit serait effacée par magie de ta mémoire. Compris ? »

La calèche commençait déjà à ralentir. Finalement, elle s'arrêta devant l'adresse donnée. Gallia et sa compagne descendirent de celle-ci, libérant le cocher pour la soirée. Elles rentreraient par leurs propres moyens.

S'avançant vers les doubles portes de la demeure bourgeoise devant le duo, l’inquisitrice saisit le lourd marteau et cogna contre le battant de la porte quelques coups selon un code pré-établi pour les habitué(e)s, alternant silence longs et courts. Les portes s'ouvrirent et la chipie runique y entra entraînant « Cana » à sa suite. Un bref passage en vestiaire avec l'assistance de domestiques des deux sexes au besoin pour changer de tenue s'imposa.

Gallia opta une tenue de neko femelle : Un serre-tête assorti de fausses oreilles de chat noir décora son crâne. Un loup noir arrangé de sorte à ressembler à des traits félins dissimulait la partie supérieure de son visage. Son cou s'orna d'un collier de cuir noir auquel pendait une clochette en forme caricaturale de tête de chat. Des clochettes semblables pendaient à ses oreilles également. Sa taille était maintenant emprisonnée dans un corset de soie noir qui faisait pigeonner ses seins nus. Aux bouts de ses tétons, des pinces décorées de clochettes similaires à celles du collier et des boucles d'oreilles tintaient à chaque mouvement. De longues cuissardes noires couvraient ses jambes jusqu'à mi-cuisses. Par pure provocation, son entrecuisse était révélé et non couvert par un vêtement, exhibant la marque de bronzage de la chipie runique. Une longue que féline pendouillait derrière elle en se contorsionnant par intermittence, ne tenant en place que par le biais de son embout en forme de plug enfoncé dans l’orifice anal de la magicienne. Une vraie femme chatte !

Sortant de son vestiaire, elle attendait sa compagne devant le sien. Cette dernière serait bien surprise de son changement. D'inquisitrice désagréable et méprisante, la blonde passait à celle de garce délurée et y avait amené l'une des personnes sur lesquelles elle était chargée d'instruire une affaire !

La porte du vestiaire de « Cana » s'ouvrit enfin, révélant la tenue de sa compagne de vice...


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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Sam 4 Nov - 23:02

L’invitée imprévue n’avait rien perdu de sa prestance malgré ce qu’elle avait subi. Elle restait une femme autoritaire, hautaine et surtout qui n’affichait aucune faiblesse. Elle-même se rendait compte, trop tardivement, qu’elle s’était mise à l’aise bien à tort et bien trop aisément. Ne voulant aucunement que sa couverture tombe, il lui fallait se ressaisir et ne plus se laisser distraire par la plantureuse blonde. Mais n’était-il pas déjà trop tard?

«Ha ha ha! L’audition allait prendre fin, mais tu joues les prolongations à ce que je constate. Soit! Nous y allons de ce pas, mais j’y mets une petite condition. Tu gardes cette tenue pour sortir, quitte à revêtir un manteau pour le frais de l’extérieur. C’est raisonnable, non? Bien sûr, ça aurait été plus amusant si nous y allions sans nos sous-vêtements toutes les deux, mais ce serait sans doute plus gênant pour toi que moi devant un éventuel public.»

Retenant une exclamation de surprise, elle était déçue d’apprendre qu’elle venait de se tirer une balle dans le pied, ayant pensé que la curiosité déplacée de l’inquisitrice lui aurait fait poursuivre cet interrogatoire devenu jeu lascif. Elle s’était gravement trompée et lui offrait sur un plateau d’argent un moyen d’approfondir leur relation d’une manière dangereuse. Mais ce qui venait de la prendre de court ne fut pas sa demande de conserver sa tenue, après tout elle comptait sortir comme cela avant d’être interrompue par cette Gallia, mais sa dernière réplique. Que s’imaginait-elle encore, cette libidineuse à la peau hâlée? De cette remarque bien familière et taquine, la maîtresse de maison se retrouvait à nouveau à se questionner sur les manigances de la bellâtre.

Se relevant, il ne lui fallait pas beaucoup de temps pour aller se préparer. Elle n’avait pas pour habitude de se faire ordonner de la sorte, mais au moins la condition n’était pas aussi ridicule que les envies de l’autoritaire joueuse qui cachait bien une femme insouciante. Elle prit néanmoins note du petit commentaire sur la fraîcheur de la saison et frileuse qu’elle était en raison de ses origines d’une terre au climat tropical, elle s'équipa une simple cape dont l’intérieur était en laine. La matière était douce en plus de lui permettre de ne pas attraper trop froid, après tout ses jambes resteront tout de même exposées. Mettant ses cheveux avec difficulté sous le vêtement protecteur, la jolie servante se retenait de rapidement se faire un chignon, passant simplement sa toison d'améthyste autour de sa nuque, comme une écharpe, ses deux nattes dissimulées en dessous. Se préparant mentalement à la suite, elle rejoignit cette chipie qui devait l’emmener dans le lieu de ses futurs ébats.

Elle s’installait confortablement à l’intérieur de la voiture hippomobile, il fallait admettre qu’au moins c’était pratique. Ce qui n’était pas très étonnant au vu de l’attitude de cette Gallia. La métisse était toujours aussi perturbée par cette femme qui, en un seul interrogatoire, venait de remettre en question sa vision de sa romance avec sa douce moitié. Elle qui pourtant méprisait au plus haut point ce genre d’individu, la voilà qu’elle se retrouvait presque à fantasmer. Son cœur qui, jusqu’à présent, savait rester calme en face des ébats publics ainsi que ses propres histoires d’un temps passé, se sentait perdu devant le charisme de l’insupportable dame blanche. Son attitude parlait d’elle-même, il était indéniable qu’elle flirtait avec cette femme, qui représentait une menace pour son couple. Bien que l’on disait qu’il fallait garder ses ennemis plus proches de soi que ses alliés, elle doutait que cela impliquait de partager la couche avec. Il ne lui avait pas échappé que la magicienne runique était réceptive à son propre charme. Peut-être était-ce l’effet des odeurs de son foyer ou bien leur moment passé sous la douche. Son esprit se perdit rapidement à revoir la scène, focalisé sur le postérieur rougi, portant sa main comme souvenir de leur rencontre. Mais un mouvement la fait sortir de son imagination devenue débordante et déplacée alors qu’un frisson la parcourt au souffle du murmure de celle qu’elle accompagnait.

«Je te propose un lieu spécial et discret, chose pratique pour tout le monde quand il s’agit de sauver les apparences. Vu de l’extérieur, c’est un hôtel particulier bourgeois comme on en voit tant d’autres dans le coin. Le grand public ignore tout de la discrète communauté qui s’y retrouve discrètement à toutes heures du jour et de la nuit. Beaucoup ne rentrent pas par l’entrée principale, d’ailleurs, mais par des voies détournées ou par magie. Cela attire moins l’attention du voisinage. Une fois à l’intérieur, c’est un tout autre domaine entièrement dévoué à l’hédonisme et la satisfaction des désirs. Tu y trouveras toutes sortes d’hommes et femmes capables de satisfaire tes envies. Soumis (es) et masochistes n’y manquent pas. Bien sûr, si tu n’as envie que de regarder les ébats sans participer, c’est possible. Exhibitionnistes comme mateurs des deux sexes y sont les bienvenus. Cela devrait te plaire de voir tes fantasmes favoris mis en scène dans cette fête des plus privées...» Dit celle dont la voix se faisait brise chaude.

Très curieuse de ce choix, elle ne s’attendait pas à ce que sa demande se voit devenir l’exploration d’un lieu ésotérique qui dissimulait une scène des mœurs les plus obscènes. Cela l’amusait de découvrir que Magnolia comportait ce genre de secret dont elle ignorait tout, éveillant cette étincelle pourtant calmée depuis si longtemps. Se mordant la lèvre, sa main venait se glisser sous sa cuisse, y appliquant quelques caresses tandis qu’elle écoutait très attentivement la plantureuse aux prunelles qui reflétaient les profondeurs d’un océan de stupre.

«J’allais oublier de t’en parler. Comme tu dois t’en douter, il y a des choses à savoir pour être accepté dans cet endroit. La première est la règle de discrétion. Ne jamais en parler à quelqu’un dont tu n’es pas certaine qu’elle ne saura garder le secret. Ce qui se passe là-bas n’est pas tout public. C’est même assez sélectif socialement, en fait. On y est entre “gens de bien” ou, autrement dit, pervers en comité restreint. La seconde règle est celle d’anonymat. Tout le monde est masqué et porte un déguisement cosplay sexy. Tu peux te mettre nue si tel est ton envie, mais sache que tu n’as pas le droit d’enlever le masque d’un ou d’une autre participante sauf si elle l’autorise expressément. Les notables qui viennent s’encanailler tiennent à ne pas être reconnus, évidemment. Masques et tenues de toutes sortes sont à disposition à l’entrée de l’hôtel avant de pouvoir pénétrer dans les lieux de fêtes et de débauche. Enfin, jamais d’esclandre là-bas. Tu perdrais le droit d’y revenir et la localisation de l’endroit serait effacée par magie de ta mémoire. Compris?» Furent ses mots, prononcés d’un ton qui lui semblait plus approprié.

Hochant de la tête, souriant en prenant note qu’en lui dévoilant un tel lieu, elle lui faisait également comprendre qu’elle lui faisait confiance. Au moins se dit-elle, le port du masque lui serait pratique, elle ne risquait pas de devenir sujette à rumeur, ce serait bien compliqué à expliquer à sa chère et tendre moitié. Alors qu’elles arrivaient à destination, Ephaez suivait avec une grande docilité et bien que, surprise de voir leur moyen de transport s’en aller, elle se demandait combien de temps elles allaient rester sur place. Après tout elles n’étaient venues que pour le gage non? Le but était uniquement de voir les lieux, sans plus. Non?

Se retrouvant séparée de sa partenaire, il semblerait que l’heure était au déguisement. Regardant d’un air surpris les aides, elle les renvoya d’une main avant de se dévêtir, libérant sa longue chevelure qui ne demandait qu’à respirer. Marchant nue parmi les différentes tenues, une l’attira particulièrement. Ressemblant comme deux gouttes d’eau à sa tenue de maid qu’elle portait habituellement pour Cana, il lui semblait naturel de le porter. C’était après tout ce qu’il y avait de plus familier pour elle. Prenant tout d’abord le masque, il couvrait le haut de son visage, intégrant deux oreilles de lapine, en nylon. Joignant ceci, elle enfila deux manchettes en nylon avec de fines décorations sur les bouts. À cela s’ajouta un justaucorps, de la même matière que le reste de sa tenue, s’arrêtant juste sous la poitrine, et dont la partie arrière comportait une petite queue lagomorphe. Ses tétons étaient cachés sous deux cœurs en nylon. Enfin, elle prit deux talons noirs ainsi que deux petites boucles d’oreilles violettes et un collier, toujours de nylon, pour plus mettre en avant son buste. La tenue était extravagante, provocante, parfaite pour la femme qui la portait. Retirant l’anneau qui attachait la fin de sa coiffure, ses gestes, sa manière de se tenir changeaient alors qu’elle était cachée dans ce rôle de femme servante.

Quittant la salle des costumes, elle se dévoila sous les yeux de son improbable compagne du jour. Tout d’abord surprise puis amusée, elle se dit que chacune était partie pour son animal totem, avant de baisser le regard pour mieux admirer les détails de sa tenue, passant du collier qui éveillait en elle un certain appétit jusqu’à la gorge surdéveloppée et exhiber, plus provocante que la sienne, finissant par arriver à la hauteur de son entrecuisse qui, ô bonté divine, n’était pas cachée. Rougissant, se mordant la lèvre, elle put admirer la pilosité soignée, la marque de bronzage. Dissimulant péniblement l’effet que la vue lui faisait, elle déglutissait dans un bruit bien trop éloquent à son goût.

«O-Ooh... Je vois que tu as choisi de me montrer... Dévoiler... De sortir la fauve en toi... Je me demande si c’est réellement crédible, au vu de la marque que tu dois probablement exhiber, — hu!» s’exclama-t-elle, cherchant à reprendre contenance.

Lui faisant un signe de la main, il était temps de découvrir ce lieu de débauche qu’on lui avait promis. Celui dans lequel sa collègue de jeu comptait bien savourer les plus grands vices. Ouvrant les rideaux après avoir traversé un court couloir, Ephaez dévoila sous leurs yeux les merveilles de ce monde caché pour les plus prudes.

Une lumière tamisée, un fond musical formé par les voix des acteurs premiers de la fête saturnales, elle avait déjà connu de nombreuses orgies et soirées du genre, lorsqu’elle vivait encore dans sa terre natale. Elle avait pour habitude de penser que les habitants de Fiore étaient bien timides encore malgré la montée en puissance de la perversion magique, mais ce qui se tramait ici était du niveau des célébrations de chez elle. Un sentiment étrange s’éveillait en elle, juste avant de venir elle en discutait avec Gallia et à présent, cette impression familière la prenait. De la nostalgie. Évidemment, ses propres débauches n’avaient pas été pour son propre plaisir, mais elle en avait passé du bon temps, avec ses amis, ses proches qui à présent n’étaient plus.

Sentant une humidité près de son œil, elle la chassa rapidement, ne voulant pas que l’inquisitrice la voie ainsi émue. À leur droite s’offrait un coin où on se partageait les partenaires à même le sol, dans un méli-mélo d’orgie où on ne savait plus à qui on donnait et de qui on recevait. À leur gauche, il y avait des canapés, des sièges où uniquement les pratiques orales étaient données. Baisers, coups de langue, succions et un peu d’inventivité pour préparer les gens. Un bar était disponible, juste devant elles où on buvait à même le corps de serveuse ou peut-être s’agissait-il des clients eux-mêmes. Le sol quant à lui était fait de verre, dévoilant l’étage inférieur où les gens pouvaient admirer le coït d’au-dessus, où chacun pouvait également copuler dans une anarchie organisée uniquement autour du plaisir. Il était difficile de savoir où regarder alors que tous les sens étaient assaillis d’érotisme. Une chose était bien certaine, elle allait en voir bien plus auquel'elle ne s’était attendue avec son interrogatrice perverse.

Se retrouvant un peu bêtement au centre et à la sortie de l’entrée, la métisse jetait un regard vers sa collègue de découverte, à présent qu’elles étaient là, il lui était difficile de simplement partir surtout après avoir pris le temps de se changer. Mais elle ne comptait pas du tout s’essayer à ce genre de chose, peut-être, tout au plus, regarder les exploits des autres, mais que ferait l’indomptable blonde?

Leur inactivité du attirer les regards, car deux femmes les approchaient. La première, une petite aux cheveux d’émeraude leur souriait sous son masque d’ébène en forme de castor, alors qu’elle avait la main posée sur son chibre. Elle portait une tenue qui soutenait ses faibles monts de chair, mais dont le corps était parsemé de tatouage. Remarquant un détail étonnant, elle possédait un piercing sur l’embout de son vît. Quant à la seconde, bien plus grande à la carrure svelte nous reluquait sans se cacher. Vêtue de cuir, elle prit délicatement la tête de son amie avant de lui indiquer d’un signe équivoque qu’elle désirait son attention, chose qu’elle offrir en ouvrant grand sa bouche pour engloutir avec un appétit évident le mets.

«Bonsoir, mesdames, est-ce votre première fois? Je peux vous faire visiter si vous vous sentez perdues. Je me fais un devoir d’initier les femmes aux corps aussi ravissants que les vôtres.» Dit-elle d’une vois étrangement suave sous les sons obscènes produits par la fellation bruyante, montrant le plaisir que prenait celle qui l’appliquait.

Ne sachant où se tenir, la lapine se retrouvait à devoir dire non à une invitation explicite, alors qu’elle espérait échapper à ce genre de chose. Elle hésitait à les rembarrer directement, après tout sa langue était bien pendue, mais elle devait obéir à certaines règles et donc faire preuve de diplomatie. Reculant d’un pas discret, elle se tourne vers l’inquisitrice, afin de la laisser décider. Après tout, elle pouvait les rejoindre si cela lui plaisir, le but de cette venue était justement de voir le lieu de son prochain coït. Rien n’empêcherait qu’il se produise aussitôt.




Dernière édition par Ephaez Alberona-Nova le Lun 29 Jan - 14:13, édité 1 fois
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Gallia Nova
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MessageSujet: Re: Une visite de courtoisie toute professionnelle (PV Ephaez)   Sam 2 Déc - 19:40

Gallia eut du mal à cacher sa surprise devant la tenante aussi sexy que seyante de « Cana ». Ses yeux luisant trahissait ses pensées. Très révélatrice – moins que la sienne toutefois -, son double thème, à la fois soubrette et lapine, lui donnait un parfum sulfureux qui n'était pas pour déplaire à l'inquisitrice délurée. Celle-ci devait bien reconnaître qu'il allait à ravir à la femme aux cheveux violets. Et que cela l'émoustillait quelque peu aussi…

« Charmant ! Il ne pouvait être mieux porté… » Déclara-t-elle en examinant ostensiblement la tenue sur sa compagne ainsi mise en valeur.

Il ne lui échappa pas que la femme aux oreilles de lapin faisait de même de son côté, la détaillant sans complexe et avec un certain intérêt tout en se mordant la lèvre inférieure. Sa remarque légèrement caustique le prouva bien.

« Ha ha ha ha ! Encore une pincée de jalousie à ajouter, Cana ? » Riposta la femme chatte avec un sourire moqueur.

Les provocations s'arrêtèrent là malgré la tension sexuelle régnante. L'invitée était trop impatiente de découvrir les mystères de cette maison hédoniste pour perdre son temps à échanger vainement des piques avec sa compagne. D'un signe de la main, la beauté exotique manifesta son envie de découverte. Avec un sourire en coin, la chipie runique, pas peu fière de son petit effet, la laissa marcher en tête, profitant de la situation pour savourer la vision de ses formes en mouvement alors que la jeune femme ouvrait des rideaux, la luminosité tamisée découpant parfaitement sa silhouette.

* Elle a un beau petit cul... * Songea la magicienne, ses yeux sur la chute de reins émergeant du rideau violet des cheveux de l'autre femme, les mouvements du pompon blanc servant de queue de lapin semblant lui adresser des signaux suggestifs à chaque pas.

Les deux femmes pénétrèrent dans la grande salle où se déroulait la bacchanale. Conversations, soupirs et gémissements d'aise donnaient le ton de la fête. Boissons et victuailles, posées discrètement çà et là entre les espaces où s'ébattaient et débattaient en jeux de séduction couples, trios, quatuors, quintettes et autres groupes, étaient à disposition des sybarites. L'ambiance était déjà chaude. Toutefois, l'arrivée de nouvelles venues, respectivement féline et lapine, ne passa guère inaperçue alors que les belles aux peaux mates passaient en contemplant admirativement les corps nus entrelacés autour d'elles. La fraîcheur, la nouveauté attirait grandement les habitués des deux sexes. Et pour ces derniers, les formes exhibées identifiaient parmi les convives masquées entre eux avec autant de certitude dans cet univers sans pudeur ni complexe que des visages à découvert. Les dernières arrivantes étaient à l'évidence pour tout le monde ici pour la première fois.  Beaucoup n'y prêtèrent qu'un intérêt relatif, eux-mêmes suffisamment occupés par leurs coïts et jeux érotiques. D'autres se firent plus audacieux que ce soient par leurs prouesses en cours lorsqu'un étalon fougueux accéléra subitement la cadence de ses coups de boutoirs avec sa partenaire hurlant sa jouissance toute proche ou plus souvent par des sourires engageant invitant tacitement les novices au cercle décadent à rejoindre l'orgie en cours. On était entre gens de qualité. Il était malséant d'essayer de forcer qui que ce soit à participer contre son gré… Du reste, entre adultes consentants et décomplexés, tout était permis au vu et au su de tous. Encore que de discrètes alcôves et chambres privatives permettaient un peu d'intimité à ceux et celles le désirant.

Gallia se délectait du spectacle des hédonistes copulant sans s'en dissimuler devant la métisse. Après tout, cette dernière n'avait-elle laissé entendre que l'inquisitrice était une perverse ? Il y avait bien un fond de vérité à cela. Profitant de la situation, la blonde lui avait passé un bras autour du sien pour ne pas être séparée d'elle dans un moment d'inattention. Sa compagne n'avait pas protesté, sa présence devant lui être rassurante ici malgré son passé… sulfureux ! La peste du Conseil Magique eut bien été tentée de passer le bras autour de sa taille et même de jouer avec le pompon en forme de queue ou encore de lui peloter franchement les fesses. Mais, elle craignait une réaction négative de son invitée. Même visiblement émoustillée et dans ce contexte orgiaque, la femme aux cheveux améthystes était capable de la repousser, ne fusse que par fidélité pour son amante inconnue. Il fallait procéder sans la brusquer pour ne pas créer d'incident.

« J'espère que tu apprécies ce que tu vois, ma chère. Il y en a pour tous les goûts. Tu devrais trouver ton bonheur si tu es voyeuse. C'est si excitant ! » Commenta la femme chatte, son regard désignant un groupe mélangeant hommes, femmes et futanari dont les corps se frottaient, s’embrassaient et s'imbriquaient entre eux sans distinction de sexualité.

Se tournant partiellement vers celle-ci, la blonde ne se priva pas de passer à nouveau un regard sur les formes mises en valeur par le costume de sa compagne. La soubrette lapine lui plaisait bien. La moiteur entre ses cuisses commençant à en imprégner l'intérieur le prouvait. Tant mieux si cette dernière venait à le réaliser. La chipie runique ne doutait pas que la coquine était tout aussi trempée. Elle gloussa pour elle-même en s'imaginant exiger de l'autre de lui produire son sous-vêtement souillé de ses jus intimes séance tenante.

Ce moment d'amusement fût interrompu par à leur rencontre d'un couple qui osa les aborder explicitement là où d'autres s'étaient contentés de regards et sourires entendus pour les inviter. Les enchères pour ce duo de deux femelles toutes fraîches venaient de monter… Le sourire de Gallia s'élargit en constatant qu'il s'agissait d'un couple de futanari : une petite femme tatouée aux cheveux verts avec un masque de castor et un piercing sur sa verge accompagnée d'une grande bringue de cuir vêtue vicieuse à souhait. La fellation qu'elle fit effectuer par sa compagne juste devant les deux novices au cercle illustrait bien ce fait.

« Bonsoir, mesdames, est-ce votre première fois? Je peux vous faire visiter si vous vous sentez perdues. Je me fais un devoir d’initier les femmes aux corps aussi ravissants que les vôtres. » Déclara la dominante sur un ton affable, presque extatique, alors que sa partenaire ne modérait pas son zèle à en croire les bruits de succions qu'elle faisait.

Perturbée par cette offre et ce qu'elle sous-entendait, « Cana » se tourna vers l'inquisitrice, son silence valant blanc-seing pour lui laisser gérer la situation. La femme chatte fit claquer sa langue avant de prendre la parole, la passant ostensiblement sur ses lèvres en contemplant l'art de sucer de la femme aux cheveux verts. Une virtuose du pipeau...

« Hé bien... ! » Parut hésiter la chatte dévergondée tout en se rapprochant de sa compagne. « Votre invitation nous honore grandement. D'autant plus que je raffole moi-même des futanari ! » Avoua la peste du Conseil Magique en passant un bras protecteur autour de la taille de la beauté exotique en l'abordant par le côté gauche. L'occasion était trop belle… « Cependant, mon amie vient juste pour découvrir et voir ce que ce lieu à offrir. Elle ne participera sans doute pas à quoi que ce soit, hélas ! »

Se faisant, Gallia passa son bras gauche derrière elle pour se saisir du poignet de la métisse et l'amena en douceur à plaquer sa main sur sa croupe, sa queue de chatte tressaillant occasionnellement passant juste au creux entre son index et son annulaire. « Cana » pouvait très certainement ressentir les vibrations des perles en lacrima du plug anal de l'inquisitrice débauchée. Exactement ce que cette dernière, se faisant allumeuse, voulait. Exhiber son côté vicieux pour une personne à l'insu des autres l'amusait beaucoup.

« Et comme j'assure la visite avec elle, je ne puis pleinement profiter de votre délicieuse offre… » Dit la magicienne, une pointe de regret surjoué dans la voix – pour le côté dramatique de la chose -, avant d'ajouter... « Toutefois, je compte bien revenir sous peu profiter de vos corps alléchants sous peu, mes jolies ! Et, en attendant, je me dois de vous démontrer un ersatz de mon doigté pour entretenir la flamme de votre désir pendant que vous devrez patienter... »

Un sourire entendu se dessina sur les lèvres de la chipie runique.

« Redressez-vous et venez ici et ici en vous tenant droites toutes les deux ! » Ordonna la blonde d'une voix soudainement péremptoire.

La chose sembla surprendre ses interlocutrices qui ne devait pas s'y attendre. Avec réticences, la suceuse interrompit sa fellation, au grand dam de sa partenaire et les deux hermaphrodites virent se placer cote à cote juste devant Gallia. D'un geste de ses doigts, elle les invita à se tourner de sorte à ce que la pointe de leurs pénis se touchent presque. Satisfaite, la garce manifesta son contentement.

« Très bien ! De bonnes petites salopes obéissantes comme j'aime ! Cela mérite récompense… Seule moi touche. Compris ? »

La jeune femme humecta en quelques coups de langue la paume de sa main libre. L'autre, posée sur la hanche de « Cana » se fit caressante du bout des doigts sur cette zone, histoire de faire ressentir à cette dernière qu'elle n'était pas oubliée non plus.

« Voyons combien de temps vos belles queues vont tenir avec ce petit jeu ! » Déclara-t-elle, goguenarde.

L'inquisitrice posa alors la paume sur le gland percé de la femme aux cheveux verts, se mettant à effleurer le bout délicatement, ses doigts attouchant pareillement la pointe de la verge de l'autre de cuir vêtue, modulant la caresse en changeant sans prévenir de vitesse de frottement. Parfois, ses doigts ou sa paume se resserrait subtilement pour donner plus de sensations. Le jeu visait à émoustiller et frustrer alternativement ses partenaires. Gallia gagnait ainsi du temps tout en tripotant son invitée l'air de rien. À cet égard, ses doigts dessinaient maintenant le bord inférieur de vêtement de la curieuse lapine, suivant sur la courbe de son fessier, tiraillant même au passage sa queue de lapin. L'idée de la faire mettre à genoux devant leurs charmantes hôtesses pour lui faire goûter les pénis dressés lui vint à l'esprit. Mais, il lui fallut la repousser. Trop tôt pour faire accepter un acte aussi salace à cette femme qu'elle ne connaissait même pas encore ce mâtin… Mais, le moment venu, elle saurait domestiquer celle-ci comme il se doit !

La respiration haletante des deux hermaphrodites s'accéléra alors que l'excitation était à son comble. Il était temps de passer à la vitesse supérieure. Sa main délaissant sans prévenir la taille de sa compagne, Gallia empoigna fermement dans chaque main le membre viril de ses hôtesses hédonistes et se mit à les masturber frénétiquement. La jouissance allait vite parvenir.

« Vous jouirez avec vos bites quand il me plaira de vous y autoriser, mesdemoiselles ! En attendant, vous pouvez toucher et sucer à votre guise les poitrines à votre portée. Sauf celle de notre soubrette lapine, bien entendu. »

Il n'en fallut pas plus pour que les deux hermaphrodites soupèsent aussitôt sa poitrine gonflée en faisant tinter les grelots de ses pinces à tétons. Les dits mamelons, rapidement libérés de leurs poids, bien rougies par l'étreinte et pointant de désir, furent ensuite avantageusement pris en bouche par les gourmandes, les tétant et les mordillant. Ces attentions arrachèrent des soupirs d'aise à la peste du Conseil Magique. Satisfaite, la magicienne fit montre de gratitude…

« HHHAAAWWNNN ! Vous pouvez jouir... »

Sitôt les mots magiques sortis de sa bouche, les verges pleines explosèrent entre ses mains, déchargeant le trop plein de semence de ses damoiselles sur fond de râle de plaisir. A n'en pas douter, Gallia reverrait ces deux-là !

Jetant un œil à sa compagne en soubrette, elle lui demanda :

« Satisfaite, ma belle ? Tu as eu ce que tu voulais. Maintenant, tu veux rentrer ou tu as envie d'aller plus loin en trompant ton épouse ? Je suis ouverte à toute option... »

Le sourire provocateur de l'inquisitrice voilait à peine la véracité de son propos. Fair-play, elle avait laissé l’initiative de passer le cap à « Cana ». Non que la blonde espérait une réponse positive mais voir l'embarras de l'autre femme était source d'une malsaine réjouissance chez elle...



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_________________
"By mandate of the Magic Council, you are under arrest, bitchies!"

Ephy ♥️ Gally ♥️ Cana

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